César Caire
César Jules Marie Caire est un avocat français né le à Châtillon-en-Michaille (Ain) et mort le à Caluire-et-Cuire (Rhône)[1]. Il fut président du Conseil municipal de Paris.
| Conseiller municipal de Paris |
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César Jules Marie Caire |
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Vie et engagements (1861-1931)
modifierÉlevé à Chatillon de Michailles, il fut élève d'une école libre à Ferney, puis au collège ecclésiastique de Thoissey où il fut le camarade du commandant Marchand (héros de Fachoda[2]).
Il part à Lyon à la faculté de Droit. En 1884 il vient à Paris, obtient le titre de docteur en droit et prête serment en 1886[2].
Il se marie en 1894 avec Melle Jeanne Chevet. Ils eurent trois enfants : Lucien, Rose et Geneviève.
Avocat à la Cour d'Appel de Paris, César Caire fut admit en 1891 comme secrétaire de la Conférence des avocats de la Cour d'Appel de Paris.
Il entre dans la conférence Molé-Tocqueville. Membre du groupe monarchiste, il en fut élu en 1896 président[2].
Cette célèbre conférence était un lieu de débat et était considérée comme une antichambre de la vie politique.
César Caire se présenta en 1897 au Conseil Municipal de Paris une première fois sans succès, puis une seconde fois, il fut élu conseiller municipal de Paris dans le VIIIe arrondissement aux élections des 6 et 13 mai1900. Il état candidat du Comité Conservateur du VIIIème arrondissement. Il resta conseiller de Paris jusqu'en 1931, et ainsi membre de la Commission des Beaux Arts, de la Commission de l'Enseignement, et de Commission du Vieux Paris durant ces trente et une années[2].
Il devint secrétaire en 1901 du Conseil municipal de Paris de 1921 à 1922[2].
Conseiller général de la Seine, il fut également vice-président du Conseil général de la Seine en 1903.
En 1911, il devient vice-président du Conseil municipal de Paris. Il remplace Félix Roussel et accueille la jeune reine des Pays-Bas lors de sa visite le 2 juin 1912 aux cotés du président de la République. Il est à nouveau vice-président en 1919[2].
En juin 1921, il est élu Président du Conseil municipal de Paris. Une avenue de Paris située dans le VIIIe arrondissement, à côté de l'église saint Augustin, porte son nom depuis 1933[2].
En 1914, à 44 ans, il part au front comme capitaine d'artillerie. Il participe à la bataille de Cernay, puis à la retraite d'Alsace puis revient à Belfort, et enfin compte tenu de son âge, à Besançon comme instructeur et publiciste[2].
Engagements
César Caire fut un fervent catholique. Dans la ligne d'Albert de Mum et de Jacques Piou, au départ monarchiste, il se rallia à la République. Attentif à la souffrance des déshérités et des plus pauvres, en témoigne sa thèse de doctorat, il ne cessa de défendre la nécessité d'une action sociale et civique. Il défendit en 1899 deux personnes poursuivies pour être traduites devant la Haute Cour de Justice par le Gouvernement Waldeck Rousseau à la suite des troubles qui suivirent la mort du président Félix Faure. Les deux obtinrent une ordonnance de non-lieu[2].
Avis de décès paru dans La Croix, no 14907 du :
« Mort de M. César Caire. C'est avec un vif regret que nous apprenons la mort de M. César Caire, avocat et conseiller municipal de Paris, décédé à Lyon, après une courte maladie, pendant les vacances qu'il allait passer chaque année dans l'Ain, son pays d'origine. M. César Caire était né en 1861, à Châtillon-de-Michaille (Ain). Inscrit au barreau de Paris, secrétaire de la Conférence des avocats, puis président de la Conférence Molé-Tocqueville, il entra à l'Hôtel de Ville en 1900 et fut réélu depuis sans interruption par les électeurs du quartier de l'Europe. En 1921, ses collègues l'élevèrent à la présidence de l'assemblée municipale. Partout où il a passé, dans les groupements catholiques de sa jeunesse, comme plus tard dans les assemblées politiques et parmi ses camarades de l'artillerie où il servit comme officier pendant la guerre et gagna la rosette de la Légion d'honneur, César Caire, toujours fidèle à ses traditions, a laissé le souvenir d'un cœur généreux, toujours jeune et d'un dévouement illimité. Il tenait à l'honneur de faire partie de la Corporation des Publicistes chrétiens. Ses confrères, ses anciens camarades et ses collègues s'associeront, à la douleur de Mme César Caire et de sa famille. »
Décoration
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Officier de la Légion d'honneur (décret du 21 juillet 1922)
Publications
modifier- La Législation sur le travail industriel des femmes et des enfants, thèse de droit, Faculté de droit de Caen, Paris, A. Rousseau, 1896. consultable sur le site : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57840961/f10.image
- Le commandant Marchand au Collège de Thoissey, , 1900.
- Œuvre hospitalière de l'asile Notre-Dame de Bon-Secours. Rapport de M. César Caire, 1904.
Sources
modifier- Charles-Emmanuel Curinier (dir.). Dictionnaire national des contemporains, Paris, Office général d'édition, 1889-1906
- Jacques Hillairet, Dictionnaire des rues de Paris, Éditions de Minuit, 1997.
- Jean-Marie Mayeur, Les Parlementaires de la Seine sous la Troisième République, Paris, Publications de la Sorbonne, 2001.
- David Colon, Un cercle d'étudiants catholiques sous la Troisième République : la Conférence Olivaint (1875-1940), Mémoire de DEA, Histoire du XXe siècle, IEP de Paris, 1996.
- Maurice Quentin, César Caire, Eloge prononcé en janvier 1933, Paris, imprimeur Berger Levrault, 1933
Références
modifier- ↑ Archives en ligne de Paris, 8e arrondissement, année 1931, acte de décès no 1650 transcrit par la mairie de Caluire-et-Cuire, cote 8D 207, vue 26/31
- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 Maurice Quentin, César Caire, Eloge prononcé lors de l'assemblée générale du 30 janvier 1933 de l'association amicale des secrétaires et anciens secrétaires de la conférence des avocats à la Cour d'Appel de Paris (tiré à part), Paris, Berger-Levrault,
Liens externes
modifier- Ressource relative à la recherche :
- Ressource relative à la vie publique :
- « Le Petit journal », sur Gallica, (consulté le )