De vive voix
De vive voix est une collection de manuels de français langue étrangère conçue par le Centre de recherche et d'étude pour la diffusion du français (CREDIF) et éditée par Didier. Le premier volume paraît en 1972 et le second en 1975.
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1972-1975 |
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Public
modifierDe vive voix s'adresse aux « vrais débutants » en français. Il est utilisé comme support pour des cours d'initiation à la langue française[1].
Pédagogie
modifierDe vive voix adopte la méthode audiovisuelle[1] issue du béhaviorisme[2].
D'après Dialogos, l'enseignant n'a rien à traduire : « l'accès au sens des unités lexicales de la langue cible se fait par équivalents verbaux : synonymes, antonymes, paraphrases, mais aussi en ayant recours à la mimique et à la gestualité[3]. »
Contenu
modifierLe manuel est composé comme le feuilleton d'une histoire suivie : deux jeunes gens — Pierre et Mireille — font connaissance, deviennent amis et font partager à l'apprenant la vie de leurs proches[4].
Les illustrations sont des dessins traités à la façon d'aquarelles en petits tableaux, s'inspirant de cadrages cinématographiques et suggérant une situation[4].
La présentation des contenus se fait uniquement à travers des dialogues oraux et des images. Aucune transcription n'est fournie aux apprenants. Elles sont présentées par l'enseignant seulement après avoir exploité chaque séquence au maximum[3].
L'écrit prend la forme d'un petit poème simple dans la première leçon, et de questions écrites dans la deuxième[4].
Usage
modifierAu Nigeria, De vive voix est introduit à l'École normale supérieure d'Abraka en 1974, à l'École normale supérieure d'Uyo en 1975, à l'université de Port Harcourt en 1977 et à l'université de Calabar la même année[1].
Critique
modifierEn 2006, soit plus de trente ans après la publication de la méthode, Mihaela Ivan et Carmen Avram (Dialogos) observent que celle-ci « est perçue comme peu motivante par les élèves et éloignée de leurs préoccupations, surtout lorsqu'ils vivent en milieu francophone ». Ils critiquent en outre le formalisme excessif des exercices structuraux et dénoncent « la rigidité, la prévisibilité, l'omniprésence du caractère préétabli des démarches pédagogiques[3] ».
Références
modifier- 1 2 3 Benedict O. Okiwelo, « La méthode « De Vive Voix » au Nigeria et les problèmes de son enseignement », Présence Africaine, nos 133/134, , p. 28–45 (ISSN 0032-7638, lire en ligne, consulté le )
- ↑ Esra Atmaca et Nurten Özçeli̇k, « Manuel de ”De Vive Voix: Un regard pédagogique sur l’approche béhavioriste », TURKISH STUDIES - EDUCATIONAL SCIENCES, vol. 15, no 4, (ISSN 2667-5641, DOI 10.47845/turkishstudies.46120, lire en ligne, consulté le )
- 1 2 3 https://www.dialogos.rei.ase.ro/14/14-Ivan-Avram_De-Vive-Voix.pdf
- 1 2 3 Martine Marquilló Larruy, « Chapitre 23. De vive voix et C’est le printemps : ruptures et continuités », dans Le FLE et la francophonie dans le monde, Armand Colin, , 263–268 p. (lire en ligne)