César Alexandre Debelle
César Alexandre Debelle, né le à Voreppe en Isère et mort le dans cette même ville, est un général français du Premier Empire.
| César Alexandre Debelle | ||
Le général César Alexandre Debelle. | ||
| Naissance | Voreppe, Isère |
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| Décès | (à 55 ans) Voreppe, Isère |
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| Origine | ||
| Arme | Cavalerie | |
| Grade | Général de brigade | |
| Années de service | 1787 – 1815 | |
| Conflits | Guerres de la Révolution française Guerres napoléoniennes |
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| Distinctions | Baron de l'Empire Commandeur de la Légion d'honneur |
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Biographie
modifierDu canonnier au colonel
modifierEntré comme canonnier au 6e régiment d'artillerie à pied le , il passe le , dans le 1er régiment de chasseurs à cheval, où il devient brigadier le . Nommé sous-lieutenant au 12e régiment de dragons le suivant, lieutenant le , adjoint aux adjudants-généraux le 18 nivôse an II, il prend rang de capitaine le 14 vendémiaire an V, est promu chef d'escadron à la suite du 12e régiment de dragons le 29 pluviôse, et colonel du 11e de dragons le 1er germinal de la même année.
Il a fait les campagnes de 1792 à l'an XIII aux armées du Nord, du Rhin, des Alpes, de Sambre-et-Meuse, d'Angleterre, de Hanovre et des côtes de l'Océan. Il s'est distingué aux combats d'Altenkirchen et de Salzbourg les 27 germinal an V et 23 frimaire an IX, et à la bataille de Novi, perdue par Moreau le 23 thermidor an VII, il s'est fait remarquer par la défense des plateaux qui dominent cette ville. Membre de la Légion d'honneur le 19 frimaire an XII, il est fait officier de l'Ordre le 25 prairial suivant.
Général de l'Empire
modifierGénéral de brigade le , Debelle est employé en l'an XIII dans les 7e et 28e divisions militaires les 11 ventôse et 29 messidor. Il rejoint l'armée d'Italie le 24 fructidor. Il est ensuite appelé à la Grande Armée, avec laquelle il fait les campagnes de l'an XIV, de 1806 et 1807. Il reçoit la croix de commandeur de la Légion d'honneur le de cette dernière année. L'Empereur le crée baron de l'Empire en 1808 et l'envoie en Espagne, mais il le fait revenir en France le et le met en non-activité le suivant, sans que le véritable motif de cette mesure de rigueur soit connu. Cependant, sa brigade est sévèrement battue le au combat de Sahagún. Il est placé en non activité le et admis à la retraite le .
Debelle ne prend aucune part aux événements de 1814, cependant il les accueille avec joie et se prononce hautement et dans toutes les circonstances contre Napoléon Bonaparte. Lorsqu'il a connaissance du débarquement de Napoléon le , il court à Grenoble pour offrir ses services au général Marchand, qui les refuse parce qu'il n'est point en activité. Le , le général Bertrand lui ayant ordonné, au nom de l'Empereur, de prendre le commandement du département de la Drôme, il obéit et se rend à Valence, d'où il est forcé de sortir, pour y entrer le 15. Le 29, apprenant que les troupes aux ordres du duc d'Angoulême se sont portées sur Montélimar, il réunit 600 hommes et marche sur ce point. Un combat s'engage pendant lequel un des gardes nationaux qu'il commande le blesse d'un coup de baïonnette, l'accusant de tromper les siens et de trahir l'Empereur, ses discours et ses indécisions ayant contribué à des soupçons de ce genre. Le , il subit un nouveau revers au combat de Loriol, lors duquel ses troupes sont mises en déroute et lui-même blessé[1]. Le , le commandement de la Drôme lui est retiré et il reçoit celui du département du Mont-Blanc le .
Procès et réhabilitation
modifierAu second retour du roi, compris dans l'ordonnance du 24 juillet 1815, Debelle se constitue prisonnier à Grenoble. Amené à Paris, il est jugé par le deuxième conseil de guerre permanent et condamné à mort le . Il se pourvoit aussitôt en grâce. Louis XVIII commue sa peine en une détention de dix ans dans une prison d'État et il part pour la citadelle de Besançon. Le duc d'Angoulême étant passé quelques mois après dans cette ville, et sachant l'état de dénuement du général, lui fait remettre une somme de 800 francs, montant du premier semestre d'une pension sur sa cassette. À la demande du prince, le roi lui fait remise du temps de détention qu'il a encore à courir le et le rétablit dans son grade et dans la jouissance de sa retraite. Debelle écrit aussitôt au duc d'Angoulême et au ministre de la Guerre pour témoigner de sa reconnaissance et de son dévouement au roi et à la famille royale, ce qu'il a déjà fait au moment de son emprisonnement dans un Mémoire fort étendu, explicatif de sa conduite. Il meurt le .
Armoiries
modifier| Figure | Blasonnement |
| Armes du baron de Belle de Gachetière et de l'Empire (décret du 19 mars 1808, lettres patentes du 5 octobre 1808 (Palais d'Erfurt).
D'azur ; au lion d'argent rampant, à la bande de gueules chargée de trois vases d'or fleuris de même brochant sur le tout, quartier des barons militaires.[2] |
Notes et références
modifier- ↑ Georges Six, Dictionnaire biographique des Généraux et Amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Gaston Saffroy, Paris, 1974, tome 1, page 300.
- 1 2 PLEADE (C.H.A.N. : Centre historique des Archives nationales (France)).
Bibliographie
modifier- « César Alexandre Debelle », dans Charles Mullié, Biographie des célébrités militaires des armées de terre et de mer de 1789 à 1850, [détail de l’édition]
- Georges Six, Dictionnaire biographique des généraux et amiraux français de la Révolution et de l'Empire (1792-1814), Paris : Librairie G. Saffroy, 1934, 2 vol., p. 300
Liens externes
modifier- Archives conservées par : Service historique de la Défense (GR 8 YD 1017, FRSHD_PUB_00000355.pdf)