Cyberdissident

personne qui fait des actions de dissidence politique sur Internet

Un cyberdissident est un dissident politique qui utilise des moyens de communication électroniques, notamment les blogs et les réseaux sociaux, pour diffuser ses idées.

Cyberdissidents notables

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Quelques personnes qualifiées de cyberdissident :

En 2010, Le Monde cite quelques outils utiles à la cyberdissidence[11] :

  • Tor ;
  • Collage, un dispositif qui permet de dissimuler un texte (de manière indétectable à l'œil nu) dans une image, et retrouvable en recherchant un mot-clé spécifique via le moteur de recherche interne de la plateforme où l'image est publiée.

Cyberdissidence en Tunisie avant et pendant la révolution

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En 1998, deux étudiants tunisiens créent une liste de diffusion appelée Takriz (www.takriz.com), mot grossier qui peut être traduit par « ras-le-bol ». Le site devient une sorte de magazine électronique qui traite de politique et de religion dans un style moqueur et mordant, ce qui attire la jeunesse. Les membres les plus actifs de Takriz sont majoritairement des étudiants. Le chercheur Amor Ben Amor (revue Communication de l'Université Laval) considère la création de Takriz comme le point de départ de la cyberdissidence tunisienne qui mène ensuite à la révolution en 2011[12].

Zouhair Yahyaoui après sa sortie de prison en 2004.

En 2001, Zouhair Yahyaoui crée le forum Tunezine (www.tunezine.com) qui dénonce la censure et le non-respect des droits de l'homme par le régime de Ben Ali dans un style satirique et parfois même sarcastique[12].

Les jeunes Tunisiens trouvent en Internet un espace de contestation qui échappe au pouvoir[13].

La révolution tunisienne de 2011 est parfois surnommée « révolution Facebook » en référence au réseau social massivement utilisé[14].

On compte parmi les cyberdissidents tunisiens notables avant et pendant la révolution :

Répression

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En 2004, selon Reporters sans frontières (RSF), au moins 75 cyberdissidents sont emprisonnés dans le monde, dont 63 rien qu'en Chine, 7 au Vietnam, 3 aux Maldives et 2 en Syrie[18].

En 2007, RSF estime que 52 cyberdissidents sont toujours emprisonnés en Chine[19], certains peut-être avec la collaboration du moteur de recherche Yahoo![20],[21]

En 2010, un nouveau procès de cyberdissidents se tient au Vietnam[22].

Une répression des cyberdissidents est également remarquée en Biélorussie en 2012[23].

Références

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  1. « Le cyberdissident Kareem Amer ne peut plus voir la lumière du jour : Reporters sans frontières dénonce ses conditions de détention | RSF », sur rsf.org, (consulté le )
  2. « Le prix cyberliberté 2006 décerné au Cubain Guillermo Fariñas | RSF », sur rsf.org, (consulté le )
  3. « Massoud Hamid, lauréat du prix cyberliberté 2005 | RSF », sur rsf.org, (consulté le )
  4. (en) « The 'Facebook Girl' who started Egypt’s revolution is now hated in her own country », sur The Independent, (consulté le )
  5. « Le premier cyberdissident chinois condamné à 12 ans de prison », sur Franceinfo, (consulté le )
  6. « Un cyberdissident condamné à 8 ans de prison | RSF », sur rsf.org, (consulté le )
  7. (fr) Reporters sans frontières, « Un blogueur démocrate, ancien étudiant en France, arrêté », (consulté le )
  8. « Témoignage : Fathimath Nisreen, cyberdissidente emprisonnée aux Maldives | Reporters sans frontières », sur RSF, (consulté le )
  9. Cécile Bolesse, avec AFP, « Condamné à cause de Yahoo!, un cyberdissident chinois est enfin libéré », sur 01net.com, (consulté le )
  10. « Page non trouvée », sur Amnesty France (consulté le )
  11. « Censure : une nouvelle parade pour les cyberdissidents », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  12. 1 2 Amor Ben Amor, « Cyberdissidence tunisienne », Communication. Information médias théories pratiques, Editions Nota bene, no Vol. 32/1, (ISSN 1189-3788, DOI 10.4000/communication.4707, lire en ligne, consulté le )
  13. (es) Hamida EL BOUR, « La cyber-dissidence en Tunisie avant et après la « révolution » du 14 janvier… », Revista de Estudios Internacionales Mediterráneos, no 19, (ISSN 1887-4460, DOI 10.15366/reim2015.19.003, lire en ligne, consulté le ).
  14. Samir Ghezlaoui, « Le rôle de la cyberdissidence dans la révolution tunisienne de 2011 », dans Discours des réseaux sociaux : enjeux publics, politiques et médiatiques, De Boeck Supérieur, , 179–196 p. (ISBN 978-2-8073-0602-8, lire en ligne)
  15. « Zouhair Yahyaoui, "cyberdissident" tunisien », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  16. « Zouhair Yahyaoui, le pionnier des cyberdissidents », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  17. 1 2 « L'agitation sociale se poursuit, avec l'arrestation de cyberdissidents », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  18. « RSF appelle à la "vigilance" en matière de circulation de l'information sur Internet », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  19. « La censure sur Internet : Etats contre cyberdissidents », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  20. « Reporters sans frontières accuse Yahoo! d'avoir dénoncé à la police un cyberdissident », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  21. « Yahoo! mis en cause dans l'arrestation de "cyberdissidents" chinois », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  22. « Ouverture du procès de cyberdissidents au Vietnam », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )
  23. « Les cyberdissidents entre combats et reconnaissance », Le Monde, (lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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