David Lazzaretti

paysan, charretier, ermite et voyant italien

David Lazzaretti (en italien Davide), né à Arcidosso le 6 novembre 1834 - mort à Bagnore, Santa Fiora le 18 août 1878, surnommé « Le Christ de l'Amiata », est un paysan, charretier, ermite et voyant italien. Devenu athée, anticlérical et anarchiste, il revient vers la religion catholique, prône la liberté et l'égalité sociale, et fonde une « commune agricole subversive »[1].

David Lazzaretti
Tombeau familial à Santa Fiora.
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 43 ans)
BagnoreVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Cemetery of Santa Fiora (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
italienne (à partir du )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité

On peut le classer dans la série des utopistes célèbres, qui allant d'une congrégation de type franciscain primitif à une sorte de tiers ordre, militent pour « une société communiste de travail et de consommation ».

Biographie

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Il apprend à lire et à écrire à l'école du village et partage rapidement la vie des hommes de son pays, labourer, semer, transporter. À 20 ans, il perd son père et se marie avec une femme dont il aura cinq enfants. Il s'engage comme volontaire dans l'armée piémontaise et participe en 1860 à la bataille de Castelfidardo[2].

Il fonde une communauté religieuse près du Mont Amiata (Toscane), dans le contexte de l'unification de l'Italie et de la chute des États pontificaux[3].

Témoin de visions, prophétisant sur les temps futurs, il est reconnu comme « saint » par les paysans de la région qu'il rassemble autour de lui. Se présentant comme le « grand monarque » annoncé par les prophéties qui circulent alors, il attire également à lui des nostalgiques du grand-duché, des légitimistes français et des prêtres en quête d'un nouveau messie[3].

Les autorités religieuses, confrontées à un prophète issu du peuple, hésitent puis finissent par porter l'affaire devant le Saint-Office. La congrégation condamne l'ensemble de ses écrits en [3].

Tué par les carabiniers le , il est enterré dans le cimetière de Santa Fiora dans le caveau familial[3].

Une exposition permanente, sise dans les salles du musée de la Rocca aldobrandesca d'Arcidosso lui est consacrée.

Bibliographie

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  • Domenico Tarizzo, L'anarchie: histoire des mouvements libertaires dans le monde, Seghers, (lire en ligne)
  • (it) Arrigo Petacco, « Il Cristo dell'Amiata - La storia di Davide Lazzaretti », Milan, Mondadori, 1982 [PDF] [lire en ligne]

Voir aussi

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  • L'article de Hilaire Multon : « Les marges du christianisme au XIXe siècle : l’exemple de David Lazzaretti, prophète du Monte Amiata (1834-1878) », in Mélanges de l’École française de Rome-Italie Méditerranée, 113 (2001/1), p. 369-423.

Articles connexes

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Notes et références

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  1. Domenico Tarizzo 1978, p. 61.
  2. Jean Séguy, « David Lazzaretti et la secte apocalyptique des Giurisdavidici », Archives de sociologie des religions, no 5, , p. 73 (lire en ligne)
  3. 1 2 3 4 (it) « Lazzaretti, David - Enciclopedia », sur Treccani (consulté le )

Liens externes

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