Championnat de France féminin de football de deuxième division
Le championnat de France féminin de football de deuxième division, aussi appelé Seconde Ligue, est le championnat féminin français de football correspondant au deuxième échelon national.
| Sport | Football |
|---|---|
| Création | 1982 puis 1992 |
| Disparition | 1986 |
| Autre(s) nom(s) |
National 1B (1992-2002) Division 2 (2002-2024) |
| Organisateur(s) |
FFF (1992-2024) LFFP (2024-) |
| Éditions | 38e (2025-2026) |
| Périodicité | Annuelle |
| Lieu(x) |
|
| Participants |
24 (2008-2010) 36 (2010-2016) 24 (2016-2023) 12 (2023-) |
| Statut des participants |
Amateur (jusqu'en 2024) Professionnel (depuis 2024) |
| Site web officiel | fff.fr/competition |
| Hiérarchie | 2e niveau |
|---|---|
| Niveau supérieur | Première Ligue |
| Niveau inférieur | Division 3 |
| Tenant du titre | Toulouse FC (3) |
|---|---|
| Plus titré(s) |
FC Vendenheim Toulouse FC (3) |
Créé pour la première fois en 1982 avant de disparaître en 1986, il renaît en 1992 sous le nom de National 1B avant de se dénommer Division 2 (D2F) en 2002 puis Seconde Ligue en 2024.
De 1982 à 1986, le championnat n'existe pas réellement, un titre de champion de deuxième division est attribué lors d'un tournoi de consolante mettant aux prises les équipes éliminées de Division 1 lors du premier tour de ce championnat. Ce n'est qu'en 1992 qu'apparaît réellement une deuxième division avec un système de promotion relégation vers la première division.
Le FC Vendenheim est le club qui a remporté le plus de titres de deuxième division, à égalité avec le Toulouse FC (3).
Histoire
modifierCréation et premières années de la Division 2 (1982-1986)
modifierAu départ, le championnat de seconde division offre une formule un peu particulière. En effet, la première phase comporte 48 équipes et les 24 premières étant admises pour concourir pour le titre de 1re division alors que les 24 autres concourent à celui de seconde division.
Pas de Championnat (1986-1992)
modifierDe 1986 à 1992, le championnat de seconde division ne se joue tout simplement pas. En effet, la deuxième division aurait été considérée comme 'non viable' car ayant peu d'ambition et d'argent. Même les sources manquent pour affirmer cela, mais un article de L'Équipe publié récemment, l'a bien démontré pour cette période[1].
Championnat de Nationale 1B (1992-2002)
modifierRetour de la Division 2 (2002-2010)
modifierAvec la création de la Division 3, le championnat est renommé et réorganisé. Il ne comporte que deux groupes et le vainqueur est celui qui remporte le tournoi final réunissant les deux premiers de chacun des deux groupes.
Nouvelle réforme (2010-2022)
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En 2010, la Division 3 est supprimée. La Division 2 est alors constituée de trois groupes de douze équipes, le premier de chaque groupe est promu à la fin de la saison en Division 1 alors que les deux derniers sont relégués en Division d'Honneur. Le titre de champion de France de Division 2 est attribué à la meilleure des équipes premières de groupe : ces équipes sont départagées par le nombre de points obtenus lors des rencontres aller et retour les ayant opposés aux cinq autres équipes les mieux classées de leur groupe.
Depuis la saison 2016-2017, la D2F n'est plus composée que de 2 groupes de 12 équipes pour seulement deux accessions en Division 1 à l'issue de la saison.
Le , l'édition 2019-2020 est suspendue par la Fédération française de football en raison de la pandémie relative au COVID-19[2]. La compétition est définitivement arrêtée le ; la fixation des classements est faite selon le quotient nombre de points obtenus / nombre de matchs joués[3].
La même année, les règles d'accession à la D2 pour les clubs évoluant en Régional 1 sont modifiées, seuls 4 équipes pouvant espérer accéder à la D2. La décision est vivement critiquée par de nombreux clubs, qui dénoncent l’inégalité de traitement entre le foot féminin et le foot masculin, et l'absence de perspectives pour les pôles féminins créés. Ils demandent en contrepartie la recréation d'une D3[4].
Professionnalisation (depuis 2022)
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En , la FFF vote pour le retour du troisième niveau (D3) pour la saison 2023-2024 entre la D2 et les divisions régionales. La division 2 est réduite de 24 à 12 équipes sur le modèle de la D1 avec une poule unique[5].
Une Ligue féminine de football professionnel (LFFP) interne à la fédération est créée afin de professionnaliser la D1 et la D2 et développer les ressources du championnat. Elle est dotée la première année d'un budget de 7,3 millions d'euros[6], [7]. Cette dernière est présentée officiellement le , en même temps que le nouveau nom du championnat, la Seconde Ligue[8].
En 2026, le championnat continue de subir la crise des droits TV de plein fouet, tout comme son échelon supérieur. Pourtant désignée comme professionnelle, la compétition se rapproche de la société Deliveroo, pour combler au mieux les trous financiers présents, à l'instar de son homologue en première division. De même, pour rester à 12 formations, le Stade de Reims en grande difficulté, se voit en fin de compte remplacé par le RC Roubaix Wervicq, club plus intéressé par le projet féminin, bien que néophyte en deuxième division[9]. Le championnat, pourtant considéré comme viable économiquement, de la même manière que n'importe quel championnat professionnel, voit de manière exclusive un changement d'équipes plus important que prévu, et ce dès les premiers jours de l'intersaison[10]. Le SM Caen se voit offrir la montée de fait, en lieu et place du Dijon FCO, condamné de toute manière à la troisième division. Cependant, le club émet un malheureux refus en lieu et place de cette montée offerte[11]. Ainsi, la saison à 11 formations est confirmée. La bataille pour une équité sportive est officiellement lancée, dans les championnats professionnels, et ce au sein même de la deuxième division.
La saison 2026-2027 démarre ainsi dans une certaine frustration, vis-à-vis des sponsors à gratter du football féminin mais pas seulement[12]. Mis à part la chaîne Sport en France, qui diffusait déjà certaines rencontres la saison passée, aucune garantie n'est encore donnée quant à la diffusion des matchs, ou au moins des résumés sur YouTube. Cette décision 'temporaire' donne la sensation d'un traitement à 'deux vitesses' en soi, entre la première et la deuxième division par la LFFP donc[13].
Palmarès
modifierOrganisation
modifierFormat de la compétition
modifierLe championnat oppose — normalement — douze clubs français en une série de vingt-deux rencontres jouées durant la saison de football. Le classement est calculé avec le barème de points suivant : une victoire vaut trois points et le match nul un. La défaite ne rapporte aucun point. Les critères de départage entre plusieurs équipes au même nombre de points sont, dans l'ordre d'importance, plus grand nombre de points dans les confrontations directes, la plus grande différence de buts particulière, la plus grande différence de buts générale puis le plus grand nombre de buts marqués. En dernier lieu, une rencontre supplémentaire sur terrain neutre est organisée avec, éventuellement, l'épreuve des tirs au but[15].
À la fin de la saison, les deux premières équipes sont promues en Première Ligue et les deux dernières équipes sont reléguées en troisième division.
En théorie, les participants à la saison de Seconde Ligue 2026-2027 sont les huit équipes maintenues de Seconde Ligue 2025-2026 (celles classées de la 3e à la 10e place) accompagnées des deux équipes reléguées de Première Ligue et des deux promues Division 3 2025-2026. Toutefois, le RC Lens, 11e de Première Ligue, est repêché pour compenser la disparition du Dijon FCO et le Stade de Reims, 9e et donc sportivement maintenu en Seconde Ligue, renonce aux compétitions professionnelles. Le RC Roubaix Wervicq qui devait rester en D3 est promu à son tour et la saison ne se déroule qu'avec onze clubs.
| Club | Depuis | Entraîneur | Stade | Capacité | Nombre de saisons en Seconde Ligue |
|---|---|---|---|---|---|
| LOSC Lille | 2024 | Stadium, Lille | 550 | 12 | |
| Grenoble Foot 38 | 2025 | Stade des Alpes, Grenoble | 20 000 | 9 | |
| OGC Nice | 2019 | Stade de la Plaine du Var, Nice | 1 000 | 7 | |
| AJ Auxerre | 2025 | Stade de l'Abbé-Deschamps, Auxerre | 18 000 | 2 | |
| AS Cannes | 2026 | Stade Maurice Chevalier, Cannes | 400 | 1 | |
| RC Roubaix Wervicq | 2026 | Stade Antoine-Maillard, Roubaix | 3 000 | 1 | |
| Thonon Évian GG FC | 2017 | Stade Camille-Fournier, Évian-les-Bains | 1 524 | 9 | |
| FC Metz | 2020 | Stade Dezavelle, Longeville-lès-Metz | 1 500 | 14 | |
| Le Mans FC | 2025 | Complexe de la Californie, Le Mans | 400 | 14 | |
| AS Saint-Étienne | 2026 | Stade Salif-Keita, Saint-Étienne | 1 500 | 14 | |
| Bourges FC | 2026 | Stade Jacques-Rimbault, Bourges | 8 000 | 1 |
Records
modifier| Rang | Match | Stade | Date | Affluence |
|---|---|---|---|---|
| 1 | RC Lens - FC Metz | Stade Bollaert | 19 avril 2025 | 10 237 |
| 2 | FC Metz - Lille OSC | Stade Saint Symphorien | 13 avril 2025 | 7 882 |
| 3 | Toulouse FC - Lille OSC | Stadium de Toulouse | 8 décembre 2024 | 7 402 |
| 4 | Le Mans FC - RC Lens | Stade Marie Marvingt | 27 novembre 2022 | 6 421 |
| 5 | Le Mans FC - Olympique de Marseille | Stade Marie Marvingt | 15 octobre 2023 | 6 378 |
Alors que Le Mans gardait leur monopole depuis 2022 grâce à de belles opérations commerciales pour "le" match de leur saison, la saison 2024/2025 bat tous les records, notamment avec plus de 10 000 spectateurs à Bollaert pour la validation de la promotion des lensoises en Première Ligue[16].
Notes et références
modifier- ↑ Tara Britton, « 10 choses à savoir sur le football féminin français qui fête son cinquantenaire », sur lequipe.fr, (consulté le )
- ↑ « LA FFF SUSPEND L’ENSEMBLE DE SES COMPÉTITIONS », sur Fédération française de football,
- ↑ « COVID 19 : DÉCISION DE LA FFF CONCERNANT LES CHAMPIONNATS AMATEURS ET LES COMPÉTITIONS DE LA FFF », sur www.fff.fr, (consulté le )
- ↑ Jérome Bouchacourt, « Des clubs de Régional 1 féminine demandent la création d'une D3 nationale », sur Foot Amateur, (consulté le )
- ↑ « La FFF valide la réforme du foot féminin Français en D2 et D3 », sur footeuses.com, (consulté le )
- ↑ « Tout sur l'Assemblée fédérale d'été », sur fff.fr, (consulté le )
- ↑ Anthony Hernandez, « Le football féminin français ne veut pas manquer le dernier train du professionnalisme », sur lemonde.fr, (consulté le )
- ↑ Gabriel Joly, « Football : Arkema Première Ligue, élargissement... Ce qu'il faut retenir de la présentation de la nouvelle Ligue Féminine professionnelles », France Info, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Foot : Roubaix-Wervicq jouera bien en Seconde ligue », sur lavoixdunord.fr, (consulté le )
- ↑ « Football. Le RC Lens féminin repêché en Première Ligue, le Dijon FCO renonce à faire appel de son exclusion des compétitions nationales », sur franceinfo.fr, (consulté le )
- ↑ « Montée en Seconde Ligue - Communiqué officiel », sur smcaen.fr, (consulté le )
- ↑ Rédaction, « Communiqué sur la Seconde Ligue et la Coupe LFFP », sur fff.fr, (consulté le )
- ↑ Théo de Sousa, « Arkema Première Ligue. Favoris, calendrier, diffusion TV… Tout savoir sur le championnat de France féminin », sur ouest-france.fr, (consulté le )
- ↑ « Footofeminin.fr - Championnat de France 1982-1983 - 2e D - Ph finale - Finale - Condé-PSG 3-1 », sur www.statsfootofeminin.fr (consulté le )
- ↑ [PDF] « Règlement des Championnats de France féminins Division 1 Arkema et Division 2 — Saison 2020-2021 », sur FFF.fr (consulté le ), p. 7
- ↑ « Footofeminin.fr - Seconde Ligue 2024-2025 - 19e journée », sur www.statsfootofeminin.fr (consulté le )
Voir aussi
modifierArticles connexes
modifierLiens externes
modifier- La D2 féminine sur footofeminin.fr
- La D2 féminine sur fff.fr
- (en) Erik Garin et Hervé Morard, « France - List of Women Champions and Runners-Up », sur rsssf.com, (consulté le )
