Culture Seine-Oise-Marne

La culture Seine-Oise-Marne, dite aussi SOM, est une culture archéologique du Néolithique récent qui s'est développée d'environ 3400 à [1], dans le Bassin parisien et jusqu'en Belgique. Il a été proposé de remplacer le terme Seine-Oise-Marne par Néolithique récent du Bassin parisien, terme plus neutre et plus en adéquation non seulement avec les données, mais aussi avec la périodisation des régions voisines[2].

Culture Seine-Oise-Marne
Description de cette image, également commentée ci-après
La Pierre Turquaise (culture Seine-Oise-Marne)
Définition
Autres noms S.O.M. (ou SOM)
Auteur Pere Bosch Gimpera (1926)
Caractéristiques
Répartition géographique Bassin parisien et Belgique
Période Néolithique récent
Chronologie env. 3400 à

Objets typiques

poterie type « pot-de-fleur »

Historique

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Le nom a été créé en 1926 par Pere Bosch Gimpera et Josep Calassanç Serra i Ràfols (es)[3],[4]. Dans les années 1960, Gérard Bailloud, collaborateur d'André Leroi-Gourhan aux grottes d'Arcy-sur-Cure, a opéré un long travail d'analyse des associations d'objets et de leurs caractéristiques et a donné corps au concept de Seine-Oise-Marne[3].

Extension géographique

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La culture Seine-Oise-Marne a été nommée ainsi en raison des multiples découvertes archéologiques effectuées dans le Bassin parisien (bassins versants de la Seine, de l'Oise et de la Marne). Mais cette culture s'est diffusée bien au-delà, dans tout le nord-ouest de la France et en Belgique jusqu'aux Pays-Bas (allée couverte de Stein).

Cette culture est l'« une des plus anciennement identifiées et des mieux documentées du Néolithique français »[5]. En, effet, les éléments qui apparaissent dans le Nord de la France au milieu du IVe millénaire av. J.-C. ne se présentent nulle part ailleurs en association, et semblent témoigner d'une genèse sur place[6].

Chronologie

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La chronologie associée à la culture Seine-Oise-Marne est très variable selon les auteurs, dont certains la voient persister localement jusqu'au Bronze moyen, notamment en Belgique[7].

Dans sa chronologie restrictive, qui est celle adoptée dans le présent article, la culture Seine-Oise-Marne précède la culture de la céramique cordée qui s'est étendue à partir d'environ de la Biélorussie à l'Est de la France.

Céramique

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La culture Seine-Oise-Marne se caractérise par l'utilisation d'une poterie épaisse, de style assez grossier, dont la forme typique est appelée « pot-de-fleur » en raison de sa ressemblance avec cet objet contemporain. Cette céramique est peu décorée, les motifs se limitant à des incisions ou à des motifs cordés par impression.

Sépultures

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Cette culture pratique l'inhumation en sépultures collectives dans des allées couvertes ou des hypogées. Dans ces sépultures, la Déesse Mère, nourricière des vivants et protectrice des morts, est fréquemment représentée sous la forme du motif d'un collier surmontant une paire de seins[8]. Les motifs sont généralement gravés près de l'entrée, dans le vestibule ou dans l'anté-grotte[9].

Bien que de très nombreux sites attribués à cette culture aient été identifiés, peu de sites d'habitat ont été trouvés et fouillés méthodiquement[10].

Notes et références

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  1. ↑ A. Augereau, P. Brunet, et al., Le Néolithique récent dans le Centre-Nord de la France (3400/3300-2800/2700) av. J.-C.) - l’avenir du Seine-Oise-Marne en question, 2007, p.165-184, p.166
  2. ↑ Richard Cottiaux, Laure Salanova, Le Néolithique récent entre Seine, Oise et Marne, 2014, suppl. RAE, 34, RAIF, 1, p.7-9
  3. 1 2 Laure Salanova, Claude Mordant et José Gomez De Soto, « Gérard Bailloud et l'âge du Bronze en France », Bulletin de la Société Préhistorique Française, t. 108, no 3,‎ , p. 521-528 (lire en ligne), p.521
  4. ↑ Pere Bosch-Gimpera et J. de C. Serra-Rafols, « Étude sur le Néolithique et l'Énéolithique en France », Revue anthropologique,‎ 1926 ou 1927, p. 318-345 ou n° 17 p.26-50
  5. ↑ Henry de Lumley et Jean Guilaine, La Préhistoire française : publié à l'occasion du IXe Congrès de l'U.I.S.P.P., Nice, 1976, vol. 1, Paris, Éditions du Centre national de la recherche scientifique, , 912 p. (ISBN 2-222-01969-9 et 9782222019695), p. 418
  6. ↑ Gérard Bailloud, Stuart Piggott, Glyn Edmund Daniel et Charles Brian Montagu McBurney, La France de la préhistoire... : Nouveaux Aspects de l’archéologie, Tallandier, , p. 123-133
  7. ↑ Persistance de la civilisation de Seine-Oise-Marne à l'âge du Bronze dans certaines régions de Belgique, extrait de l'article :
    « Alors qu'il est généralement admis que la fin de la civilisation de Seine-Oise-Marne se place vers 1800/1700 avant notre ère, les AA. estiment que cette culture s'est maintenue, du moins dans certaines régions de la Belgique, pendant tout le Bronze ancien et moyen jusque vers 1100/1000. Les données qui étayent cette nouvelle datation sont fournies par les sites de Lesdain, de Jollain-Merlin et de Blaton. Des datations au radiocarbone et par thermoluminescence de l'habitat S.O.M. de Lesdain indiquent que ce site fut occupé entre 1400 et 1300 av. J.-C. »

    — Cahen et de Laët

  8. ↑ « Religion des peuples à gobelets en entonnoir, de Michelsberg, Horgen et Seine-Oise-Marne », sur Atil (consulté le )
  9. ↑ Jean-Pierre Nicolardot, « Les gravures rupestres de Créancey (Côte-d'Or) », Bulletin de la Société préhistorique française (p. 246-250), vol. 67, no 8,‎ , p. 247 (lire en ligne)
  10. ↑ Anne-Marie Ancien et Annick Le Bolloch, « La sépulture collective Seine-Oise-Marne de Verneuil-sous-Coucy (Aisne) », Revue archéologique de Picardie, vol. 3, no 1,‎ , p. 17-28 (lire en ligne)

Voir aussi

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Articles connexes

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