Les cytokératines sont les constituants des filaments intermédiaires de kératine, ce sont des polymères de kératine (d'un diamètre d'environ ). Elles sont spécifiques tissus épithéliaux. Ce sont des α-kératines.

Représentation schématique de la structure d'une cytokératine.

Les α-kératines sont classées en 2 groupes: cytokératines de type I (acides) et de type II (basiques ou neutres). Les cytokératines de type II sont plus longues que celles de type I. Généralement, elles s'assemblent en fonction de leur type et on trouve des couples type I-type II.

Les cytokératines permettent la formation des téguments, c'est-à-dire:

Chez l'espèce humaine

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Dans un kératinocyte, l'appariement de 2 cytokératines forme une molécule de tonofilament[1]. Les paires formées varient entre les couches épidermiques:

Conséquences pratiques

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Par la spécificité de ces paires, la cytokératine est ciblée par un marqueur d'immunohistochimie, par exemple pour suivre la différenciation des kératinocytes lors de leur migration.

Par la spécificité de la cytokératine aux tissus épithéliaux, elle permet l'identification des cellules cancéreuses d'origines épithéliales (par exemple les carcinomes[4]) grâce à des techniques immunohistochimiques utilisant des anticorps anti-cytokératine.

Notes et références

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  1. Christophe Collège des enseignants en dermatologie de France, Revêtement cutané: enseignement intégré, Elsevier Masson, coll. « DFGSM 2-3 médecine », (ISBN 978-2-294-76953-5)
  2. À distinguer d'une autre couche de la peau, la jonction dermo-épidermique (JDE), qui sépare l'épiderme du derme. À distinguer de la lame basale.
  3. suprabasales = couches épineuse, granuleuse et cornée
  4. (en) Mark P. Scott et Klaus F. Helm, « Cytokeratin 20: A Marker For Diagnosing Merkel Cell Carcinoma: », The American Journal of Dermatopathology, vol. 21, no 1, , p. 16–20 (ISSN 0193-1091, DOI 10.1097/00000372-199902000-00003, lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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Voir aussi

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