Curatelle en Suisse
La curatelle, du latin curator (soigner) (en allemand Beistandschaft), est une mesure de protection établie par la justice, volontaire ou imposée, en faveur d'une personne majeure ou mineure qui a besoin d'aide. Limitant l'exercice des droits civils[1], elle peut servir à l'aider dans la gestion de ses affaires personnelles, voire à la représenter selon les cas et le type de curatelle[2].
Elle succède à la tutelle lors de la révision du droit de la tutelle en 2013[3].
Historique
modifierTypes de curatelle
modifierEn droit suisse, il existe plusieurs types de curatelles. Le Code civil prévoit ces mesures de protection aux articles suivants[4]:
La curatelle d’accompagnement (art. 393 CC)
modifierLa curatelle de représentation (art. 394 CC)
modifierCette forme de curatelle « vise notamment les cas d'empêchement d'une personne majeure ou de conflits d'intérêts entre le représentant légal et le représenté »[1].
La curatelle de gestion du patrimoine (art. 395 CC)
modifierCette forme de curatelle « vise le cas d'une personne dont les biens ne sont pas ou ne sont qu'insuffisamment gérés »[1].
La curatelle de coopération (art. 396 CC)
modifierLa curatelle de portée générale (art. 398 CC)
modifierDisparités entre cantons
modifierNotes et références
modifier- 1 2 3 Nicolas Queloz et Ariane Senn-Gromelle, « Curatelle », dans Jean-Pierre Fragnière et Roger Girod (éd.), Dictionnaire suisse de politique sociale, Lausanne, Éditions Réalités sociales, , 253 p. (ISBN 2-88146-094-7[à vérifier : ISBN invalide]), p. 65
- ↑ « Mesures de protection de l'adulte (ex-fiche Tutelle et curatelle) | GSR », sur www.guidesocial.ch (consulté le )
- ↑ Office fédéral de la justice, « La révision du droit de la tutelle », sur bj.admin.ch (consulté le )
- ↑ Question de droit, « Les mesures de curatelle en Suisse », sur Question de Droit, (consulté le )
Voir aussi
modifierBase légale
modifier- Code civil suisse (CC) du (état le ), RS 210, art. 390 à 425.