Daniel Roth (horloger)
Daniel Roth est un horloger français indépendant, né à Nice en 1945, fondateur de la marque de montre de même nom vendue à Bulgari en 2000 et de « Jean Daniel Nicolas » en 2001.
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Horloger |
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Biographie
modifierDaniel Roth est un horloger français[1] qui effectue sa formation à Nice où il naît en 1945[2],[3],[4]. À l'issue de son apprentissage, il rejoint la vallée de Joux, en Suisse. Après un bref passage chez Jaeger-LeCoultre puis son service militaire[5],[6], il est recruté par Audemars Piguet[2],[7]. Il y travaille pendant sept ans et passe successivement dans les différents ateliers de la manufacture, dont le service après-vente, où il participe notamment à la restauration de montres anciennes[3].
À la fin des années 1970, il est recruté par les frères Chaumet, alors propriétaires de Breguet, pour participer à la relance de la manufacture. Avant sa prise de fonction, il suit une année de formation complémentaire à l'École d'horlogerie du Sentier. À l'issue de cette formation, il travaille pendant quatorze ans au développement des collections de Breguet et contribue à définir les caractéristiques esthétiques et techniques de la manufacture moderne[7],[3]. C'est d'ailleurs lui qui redéplace le siège de Breguet de France à la vallée de Joux, en Suisse, en 1976[7].
En 1987, après le rachat de Breguet par le fonds d'investissement Investcorp, Daniel Roth quitte l'entreprise. Il fonde en 1988[1],[8] la société « Daniel Roth », consacrée au développement de ses propres créations horlogères. Il créée alors près de 500 montres par an[4],[8].
En 1994, la société Daniel Roth passe sous le contrôle du zurichois Sieber Hegner[2] puis du détaillant singapourien The Hour Glass. En 2000, The Hour Glass cède les marques Daniel Roth et Gerald Genta à Bulgari. Daniel Roth perd alors les droits d'utilisation de son nom comme marque commerciale. Il travaille ensuite pendant une année chez Bulgari avant de quitter l'entreprise[1],[3].
En 2001, il reprend une activité indépendante sous le nom Jean Daniel Nicolas, inspiration du prénom de son fils, du sien et de celui de sa femme[3]. Il développe un nouveau mouvement dont la fabrication est réalisée en grande partie à la main. Avec le soutien du détaillant japonais Shellman, il présente en 2005 la première Jean Daniel Nicolas Tourbillon Deux Minutes[3]. Depuis cette date, Daniel Roth exerce son activité dans son atelier du Sentier dans la vallée de Joux. Il y produit une série très limitée de montres réalisées majoritairement à la main, avec la participation de son fils et de son épouse[1],[2],[3],[5].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 (en) « Appreciating Daniel Roth, One Of The Earliest Modern Independent Watchmakers »
, sur phillips.com, (consulté le ) - 1 2 3 4 Pierre Maillard, « Daniel Roth: le parcours accidenté d’un précurseur »
, sur europastar.ch, (consulté le ) - 1 2 3 4 5 6 7 (en) « Les Sept Vies de Daniel Roth : Une Légende de l'Horlogerie »
, sur Fondation Haute Horlogerie, (consulté le ) - 1 2 Xavier Brun, « Daniel Roth revient (enfin) sur le devant de la scène »
, sur Le Petit Poussoir, (consulté le ) - 1 2 (en) JX Su, « The Life and Times of Daniel Roth, Master Watchmaker of the Vallée de Joux »
, sur SJX Watches, (consulté le ) - ↑ Pierre-Yves Donzé, « LVMH et la relance de marques horlogères: Daniel Roth »
, sur europastar.ch, (consulté le ) - 1 2 3 (en) « The Fine Print: Exploring Breguet in the Daniel Roth Era and Beyond »
, sur phillips.com, (consulté le ) - 1 2 Arthur Frydman, « Daniel Roth : le réveil d’un horloger indépendant », Le Point, (lire en ligne [archive du ]
, consulté le )