Declercq Passementiers

entreprise industrielle française

Declercq Passementiers est un fabricant passementier depuis 1852, installé au 15, rue Étienne-Marcel, dans le 1er arrondissement de Paris et à Montreuil-aux-Lions (Aisne), spécialisé dans la production de fils, galons, glands, embrasses, franges, cordons, etc. en soie ou coton de très grande qualité, avec plus de dix mille références. Le travail s'y fait sur différents types d'outillages, des métiers à tisser à la simple aiguille selon les productions.

Declercq passementiers
Création 1852
Forme juridique Société par actions simplifiée
Siège social 1er arrondissement de Paris
Direction Jérôme et Elisa Declercq
Activité fabrication d’autres textiles techniques et industriels
Effectif 20 à 49 salariés
SIREN 419324348Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web www.declercqpassementiers.frVoir et modifier les données sur Wikidata

La production s'adresse tant aux hôtels, aux châteaux, aux musées nationaux, aux décorateurs, aux tapissiers, aux monuments historiques qu'aux particuliers. L'entreprise réalise aussi du sur-mesure pour ses clients, une activité représentant en 2020 50 % du chiffre d’affaires[1]. L'export représente en 2021 jusqu'à 60 % du chiffre d'affaires de l'entreprise[2].

En 2026, l'usine embauche 18 à 22 artisans d'art dans l'Aisne[3].

Histoire

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L'entreprise est créée en 1852 par Joseph Bertaud qui achète une petite fabrique de passementerie située 34 rue Quincampoix à Paris[4].

Sa fille Marie Louise Bertaud lui succède en 1900, et l'entreprise déménage rue Saint Sauveur à Paris.

En 1930, Gaston Perret crée La Passementerie Nouvelle[5],[6].

En 1948, sa fille Jacqueline Perret Declercq, commence à travailler avec lui, puis prend la direction de l’entreprise en collaboration avec son propre fils Claude.

En 1971, La Passementerie Nouvelle déménage rue Étienne Marcel[7]. Elle rachète en 1972 la maison Louvet & Mauny remontant au XVIIIe siècle. Puis, en 1977 la maison Boudin reconnue pour la fabrication de magnifiques passementeries durant la 1re moitié du XXe siècle. Claude Declercq développe des ateliers à Montreuil-aux-Lions (Aisne)[8] et l'export international. Ses enfants le rejoignent : Jérôme Declercq (en 1980), Élisa (en 1990).

En 1996, La Passementerie Nouvelle devient "Declercq Passementiers". En 2011, Jérôme et Elisa Declercq prennent la direction de l’entreprise, respectivement pour la partie commerciale / création, et la partie fabrication[9]. En 2012, Margot Declercq, fille de Jérôme, entre dans l’entreprise familiale. En 2014, l'entreprise lance la branche "Declercq tissus".

Le 13 mai janvier 2025 la société est placée en redressement judiciaire[10].

Réalisations

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Parmi les commanditaires connus figurent la Maison Blanche, Buckingham Palace, le château de Schönbrunn ; en France le Mobilier national[11], les châteaux de Versailles, de Compiègne, de Fontainebleau, de Chantilly, le Centre des monuments nationaux (hôtel de la Marine), l’Opéra Garnier[12], etc.

Château de Versailles, petit appartement de la reine





Notes et Références

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  1. « Declercq Passementiers a le vent en poupe à l'étranger », Le Journal des entreprises, (lire en ligne)
  2. [vidéo] The Craft Project, « Jérôme Declercq à l'attaque de la modernité (saison 2, épisode 15) », sur YouTube, (consulté le )
  3. Claire Bommelaer, « Le cri d'alarme d'un passementier d'art », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le )
  4. « La Maison - Declercq Passementiers », sur declercqpassementiers.fr (consulté le )
  5. Annuaire du commerce Didot-Bottin, Paris, (lire en ligne)
  6. Archives commerciales de la France : journal hebdomadaire..., Paris, (lire en ligne)
  7. Art et décoration, (lire en ligne)
  8. Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, (lire en ligne)
  9. Catherine Deydier, Passementeries : l'excellence Declercq Passementiers [version anglo-saxonne: Trimmings: Declerq Passementier's Mastery of Excellence], éditions de La Martinière, , 200 p.
  10. Annonce n° 2345 du BODACC A n° 20250103 publié le 30/05/2025
  11. « Collection du Mobilier national MN/Lab », sur Collection du Mobilier national MN/Lab (consulté le )
  12. Catherine Deydier, Passementeries : l'excellence Declercq Passementiers (version anglo-saxonne: Trimmings: Declerq Passementier's Mastery of Excellence), éditions de La Martinière, , 200 p.
  13. Élisabeth Caude, « La restauration des tissus du Cabinet de la Méridienne », sur Société des amis de Versailles,
  14. « Versailles : la chambre du Roi restituée », sur Atrium. Patrimoine & restauration
  15. Nicolas Garnier-Pelle, « La restauration de la Tribune », Musée Condé : bulletin, , p. 34 (lire en ligne)

Liens externes

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Bibliographie

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  • Catherine Deydier, Passementeries : l'excellence Declercq Passementiers, éditions de La Martinière, 2023, 200 p. (version anglo-saxonne: Trimmings: Declerq Passementier's Mastery of Excellence).
  • Hortense Albisson « [Secrets d’atelier] La passementerie, le "bijou de fil" des grands décors français », Connaissance des arts, 12 octobre 2023.
  • T5Monde, « Declercq passementiers. La haute couture de l'ornement », L'Art et la matière, 2025.