David Allan Coe
David Allan Coe, né le à Akron (Ohio) et mort le à Dallas (Texas)[1], est un chanteur américain de musique country qui a acquis une certaine notoriété à la fin des années 1970 et durant les années 1980. Il a écrit et joué plus de 280 chansons tout au long de sa carrière.
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Discographie de David Allan Coe (en) |
Biographie
modifierNatif de l'Ohio, David Allan Coe a une enfance difficile due à son attitude anti-sociale, il est envoyé dès l'âge de neuf ans en pension dans le Michigan. Durant toute sa jeunesse, il se débrouille pour toujours être incarcéré. Plus grave encore, à l'âge de vingt ans, Coe est incarcéré au pénitencier d'État de l'Ohio, il aurait tué un compagnon de cellule qui lui aurait fait des avances homosexuelles. Bien que David Allan Coe plaide la légitime défense, il est puni de la peine de mort. Durant l'attente de son exécution, Coe est réuni avec son tuteur légal étant plus jeune, qui lui aussi est accusé de meurtre. C'est à cette époque que David Allan Coe apprend à jouer de la guitare et à écrire des chansons.
L'État de l'Ohio reformule sa sentence en peine à perpétuité. À cette époque, il commence à s'intéresser de plus en plus à la musique, et joue devant ses compagnons de cellule. Sa bonne conduite et son application dans la musique incitèrent les juges à le libérer. À sa sortie, David Allan Coe se rend à Nashville, Tennessee, ou il dort dans sa voiture et joue de la guitare pour payer sa nourriture. Coe essaye de vendre les chansons qu'il avait écrites en prison. Jugées trop brutales et dures, le monde de la country n'accepte pas ces chansons. Malgré tout, il signe un contrat avec un petit label, et réalise son tout premier album Penitentiary Blues en 1968. Ce n'est pas un énorme succès, mais les titres Tobacco Road et Two Tone Brown ont quelques passages à la radio.
David Allan Coe change de label pour Plantation Label au début des années 1970, enregistrant quelques tubes mineurs tels que How High's the Watergate, Martha? ou Keep Those Big Wheels Running. Mais Coe se fait vraiment remarquer par son talent de compositeur. Des artistes country plus connus commenent à mettre sur leur albums des chansons écrites par Coe, tels que Would You Lay with Me (In a Field of Stone) reprise par Tanya Tucker. Cette chanson devient un énorme tube en 1973 aux États-Unis, et Coe commence à vraiment se faire connaître dans le monde de la musique country.
Columbia Records le prend sous contrat et il réalise son premier album The Mysterious Rhinestone Cowboy qui connait un énorme succès . Ironiquement, son premier vrai tube est une reprise de Steve Goodman You Never Even Called Me by My Name . La chanson comprend un couplet dans lequel Coe imite certains des grands chanteurs country tels que Merle Haggard ou Charlie Pride. Goodman clame que You never... est la parfaite chanson country, ce à quoi Coe répond que pour faire une chanson country parfaite, il aurait dû ajouter des éléments tels qu'être saoul, la pluie, la prison, les trains, les camions, et les mères. Alors Coe retranscrit tous ces éléments dans le dernier couplet de la chanson.

En 1976, le tube suivant de Coe est Longhaired Redneck qui satire un chanteur dont l'image ne colle pas avec ce que devrait être un chanteur de country. Le triomphe arrive quand Johnny Paycheck enregistre une composition de Coe Take this Job and shove it qui reçoit une nomination au Grammy Award pour la meilleure chanson country en 1978.
Durant les années 1980, il s'essaye à la chanson plus sentimentale, mais aussi plus rock'n'roll ajoutant plus de guitare électrique.
Malgré son succès, il continue de faire des concerts en prison pour les détenus, et crée une compagnie Captive Music qui aide et subventionne les détenus[2]
David Allan Coe enregistre un album avec le défunt guitariste de Pantera Dimebag Darrell, ainsi qu'avec les autres membres de Pantera. Le projet s'appelait Rebel Meets Rebel, fusion entre métal et musique country. L'album sort quelques années après la mort de Darrell. DAC a également composé pour le rappeur Canibus ou pour Kid Rock en autres.
Controverse
modifierDavid Allan Coe fut souvent vu comme une personne raciste et sexiste, à tort selon lui. Des albums tels que 18 X-rated songs comportent des chansons racistes et homophobes au vu de certains[Qui ?], mais selon Coe cela serait plus une satire de la société plutôt qu'une réelle conviction, affirmant qu'il n'avait rien contre les noirs puisque son batteur était lui-même noir. Coe renversa la vapeur en enregistrant une chanson telle que Fuck Anita Bryant, célèbre chanteuse ayant des idées homophobes[3],[4].
Discographie
modifier- Penitentiary Blues
- Nigger Fucker
- Requiem for a Harlequin
- Mysterious Rhinestone Cowboy
- Once Upon a Rhyme
- Longhaired Redneck
- Texas Moon
- Rides Again
- Greatest Hits
- Tattoo
- Family Album
- Human Emotions
- Buckstone County Prison
- Spectrum VII
- Compass Point
- 1979 : Nothing Sacred, Part. 1[Note 1]
- I've Got Something to Say
- Invictus Means Unconquered
- Tennessee Whiskey
- Rough Rider
- D.A.C.
- 1980 : Underground Album, Part. 2[Note 2]
- Castles in the Sand
- Hello in There
- Just Divorced
- Darlin Darlin
- Unchained
- Son of the South
- Matter of Life and Death
- Crazy Daddy
- 1990 Songs for Sale
- Standing Too Close to the Flame
- Granny's off Her Rocker
- Living on the Edge
- If That Ain't Country (live)
- Recommended for Airplay
- Songwriter of the Tear
- Live at the Iron Horse Saloon
- Live at Billy Bob's Texas
- For the Soul and for the Mind
- 16 Biggest Hits
- 17 Greatest Hits
- 18 X-Rated Hits
- All I'll Ever Be (only available on his official website)
- Rebel Meets Rebel (D.A.C. with Pantera)
- DAC's Back
Compositeur
modifierFilmographie
modifierNotes et références
modifierNotes
modifierRéférences
modifier- ↑ (en-US) Joseph Hudak, « David Allan Coe, Singer of the 'Perfect Country and Western Song,' Dead at 86 », sur Rolling Stone, (consulté le )
- ↑ (en) « David Allan Coe Biography », sur musicianguide.com (consulté le ).
- ↑ (en) Angus Batey, « What is the most offensive album of all time? », sur The Guardian, (consulté le ).
- ↑ (en-US) Neil Strauss, « Songwriter's Racist Songs From 1980's Haunt Him », sur The New York Times, (consulté le ).
Liens externes
modifier- (en) Site officiel
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