Le deadheading désigne la pratique consistant à transporter, gratuitement[style à revoir], le personnel d'une entreprise de transport sur un trajet passagers normal, afin qu'il puisse se trouver au bon endroit pour commencer ses fonctions. Aux États‑Unis, dans le domaine ferroviaire, le terme peut aussi désigner le déplacement d'équipes de trains vers ou depuis un train à l'aide d'un autre moyen de transport routier[1], le service de trains de voyageurs étant rare ou inexistant dans de nombreuses régions.

Exemples notables

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  • L'une des quatre survivantes du Vol Japan Airlines 123 en août 1985 était une hôtesse de l'air transportée gratuitement, Yumi Ochiai. Elle a participé à distribuer l'oxygène aux passagers après une décompression explosive. Elle a survécu parce qu'elle était coincée entre plusieurs sièges lors du crash, ce qui l'a protégée de blessures mortelles.
  • En juillet 1989, sur le vol United Airlines 232, un McDonnell Douglas DC-10, toutes les commandes hydrauliques ont été perdues, un événement si improbable qu'aucune commande de secours n'avait été prévue et qu'aucune procédure d'urgence n'était établie pour les pilotes. Le capitaine à la retraite Dennis Edward Fitch, instructeur DC‑10 transporté gratuitement ayant étudié la conduite de l'appareil après une perte totale d'hydraulique à la suite du crash du vol Japan Air Lines 123[style à revoir], a aidé l'équipage à poser l'avion.
  • En avril 1994, sur le vol Federal Express 705, l'employé Auburn Calloway a tenté de détourner le McDonnell Douglas DC-10 sur lequel il se déplaçait en deadheading, avec l'intention de le faire s'écraser pour commettre une fraude d'assurance[style à revoir], mais il a été repoussé grâce à l'équipage[2].
  • La veille du crash du vol Lion Air 610 en octobre 2018, un pilote transporté gratuitement, présent lors du dernier vol du même avion, aurait sauvé l'appareil du même dysfonctionnement du système de contrôle de vol qui a causé l'accident le lendemain, faisant 189 victimes. Il aurait été assis sur le siège passager de secours (« jump seat »)[style à revoir] lorsque le défaut s'est produit ; il a identifié le problème et conseillé l'équipage sur la manière de le résoudre[3].
  • En octobre 2023, sur le vol Alaska Airlines 2059 (en), un pilote hors service[style à revoir], Joseph David Emerson, aurait tenté de couper les moteurs après avoir été autorisé à entrer dans le cockpit pour occuper le siège de secours. Il a été expulsé du poste de pilotage, le vol a été détourné et il a été interpellé après l'atterrissage[4].
  • L'escroc Frank Abagnale affirme avoir parcouru plus de deux millions de miles en avion en étant transporté gratuitement en se faisant passer pour pilote de ligne, bien que ses affirmations soient contestées. Abagnale a par la suite admis que certaines de ses déclarations étaient exagérées.

Voir aussi

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  • Haut-le-pied, où un véhicule est déplacé sans passagers payants
  • Incident du vol United Express 3411 (en), dans lequel la police a expulsé le passager David Dao (sans l'arrêter) afin de libérer sa place pour un employé de compagnie aérienne transporté gratuitement.
  • Strapontin, un siège auxiliaire utilisé sur les avions pour les personnes non passagères qui ne pilotent pas l'appareil

Références

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  1. UP: Railroad Terms Glossary, Union Pacific Railroad (lire en ligne)
  2. Kara Kovalchik, True Crimes: The Man Who Hijacked a Cargo Jet, (lire en ligne)
  3. Alan Levin et Harry Suhartono, Pilot Who Hitched a Ride Saved Lion Air 737 Day Before Deadly Crash, (lire en ligne)
  4. (en) Nadine Yousif, « Off‑duty pilot accused of trying to crash Alaska Airlines flight », BBC News, (lire en ligne, consulté le )