Croix-Rouge gabonaise
La Croix-Rouge gabonaise est la société nationale de la Croix-Rouge au Gabon. Fondée le , elle est reconnue par le gouvernement gabonais comme auxiliaire des pouvoirs publics dans le domaine humanitaire.
| Fondation |
|---|
| Zone d'activité | |
|---|---|
| Type |
Société nationale de la Croix-Rouge |
| Forme juridique |
Organisation humanitaire |
| Domaine d'activité | |
| Objectif |
Assistance humanitaire, secours d'urgence, santé communautaire, premiers secours, réduction des risques de catastrophes |
| Siège |
Libreville, |
| Pays | |
| Coordonnées | |
| Langue |
Français |
| Volontaires |
2 758 (2024) |
|---|---|
| Président |
Véronique Tsakoura |
| Secrétaire général |
Joseph Arnaud Bivouli (intérim) |
| Organisation mère | |
| Affiliation | |
| Site web |
Elle a été reconnue par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) le 19 août 1999, puis admise au sein de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR). Son siège est situé à Libreville.
La Croix-Rouge gabonaise intervient notamment dans les domaines de la préparation et de la réponse aux catastrophes, de la santé communautaire, des premiers secours, du soutien psychosocial, de la réduction des risques de catastrophes et de la promotion du droit international humanitaire.
Histoire
modifierLa Croix-Rouge gabonaise est créée en 1996[1]. Après une phase de structuration, elle obtient sa reconnaissance officielle du Comité international de la Croix-Rouge le , devenant la 176e société nationale reconnue au sein du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge[2].
Au début des années 2010, l'organisation connaît une période de difficultés institutionnelles. Une restructuration est ensuite engagée afin de renforcer sa gouvernance, son cadre juridique et son organisation, avec l'appui du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge[3].
En 2024, la société nationale indique être présente dans les neuf provinces du Gabon grâce à 15 comités locaux, 54 antennes de quartier et près de 2 758 volontaires, dont environ 80 % de jeunes[1].
Missions
modifierConformément aux Principes fondamentaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, la Croix-Rouge gabonaise a pour mission de prévenir et alléger les souffrances humaines, assister les populations victimes de catastrophes naturelles ou d'origine humaine[4], promouvoir la santé communautaire et les premiers secours, développer la préparation et la réduction des risques de catastrophes, diffuser le droit international humanitaire et les principes fondamentaux du Mouvement et favoriser l'engagement volontaire des jeunes[5],[6],[7].
Activités
modifierLes activités de la Croix-Rouge gabonaise comprennent les interventions d'urgence lors des catastrophes naturelles, les distributions de secours et les transferts monétaires aux ménages vulnérables, les actions de santé communautaire, les campagnes de prévention contre les maladies épidémiques[4],[8], notamment le Mpox, le soutien psychosocial aux victimes de catastrophes, la recherche et le rétablissement des liens familiaux et les formations aux premiers secours[9],[10],[11].
En 2018, avec l'appui de l'UNFPA, elle participe à l'élaboration d'un guide communautaire de prise en charge des violences basées sur le genre, des grossesses précoces et des infections sexuellement transmissibles[8].
Interventions marquantes
modifierNaufrage de l'Esther Miracle (2023)
modifierÀ la suite du naufrage du ferry Esther Miracle survenu le , la Croix-Rouge gabonaise mobilise ses équipes à Libreville. Elle assure les premiers secours, le soutien psychosocial des survivants et des familles, met en place un dispositif de rétablissement des liens familiaux et distribue plus de 7 000 repas durant les premiers jours de la crise[9].
Inondations et vents violents
modifierEn 2025, l'organisation intervient auprès des populations touchées par les inondations à Libreville[11] en distribuant des articles ménagers essentiels et en mettant en œuvre un programme d'assistance financière[4].
À la suite des vents violents ayant frappé Libreville, la Croix-Rouge gabonaise réalise des évaluations des besoins, fournit un soutien psychosocial, distribue des kits d'urgence et mène des activités de sensibilisation à l'hygiène et à la prévention des maladies[10].
Prévention du Mpox
modifierOrganisation
modifierLe siège national est situé à Libreville[4].
En 2024, la présidente nationale est Véronique Tsakoura[4],[7].
Notes et références
modifier- 1 2 « Vingtième anniversaire de la Croix-Rouge gabonaise : Qui n’a jamais croisé ces hommes et ces femmes qui portent fièrement cet emblème… symbole de solidarité et d’espérance ? », sur www union.sonapresse.com, (consulté le )
- ↑ « Reconnaissance de la Croix-Rouge du Gabon » [PDF], sur International-review.icrc.org, (consulté le )
- ↑ « Communiqué final du Conseil des ministres du 10 mars 2011 | Bongo Doit Partir - Modwoam », (consulté le )
- 1 2 3 4 5 Modérateur 2, « Inondations à Libreville : La Croix-Rouge Gabonaise au chevet des sinistrés - », (consulté le )
- ↑ « Archives des Croix-Rouge gabonaise - » (consulté le )
- ↑ administrator, « Action Humanitaire : La Croix-Rouge Gabonaise présente son nouveau bureau et renforce sa synergie avec l’État - Gouvernement.ga », (consulté le )
- 1 2 « Croix-Rouge et Croissant-Rouge : l'humanité au cœur d'une journée mondiale », sur union.sonapresse.com (consulté le )
- 1 2 « Mise en place d’un guide de prise en charge communautaire intégré des violences basées sur le genre, les grossesses précoces et les IST/VIH/SIDA | Les Nations Unies au Gabon », sur gabon.un.org (consulté le )
- 1 2 « Catastrophe du ferry au Gabon : La Croix-Rouge Gabonaise soutient le relèvement de la santé mentale des survivants | IFRC », sur www.ifrc.org, (consulté le )
- 1 2 3 « En première ligne face aux inondations et aux maladies infectieuses, les volontaires sensibilisent le public, protègent les personnes vulnérables et sauvent des vies. | IFRC », sur www.ifrc.org, (consulté le )
- 1 2 À la rencontre de Carine et une volontaire qui soutient les familles touchées par les vents violents au Gabon Des volontaires comme Carine ont un impact durable parce qu’ils sont #LocalPartout, « « Nous avons toujours peur qu’une autre tempête soit en route. » | IFRC », sur www.ifrc.org, (consulté le )