Dame Périnelle

Réplique de scute fluvial

La Dame Périnelle est une reconstitution archéologique d'un scute fluvial de Loire du Moyen Âge, reconstitué d'après une épave retrouvée en Maine-et-Loire. Ce navire musée a pour chantier naval et port d'attache Savonnières sur le Cher en Indre-et-Loire et est labellisé « Bateau d'Intérêt Patrimonial » (BIP) depuis le par l'association patrimoine maritime et fluvial[1].

Dame Périnelle
illustration de Dame Périnelle
Dame Périnelle, à Savonnières, sur les bords du Cher en Indre-et-Loire

Type Scute du Moyen Âge
Fonction Réplique de bateau disparu, reconstitution historique, archéologie expérimentale
Gréement Voile à livarde
Histoire
Architecte François Beaudouin
Lancement 2009
Statut Navire musée
Caractéristiques techniques
Longueur 18,80 m
Longueur de coque 15,80 m
Longueur de flottaison 11,00 m
Maître-bau 3,60 m
Tirant d'eau 0,50 m
Déplacement 8 tonnes
Voilure 40 m² (1 voile)
Propulsion Voile et perche (pas de moteur)
Carrière
Pavillon Pavillon national français France
Port d'attache Savonnières sur le Cher
Protection Bateau d'intérêt patrimonial (2012)

Histoire

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Cette réplique de scute traditionnel disparu de la marine de Loire du Moyen Âge, a été réalisée à Savonnières (près de Tours) sur le Cher (affluent de la Loire) par l'association Les Bateliers du Cher, constructeur de bateaux traditionnels[2].

Ce type de barque-barge de charge à fond plat (variante des gabare, chaland de Loire, fûtreau, ramberte et toue cabanée de la Loire) était conçue pour les travaux d’aménagement fluvial ou pour le transport fluvial.

Cette reconstitution a été menée par l'archéologue-historien François Beaudouin (considéré comme un des pères de l'archéologie fluviale) d'après des travaux de recherche archéologique et des vestiges réunis par l'écomusée de Montjean (Maine-et-Loire) sur la navigation ancienne sur le Cher et la Loire.

Construction

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Scutes fluviaux remontant la Loire à Tours, détail d'un tableau de Pierre-Antoine Demachy, du musée des Beaux-Arts de Tours (1787).

Ce scute est issu de la construction dite à bordages à clin, reconstruit selon la méthode médiévale, avec 3000 chevilles bois taillées à la plane[3], méthode utilisée pour les bateaux vikings de l'âge des Vikings. Les gestes, techniques et matériaux d'autrefois ont été utilisés pour rester dans l'esprit expérimental de ce « chantier naval médiéval ». Après 3 ans de construction, le navire a été mis à l'eau le , lors de la fête annuelle de la batellerie où il a été baptisé Dame Périnelle[4].

Il participe, par son aspect historique, touristique et pédagogique, au patrimoine fluvial ligérien et à la transmission du savoir-faire des anciens charpentiers de chantier naval. Il est présent à différentes manifestations fluviales régionales, tels que le Festival de Loire à Orléans[5].

Caractéristiques techniques

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La coque est en bois de chêne local, le chevillage bois des clins est réalisé en aulne (pour n'utiliser ni clous, ni vis, ni boulons) et le calfatage est fait de mousse végétale. Le mât et les deux perches sont en pin et le gréement est à livarde.

Notes et références

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  1. « Dame Périnelle », sur www.patrimoine-maritime-fluvial.org (consulté en )
  2. « Les Bateliers du Cher - Nos Bateaux », sur www.bateliersducher.net (consulté en )
  3. « Dame Périnelle », sur www.bateliersducher.net (consulté en )
  4. « Le Scute de Loire s'est glissé dans le lit du Cher », sur www.fluvialnet.com (consulté en )
  5. « Le scute part faire escale à Calais », sur www.lanouvellerepublique.fr (consulté en )

Voir aussi

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Articles connexes

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Liens externes

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