Deborah Posel

sociologue sud-africaine

Deborah Posel est une sociologue sud-africaine, professeure émérite à l'université du Cap (UCT). Ses travaux portent principalement sur la sociologie historique de l'apartheid et la sociologie de l'Afrique du Sud post-apartheid.

Deborah Posel
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Biographie
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Sud-africaine
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Formation académique

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Deborah Posel est née à la fin des années 1950. Son père est mathématicien appliqué et sa mère est historienne. Deborah Posel obtient son baccalauréat à l'âge de 16 ans[1]. Elle étudie la philosophie à l'université du Witwatersrand, à Johannesburg. En 1981, elle commence un doctorat au Nuffield College d'Oxford sur la sociologie historique de l'apartheid et ses origines[2]. Après avoir soutenu sa thèse en 1987, elle effectue des séjours à l'université d'Oxford, à l'université Harvard et dans des institutions académiques en Afrique du Sud[1].

Postes universitaires

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En 2001, Deborah Posel fonde le Wits Institute for Social and Economic Research (WiSER) à l'université de Witwatersand. À ses débuts, l'institut reçoit un financement de 25 millions de rands pour les cinq premières années, un montant qualifié d'« inédit » par le Mail & Guardian[3]. Sous la direction de Posel, l'institut sélectionne cinq grands axes de recherche : l'argent, les questions raciales, la sexualité, la criminalité et l'État[3],[4].

Deborah Posel annonce sa démission de WiSER début 2009[1]. Elle rejoint son mari à l'université du Cap (UCT), où, l'année suivante, elle fonde l'Institute for Humanities in Africa (HUMA). Ses principaux thèmes de recherche sont « l'humanité » et le consumérisme. Le groupe de chercheurs fondateurs de l'HUMA comprend également Shamil Jeppie, Jonny Steinberg (en) et Natasha Distiller[5].

Deborah Posel a été professeure invitée à l'Institute of Advanced Studies de l'University College London en 2018-2019[6]. En 2021, elle est professeure émérite à l'UCT et professeure à l'université de l'État libre[7]. Elle est membre de l'Académie des sciences d'Afrique du Sud[8].

La thèse de doctorat de Deborah Posel a servi de base à son premier ouvrage, largement cité, sur les origines de l'apartheid : The Making of Apartheid, 1948–1961: Conflict and Compromise (1991)[1],[9]. Selon Hermann Giliomee, « les travaux de Posel ont ouvert une nouvelle perspective en présentant l'apartheid comme une politique et une idéologie largement façonnées par les luttes post 1948 au sein du mouvement nationaliste »[10].

Plus tard, Deborah Posel a travaillé sur la sociologie de l'Afrique du Sud post-apartheid, ses recherches portant notamment sur la Commission Vérité et Réconciliation, le consumérisme et les violences sexuelles[1],[6]. Deux articles de Deborah Posel, publiés en 2001, sur la racialisation en Afrique du Sud pendant et après l'apartheid, sont également largement cités : « Race as Common Sense: Racial Classification in Twentieth-Century South Africa » dans l'African Studies Review et « What's in a Name? Racial Categorisations under Apartheid and Their Afterlife » dans Transformation[11],[12].

Vie personnelle

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Posel est juive[13] et opposée à la politique israélienne en Palestine[14],[15]. Elle est marié à Max Price (en), ancien vice-chancelier de l'UCT[16], qu'elle a rencontré à Oxford[1].

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 (en-GB) Linda Nordling, « Chequered future », The Guardian,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  2. ↑ (en) Leeds University Centre for African Studies, « Contemporary Africas, Creative Africas: Con », sur eu.eventscloud.com (consulté le ).
  3. 1 2 (en) « Wits gets wiser », sur Mail & Guardian, (consulté le ).
  4. ↑ (en) « A year older, and wiser », sur Mail & Guardian, (consulté le ).
  5. ↑ (en) « HUMA institute to trigger lively debate », sur Mail & Guardian, (consulté le ).
  6. 1 2 (en) « Professor Deborah Posel », Institute of Advanced Studies (IAS), (consulté le ).
  7. ↑ (en) « ‘An enthusiastic champion of the interdisciplinary project’ », University of Cape Town, sur uct.ac.za, (consulté le ).
  8. ↑ (en-US) « Members », ASSAf, sur assaf.org.za (consulté le ).
  9. ↑ (en) « Ambitious tomes offer grand, unrivalled sweep of history », sur Mail & Guardian, (consulté le ).
  10. ↑ (en) Hermann Giliomee, « The Making of the Apartheid Plan, 1929–1948 », Journal of Southern African Studies, vol. 29, no 2,‎ , p. 373–392 (ISSN 0305-7070, lire en ligne).
  11. ↑ (en) Deborah Posel, « Race as Common Sense: Racial Classification in Twentieth-Century South Africa », African Studies Review, vol. 44, no 2,‎ , p. 87–113 (ISSN 0002-0206, DOI 10.2307/525576, lire en ligne Accès payant).
  12. ↑ (en) Deborah Posel, « What's in a Name? Racial Categorisations under Apartheid and Their Afterlife », Transformation: Critical Perspectives on Southern Africa, no 47,‎ , p. 50–74 (lire en ligne).
  13. ↑ (en-US) Deborah Posel et Leslie Swartz, « Darker Shade of Pale: why I wrote a book about my grandfather and how it changed my view of him », sur The Conversation, (consulté le ).
  14. ↑ (en) Deborah Posel, « SA Jews must face up to complicity », sur Mail & Guardian, (consulté le ).
  15. ↑ (en-US) « SA Jews speak out against Israel’s assault on Gaza », News24, (consulté le ).
  16. ↑ (en-US) Jenni Evans, « Max Price packs up to rest, learn the sax, and perhaps write a book », News24, (consulté le ).

Liens externes

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