Crise libano-saoudienne de 2017

La crise diplomatique libano-saoudienne de 2017 a commencé le , au moment de l'annonce par le Premier ministre libanais Saad Hariri de sa démission, alors qu'il se trouvait en voyage en Arabie saoudite. Le , l'Arabie saoudite a affirmé que le Liban lui avait déclaré la guerre, alors que les dirigeants du Liban - exception faite du Hezbollah - déclaraient l'inverse. Le , tous les pays du Conseil de coopération du Golfe, à l'exception du Qatar et du sultanat d'Oman, demandèrent à leurs ressortissants d'évacuer le Liban.

Crise libano-saoudienne de 2017
Informations générales
Date Du 7 novembre au 5 décembre 2017
Lieu Liban
Arabie saoudite
Issue
  • Le gouvernement Hariri déclare adhérer au principe de non-intervention dans les conflits régionaux
  • Le Premier ministre Saad Hariri conserve sa fonction
  • Volatilité sur les marchés financiers libanais et chute de la valeur des obligations libanaises jusqu'à la fin décembre 2017
Belligérants
Drapeau du Liban Liban


Avec le soutien de:

Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite


Avec le soutien de:

Guerre froide au Moyen-Orient

Le président du Liban, ainsi que divers officiels libanais, ont considéré qu'Hariri avait démissionné sous la contrainte des autorités saoudiennes et qu'il était détenu en otage. Le , Hariri annonce sa démission à Beyrouth, avant d'annuler cette déclaration le .

Contexte

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Influences et ingérences étrangères au Liban depuis 1975

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En 1989, afin de mettre un terme à la guerre civile qui ravage le Liban depuis 1975, l'Arabie saoudite, le Maroc, l'Algérie et les Etats-Unis proposent un traité inter-libanais mettant fin aux hostilités, qui prend le nom d'accord de Taëf. En 1991, la Syrie et le Liban concluent un Traité de fraternité, de coopération et de coordination.

À partir de 2011 et jusqu'en 2017, le conflit syrien se propage au Liban (conflit au Liban).

En 2017, un contexte politique libanais défavorable aux intérêts saoudiens

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En , le Liban se trouve à 7 mois de ses prochaines élections législatives. Selon les termes du politologue Ali Mourad, « avant , on entendait parler de la fin du haririsme. Saad Hariri était vu comme un mou, ses rivaux se préparaient à prendre sa suite. »[1] Les partis d'obédience chiite gagnent en crédit auprès de l'opinion libanaise, du fait de la victoire imminente de l'Iran et de Bachar el-Assad dans la guerre civile syrienne.

Démission de Saad Hariri

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Saad Hariri

Le , dans un communiqué télévisé filmé en Arabie saoudite, Saad Hariri annonce sa démission, invoquant l'influence politique croissante de l'Iran et du Hezbollah au Moyen-Orient et ses craintes d'être assassiné[2],[3]. Le , revenu à Beyrouth, il suspend sa démission à la demande du Président Aoun. Le , il l'annule définitivement.

Voir aussi

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Notes et références

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  1. Benjamin Barthe, « Liban : le premier ministre Saad Hariri, revenant et favori des législatives », sur Le Monde, (consulté le ).
  2. Chandrika Narayan, CNN, « Lebanese Prime Minister Saad Hariri resigns », CNN, (lire en ligne, consulté le ).
  3. « Lebanon's prime minister just resigned 'over plot to target his life' », The Independent, (lire en ligne, consulté le ).