Dar-ol-Fonoun (en persan : دارالفنون / Dâr-ol-Fonun, « maison des arts »), fut la première institution d'études supérieures en Iran, fondée en 1851.

Dar-ol Fonoun
Présentation
Type
Université, bâtiment universitaire (d), bien culturelVoir et modifier les données sur Wikidata
Style
Architecture qadjar (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Matériau
brique, mortier et carreau, toit en bois, colonne en pierreVoir et modifier les données sur Wikidata
Ouverture
Patrimonialité
Localisation
Adresse
Naser Khosrow Street (d) Voir et modifier les données sur Wikidata
12e arrondissement de Téhéran
 Iran
Coordonnées
Carte

Fondée par Amir Kabir, à l'époque vizir de Nassereddine Chah, Dar-ol-Fonoun était à l'origine conçue comme une école polytechnique afin de former les jeunes de la haute société persane en médecine, Ingénierie, sciences militaires et géologie. Elle est fondée en 1851 sur le modèle des écoles militaires françaises, dans le but de favoriser la modernisation de l'Iran[1]. C'est une institution publique, financée par l'État, qui s'est développée au cours des années jusqu'à se transformer en université : l'université de Téhéran. De même, le département de musique prendra son indépendance pour devenir en 1918 la Madrasa-ye Musik puis le conservatoire (Honarestan)[1].

L'institut fut conçu par Mirza Reza Mohandes, qui avait étudié en Grande-Bretagne et construit par l'architecte Muhammad Taqi-khan Memar-Bashi sous la supervision du prince Qadjar Bahram Mirza. Des installations telles qu'une assemblée, un théâtre, une bibliothèque, une cafétéria et une presse furent construites pour l'institut.

Cette école d'élite dispensait des cours à 287 étudiants en 1889, et avait délivré des diplômes à 1 100 étudiants vers 1891. À cette époque, l'institut comptait 16 professeurs iraniens et 26 professeurs européens (dont de nombreux français).

80 ans après son ouverture, Dar-ol-Fonoun est réaménagé pour devenir un des lycées important de Téhéran. Après l'avènement de la République islamique, il devient l'école des maîtres et des instituteurs et après plusieurs changements, il est définitivement fermé en 1996. Depuis 1999, la restauration de l'édifice est entreprise par l'Administration de l'Héritage Culturel d'Iran. Il est devenu en même temps le centre d'archives de l'Éducation Nationale.

Notes et références

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  1. 1 2 (en) Rob Simms et Amir Koushkani, The Art of Avaz and Mohammad Reza Shajarian: Foundations and Contexts, Bloomsbury Publishing USA, (ISBN 979-8-7651-8386-1, lire en ligne), p. 131-132

Articles connexes

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Liens externes

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