Parisome brune
Curruca lugens
| Règne | Animalia |
|---|---|
| Embranchement | Chordata |
| Sous-embr. | Vertebrata |
| Classe | Aves |
| Ordre | Passeriformes |
| Famille | Sylviidae |
| Genre | Curruca |
La Parisome brune (Curruca lugens) est une espèce de passereaux de la famille des Sylviidae vivant dans l'est de l'Afrique.
Étymologie
modifierLe nom scientifique de la parisome brune vient du latin curruca, qui désignait un petit oiseau non identifié dans les écrits de Juvénal, et lugens signifiant « en deuil »[1]. Le nom de parisome est dérivé du latin parisoma (signifiant « à corps de mésange »), correspondant à une classification aujourd'hui désuète[2]. Le nom de « fauvette brune » a été proposé pour rendre compte de cette nouvelle ascendance[3].
Description
modifierLa parisome brune mesure autour de 13,5 cm, pour un poids compris entre 12 et 18 g. Elle possède des dessus bruns, avec une couronne et des lores particulièrement sombres. Sa queue est noirâtre avec la rectrice extérieure blanche. Ses dessous sont plus clairs, avec un arrière proche du blanc grisâtre. Sa gorge et ses flancs possèdent des teintes marron. Son iris est rougeâtre, son bec noir et ses pattes grises[4].
La femelle est identique au mâle, et les juvéniles très similaires si ce n'est pour des couleurs un peu plus marquées et un iris brun[4].
Répartition et habitat
modifierRépartition
modifierLa parisome brune occupe les montagnes d'Afrique de l'Est, dans différentes zones séparées de l'Éthiopie, du Kenya, de la Tanzanie du Malawi et de la République démocratique du Congo, ainsi que certains pays frontaliers[4].
Habitat
modifierÉcologie et comportement
modifierAlimentation
modifierReproduction
modifierLa parisome brune se reproduit entre avril et décembre, pondant plusieurs couvées par an. Le nid est construit par les deux parents, et consiste en un bol fait de mousses et autres végétaux, doublé d'herbe ; il est attaché avec des herbes sèches et des brindilles au sommet d'un arbre, à 8 ou 9 m de hauteur. La couvée contient seulement 2 œufs, couvés par les deux parents pendant deux semaines. Les juvéniles quittent le nid à partir de 16 jours après éclosion, devenant indépendants après environ 37 jours[4].
Prédation
modifierLa Pie-grièche fiscale est connue pour s'attaquer aux nids de parisomes, représentant une cause importante d'échec de couvée[4].
Systématique
modifierLa parisome brune a été décrite pour la première fois par Eduard Rüppell en 1840, sous le nom Sylvia (curruca) lugens[5].
Selon la classification de référence du Congrès ornithologique international (15.1, 2025)[6] elle se répartit en cinq sous-espèces [4]:
- C. l. lugens Rüppell, 1840 — La sous-espèce nominale. Vit dans les hauts plateaux éthiopiens.
- C. l. griseiventris (Érard, 1978) — Vit dans le massif du Balé. Plus sombre que lugens sur ses dessus et sa gorge, moins de blanc sur la queue.
- C. l. jacksoni (Sharpe, 1899) — Vit des monts Imatong (Ouganda et Soudan du Sud) au sud du Malawi. Intermédiaire entre griseiventris et lugens, avec des dessus plus pâles et plus de blanc sur la queue.
- C. l. clara (Meise, 1934) — Vit sur les monts Matengo (en), dans le sud de la Tanzanie. Proche de jacksoni avec une gorge plus sombre et sans motif.
- C. l. prigoginei (Schouteden, 1952) — Vit monts Itombwe (en) et au nord-ouest du lac Tanganyika, en République démocratique du Congo. Proche de jacksoni avec des teintes ocre sur les flancs, olive sur le dos, et légèrement plus grande.
Les différentes sous-espèces étaient anciennement regroupées dans le taxon Parisoma lugens, à l'exception de jacksoni qui était répertoriée sous le nom Parisoma jacksoni[7]. Le genre Parisoma a été fusionné avec Sylvia à la suite d'une étude phylogénétique parue en 2011 ; cette étude conduit également à la séparation du genre Curruca, auquel la parisome brune est finalement rattachée[8],[9].
La parisome brune et l'humain
modifierRéférences
modifier- ↑ James A. Jobling, Helm Dictionary of Scientific Bird Names, A&C Black, (ISBN 978-1-4081-3326-2 et 978-1-4081-2878-7)
- ↑ « parisome | Noms français des oiseaux du monde : dictionnaire historique », sur nfom.recherche.usherbrooke.ca (consulté le )
- ↑ Oiseaux.net, consulté lors d'une mise à jour du lien externe.
- 1 2 3 4 5 6 7 8 (en) Raül Aymí et Gabriel Gargallo, « Brown Parisoma (Curruca lugens), version 1.1 », Birds of the World, (ISSN 2771-3105, DOI 10.2173/bow.brnwar1.01.1, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Eduard Rüppell et Friedrich Carl Vogel, Neue Wirbelthiere zu der Fauna von Abyssinien gehörig, vol. 1835-1840, S. Schmerber, (DOI 10.5962/bhl.title.53778, lire en ligne)
- ↑ Congrès ornithologique international, 15.1, 2025.
- ↑ Avibase, consulté lors d'une mise à jour du lien externe.
- ↑ (en) Gary Voelker et Jessica E. Light, « Palaeoclimatic events, dispersal and migratory losses along the Afro-European axis as drivers of biogeographic distribution in Sylvia warblers », BMC Evolutionary Biology, vol. 11, no 1, , p. 163 (ISSN 1471-2148, PMID 21672229, PMCID 3123607, DOI 10.1186/1471-2148-11-163, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) Tianlong Cai, Alice Cibois, Per Alström et Robert G. Moyle, « Near-complete phylogeny and taxonomic revision of the world’s babblers (Aves: Passeriformes) », Molecular Phylogenetics and Evolution, vol. 130, , p. 346–356 (DOI 10.1016/j.ympev.2018.10.010, lire en ligne, consulté le )
- ↑ UICN, consulté le .
Références taxinomiques
modifier- Oiseaux.net : Curruca lugens (+ répartition)
- (fr + en) Avibase : Curruca lugens (+ répartition)
- (en) UICN : espèce Curruca lugens Rüppell, 1840 (consulté le )
- (en) Congrès ornithologique international : Curruca lugens dans l'ordre Passeriformes
- (fr) eBird : Curruca lugens