David Easton, né le à Toronto au Canada, et mort le [1] à 97 ans, est un politologue canadien notamment connu pour son œuvre The Political System, qui établit les bases de la théorie systémique en sciences politiques. Il est également connu pour avoir défini la politique comme une "authoritative allocation of values", que l'on peut traduire par "répartition autoritaire des valeurs".

Biographie

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Easton est diplômé de l'Université de Toronto, a reçu son Ph.D. à Harvard en 1947 et a commencé sa carrière au département de sciences politiques de l'Université de Chicago la même année. Considéré comme l'un des plus importants acteurs de l'étude académique de la politique, il a également été président de l'Association des sciences politiques américaine et vice-président de l'Académie américaine des arts et des sciences.

Il s'est particulièrement impliqué dans l'élaboration d'une approche analytique des systèmes politiques. Ces dernières années, il en a notamment étudié les contraintes structurelles, travaillant au département de sciences politiques de l'université de Californie à Irvine jusqu'à son décès. Il est un des premiers analystes politiques à avoir considéré l'étude de la politique comme étant une science, au même titre que la physique ou l'économie.

Il ne souscrit toutefois pas à une interprétation mécaniste des systèmes politiques selon laquelle ces derniers s'ajusteraient automatiquement. Il considère les systèmes politiques comme eux-mêmes producteurs de changement par leur fonctionnement même. Selon lui, le système politique possède une fonction générale de maintien du système social tout entier. Selon son approche, l'interaction entre système social et système politique est dynamique, et le système ne peut se maintenir que s'il possède une capacité non garantie d'adaptation et de transformation[2].

Par ailleurs, il appartenait au mouvement du béhavioralisme, qui se rapporte à l'étude observable et mesurable du comportement humain.

Sa conception a été critiquée par certains auteurs tels Anthony Giddens ou Bernard Lacroix du fait qu'elle confondrait la description selon le paradigme de la systémisation et l'explication des phénomènes à proprement parler, se concentrant sur le résultat des interactions plutôt que sur leurs composantes que sont les oppositions et différents intérêts engagés[3].

Bibliographie non exhaustive

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  • 1951 : The Decline of Modern Political Theory, in Journal of Politics 13.
  • 1953 : The Political System. An Inquiry into the State of Political Science
  • 1957 : An Approach to the Analysis of Political Systems, in World Politics 9.
  • 1965 : A Framework for Political Analysis, Englewood Cliffs: Prentice-Hall.
  • 1965 : A Systems Analysis of Political Life
  • 1966 : Varieties of Political Theory
  • 1969 : Children in the Political System - Origins of Political Legitimacy (avec Jack Dennis)
  • 1990 : The Analysis of Political Structure
  • 1991 : Divided Knowledge: Across Disciplines, Across Cultures
  • 1991 : The Development of Political Science: A Comparative Survey
  • 1995 : Regime and Discipline: Democracy and the Development of Political Science

Notes et références

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  1. Jacques Lagroye, Bastien François et Frédéric Sawicki, Sociologie Politique, Presses de Sciences Po et Dalloz, coll. « Amphi », , 623 p. (ISBN 978-2-247-11207-4), p. 217
  2. Anthony Giddens, La Constitution de la Société, Presses Universitaires de France, , p. 296

Liens externes

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