Delia Maldonado

syndicaliste uruguayenne

Delia Maldonado, née en , est une ouvrière de l'industrie textile et cadre syndicale uruguayenne.

Delia Maldonado
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Biographie
Naissance
Nationalité
Domicile
Activités
Travailleuse du textile, syndicalisteVoir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Parti politique
Membre de
Congreso Obrero Textil (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Delia Maldonado naît dans le département de Durazno en 1927 et déménage avec sa sœur à Montevideo en 1945. Elle trouve un emploi de domestique auprès d'une famille nazie avant d'être employée par une autre famille plus proche de ses propres convictions. Elle attrape la tuberculose et doit arrêter de travailler jusqu'à son rétablissement[1].

Elle devient alors ouvrière dans un atelier de bonneterie où elle travaille au noir, sans contrat. Elle est rapidement promue en tant que formatrice pour les jeunes filles nouvellement recrutées. Malgré ses nouvelles responsabilités, son salaire reste le même. Elle contracte une appendicite, ce qui l'oblige à s'absenter aux toilettes régulièrement. Ses aller-retour deviennent un motif de renvoi. Sans syndicat ou preuve écrite, elle n'a aucun recours[1]. Sa situation témoigne du statut des travailleuses dans les années 1940, considérées comme une main d’œuvre de substitution bon marché[2].

En 1951, elle est employée par l'usine textile Hipertex dirigée par un Polonais juif et communiste. Elle garde cet emploi jusqu'à sa retraite, en 1974[1]. Elle adhère au parti socialiste d'Uruguay[3].

Syndicalisme

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Dans les années 1950, les ouvriers d'Hipertex se syndiquent et, grâce aux conseils des ouvriers plus expérimentés, rejoignent l'Unión Obrera Textil (« Syndicat des travailleurs du textile »)[1]. Cette période est marquée par une grosse évolution du nombre d'adhérents dans la capitale. Ils se rassemblent tous les dimanches pour l'assemblée générale dans un club de boxe désaffecté appelé El Boston. Delia Maldonado y prend la parole avec Blanca Peralta, Héctor Rodríguez (político uruguayo) (es) et Eusebio Caetano [4.1]. Au même moment, les mesures anti-syndicales du gouvernement uruguayen se durcissent[2].

Delia Maldonado devient une dirigeante syndicale et participe activement au Congreso Obrero Textil qui fédère différents syndicat de l'industrie textile[1],[2]. Aux côtés d'autres militantes comme Irene Pérez, Delia Rodriguez, Ocklahoma Acosta et Jorgelina Martínez, Delia Maldonado parvient à gravir les échelons malgré la sous-représentation des femmes dans les syndicats et les attitudes paternalistes des hommes militants[1],[2],[4.2].

Avec d'autres militantes, elle essaye de créer des syndicats au sein des ateliers de bonneterie de la capitale, ce qui est très difficile car ces entreprises emploient peu de personnel[4.3].

En 1954, avec Jorgelina Martínez, elle représente les ouvrières uruguayennes à la Conférence mondiale des travailleuses de Budapest[4.4]. Leur voyage est financé par une collecte au sein du Congreso Obrero Textil[4.5]. Une fois rentrées en Uruguay, elles organisent ensemble la Primer Encuentro de Mujeres Trabajadoras (« première rencontre nationales des travailleuses »)[4.6].

Liens externes

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Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 (es) Rudolph Porrini, « MALDONADO, Delia », Diccionario biográfico de las izquierdas latinoamericanas,‎ (ISSN 2718-644X, lire en ligne)
  2. 1 2 3 4 (es) « Trayectorias militantes: la perspectiva femenina de la obrera textil Delia Maldonado », Trabajo & utopía (Órgano de difusión del PIT-CNT), no 115,‎ (lire en ligne [PDF])
  3. ↑ (es) Rodolfo Porrini, « Experiencias de clase trabajadora e ideologías en conflicto (1940-1950) », dans María Magdalena Camou, Rodolfo Porrini, Trabajo e historia en Uruguay. Investigaciones recientes, Montevideo, Universidad de la República, (lire en ligne)
  4. (es) María Julia Alcoba Rossano, Las mujeres, ¿dónde estaban?, Primero de Mayo, (ISBN 978-9915-40-711-1, lire en ligne)
    1. ↑ p.68-69
    2. ↑ p.63
    3. ↑ p.71
    4. ↑ p.77
    5. ↑ p.74
    6. ↑ p.104