Denis Olivennes
Denis Olivennes, né le dans le 16e arrondissement de Paris, est un haut fonctionnaire, chef d'entreprise et essayiste français. Il est Directeur général adjoint chargé des affaires sociales d'Air France, Président de Numericable, Directeur général de Canal+, Président-directeur général de la Fnac, du Nouvel Observateur puis d'Europe 1 et de Lagardère Active, et Président du conseil de surveillance de CMI France. De à 2022, Denis Olivennes est cogérant du quotidien français Libération. Le , il est devenu Président d'Editis.
| Président Editis | |
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| depuis | |
| Président du conseil de surveillance CMI France (d) | |
| depuis | |
| Directeur général (en) Libération | |
| - | |
| Directeur général (en) Europe 1 | |
| - | |
| Naissance | |
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| Nationalité | |
| Formation | |
| Activités |
Chef d'entreprise, fonctionnaire, dirigeant de presse |
| Père |
Armand Olivennes ou Benjamin Olivennes (d) |
| Fratrie | |
| Conjoint |
Inès de La Fressange (depuis ) |
| Membre de | |
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| Distinctions |
Biographie
modifierFamille et vie privée
modifierDenis Olivennes est né le à Paris. Issu d'une « famille juive allemande »[1], il grandit dans une famille « bourgeoise », dans une fratrie de trois garçons [1]. Son père , Armand Olivennes « de son vrai nom Olievenstein », est psychiatre et poète[1]. Son oncle paternel est Claude Olievenstein estpsychanalyste et médecin spécialisé en toxicomanie[2].
Son frère aîné, François Olivennes, est un médecin et professeur spécialisé en gynécologie et en obstétrique. Son plus jeune frère, Frédéric, dirige Radio Classique avant de devenir le Directeur général du groupe Audiens[1].
Divorcé d'Angélique Berès, fille de Pierre Berès, Denis Olivennes est l'époux de l'ex-mannequin Inès de La Fressange[3] depuis 2009[4]. Il est le père de Benjamin Olivennes, normalien (promotion 2009)[5], de Simon Olivennes[6], également normalien (promotion 2013)[7], président de la section du Parti socialiste de l'ENS[8], et de Paul Olivennes.
Jeunesse et études
modifierÀ 15 ans, il est membre d'un groupuscule d'extrême gauche proche de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire), dans ce qu'on appelle les comités rouges. Il deviendra plus tard membre du CERES, classé à l'aile gauche du Parti socialiste, puis se rapprochera de Laurent Fabius[9],[10],[11].
Ancien élève de l'École normale supérieure de Saint-Cloud (1980 L), il est agrégé de lettres modernes[12], diplômé de l'IEP de Paris (1985, section Service Public)[13] et ancien élève de l'ENA (promotion Michel de Montaigne, 1986-1988)[14].
Carrière
modifierDébuts professionnels
modifierDenis Olivennes commence sa carrière en tant qu'auditeur à la Cour des comptes, avant de devenir en 1992 le conseiller du Ministre de l'économie et des finances, puis du Premier ministre Pierre Bérégovoy. En 1993, il rejoint le groupe Air France, dont il deviendra secrétaire général. Il intègre la promotion 1996 des « Young Leaders » de la French-American Foundation[15]. Il quitte Air France en 1997 et devient Président-directeur général de CGV[16],[17],[18]. Il collabore dans le même temps à la Fondation Saint-Simon, qui réunit alors dirigeants d'entreprises, politiciens et hauts fonctionnaires dans le but de promouvoir les idées libérales[19].
Le Ministre de l’Économie et des Finances Laurent Fabius lui propose en la fonction de Directeur de cabinet mais il décline l'offre[20].
Il conseille à Daniel Kretinsky de racheter Atos le , valorisées à 2 milliards d'euros[21].
Dirigeant d'entreprise
modifierCanal+
modifierÀ la suite de la fusion, le , de Canal+, Vivendi et Universal dans l'entité Vivendi Universal (VU), Olivennes devient Directeur général de Canal+ France et, de fait, le principal dirigeant effectif de la chaîne, Pierre Lescure[22], co-Directeur général[23], passant l'essentiel de son temps à Los Angeles où il supervise les activités d'Universal. Dans le même temps, Jean-Marie Messier met en place un plan d’économies drastique. En France, Canal+ doit réaliser 400 millions d'euros d'économies sur deux ans et un plan social qui prévoit 217 licenciements. Les tensions qui règnent avec Vivendi causées par les mesures d'économies imposées entraînent le départ d'Olivennes le — avec une indemnité de départ de 3,2 millions d'euros[24].
PPR
modifierOlivennes rejoint la même année le groupe PPR (renommé Kering) en tant que Directeur général distribution, puis est nommé en 2003 à la tête du groupe Fnac en tant que Président-directeur général. Il y mène plusieurs projets, notamment l’ouverture des magasins Fnac en périphérie des grandes agglomérations, et met sur pied le site Internet fnac.com. En 2007, la Fnac réalise un de ses meilleurs exercices financiers depuis 10 ans[25]. Il organise en 2007 un stage pour Pierre, le fils aîné de Nicolas Sarkozy, intégré sous une fausse identité[6].
Le Nouvel Observateur
modifierEn , Denis Olivennes quitte la Fnac et le groupe Kering pour rejoindre Le Nouvel Observateur en tant que Directeur général délégué et directeur de la publication[26],[27]. Il est alors décrit par Le Monde comme le « fils chéri de la gauche bobo »[28].
Groupe Lagardère
modifierFin 2010, Olivennes quitte le magazine pour succéder à Alexandre Bompard à la tête d'Europe 1[29],[30]. Au sein du groupe Lagardère, il est Président-directeur général d'Europe 1 et responsable du pôle d'information de Lagardère Active[31] (Paris-Match, JDD, Newsweb). Le , il est nommé président de Lagardère Active[32],[33], en remplacement de Didier Quillot[34]. Les résultats 2015 montrent un redressement de la rentabilité de cette société et permettent à Olivennes de continuer la mue du groupe en poursuivant le rapprochement entre le JDD et Europe 1[35],[36].
En , Denis Olivennes, PDG de Lagardère Active alors propriétaire du magazine Union, annonce que le groupe cherche à se séparer de certains de ses magazines afin de se concentrer sur les marques les plus rentables (Elle, Paris Match, Télé 7 Jours, etc.). Dix autres titres, dont Union, seraient vendus ou arrêtés s'ils ne trouvaient pas d'acquéreur[37].
En , Arnaud Lagardère fait part de l'augmentation de la rentabilité de Lagardère Active[38] pour l'exercice 2016. En avril de la même année, il annonce qu'il prend la présidence de la radio pour redresser les audiences[39]. En juillet, le groupe Lagardère annonce l'augmentation de la rentabilité de Lagardère Active au premier semestre 2017[40]. En septembre, Denis Olivennes annonce qu'il ouvre un « nouveau cycle stratégique après un cycle de transformation réussie » qui a vu le résultat opérationnel augmenter de 21 %[41].
À partir de , il conduit le processus de cession des activités de presse, de radios internationales, de numérique et de télévision par le groupe Lagardère, « mené en un semestre et qui devrait rapporter un montant de 400 millions d'euros, conforme à ce que le vendeur espérait. »[42]. Le , Denis Olivennes révèle son prochain départ de Lagardère Active en dressant un bilan positif de son action[43].
En , devant les parlementaires de la mission d'information sur une nouvelle régulation de la communication à l'ère numérique de l'Assemblée nationale, Denis Olivennes rappelle qu'en dépit d'une perte de 12 % de son chiffre d'affaires entre 2012 et aujourd'hui, essentiellement dans la presse, Lagardère Active a vu sa rentabilité opérationnelle gagner 40 % et son chiffre d'affaires à l'international grimper à près de 40 %[44].
En , dans un article du Figaro[45], il révèle son prochain départ de Lagardère Active et dresse le bilan de son action en disant qu'entre 2012 et 2017, hors Europe 1, le résultat opérationnel a augmenté de 40 %.
Groupe CMI France
modifierEn , Denis Olivennes est nommé par Daniel Křetínský à la présidence non-exécutive le groupe CMI France, le regroupement de médias compte neuf titres (Marianne ainsi que les huit publications rachetées à Lagardère Active[46]). Denis Olivennes affirme alors que Kretinsky ne veut pas « perdre d'argent avec ses médias, mais il n'en attend pas non plus une rentabilité comparable à ses autres activités »[47]. Dans le même temps, CMI France acquiert auprès de Lagardère l'essentiel de ses titres de la presse magazine en France dont Elle, Télé 7 Jours, France Dimanche, Ici Paris et Public[48].
En , le montant de la vente de Lagardère Active est connu : 1 milliard d'euros[49], « le double de la valorisation estimée par les analystes » rapporte Challenges. Dans une interview accordée à L'Express, Denis Olivennes rappelle : « quand je suis arrivé à Europe 1, elle était la troisième radio généraliste et la quatrième radio nationale, on était à 8,9 points d'audience. Quand j'ai quitté Europe 1, elle était la troisième généraliste et la quatrième nationale, à 8,1 points. Aujourd'hui, elle est à 6,4 points, sixième radio généraliste, huitième ou neuvième radio nationale[50]. »
Le , il remplace Clément Delpirou est remplacé à la tête de Libération. Il est décrit comme « un chef d’entreprise et haut fonctionnaire d’obédience néolibérale »[51] Denis Olivennes devient cogérant du quotidien avec Paul Quinio, également directeur de la rédaction par intérim,[52],[53]. Sur proposition de Denis Olivennes, directeur général et cogérant du titre, Dov Alfon — ancien rédacteur en chef du quotidien israélien Haaretz[54] et responsable de la stratégie numérique de Libération depuis juin 2020[55],[56],[57] — est nommé le directeur de la rédaction[58].
Le , dans une interview à Mind Média[59], Denis Olivennes présente les résultats 2020 de la société et dresse un premier bilan de ses six mois à la tête du quotidien : il commente les nouveaux projets de développement éditoriaux, techniques et marketing et annonce que « Libération affiche la plus forte progression des abonnés en ligne de la presse quotidienne nationale en 2020 – en passant de 20 000 abonnés numériques fin 2019 à 50 000 aujourd’hui – et la plus forte progression de l’audience site et papier des quotidiens nationaux dans la dernière étude de l’ACPM[60] ». Denis Olivennes compte sur 110 000 abonnements numériques « fin 2023 » afin de viser l'équilibre financier du quotidien[61].
En 2021, il crée avec Caroline Fourest le magazine Franc-Tireur[62]. Selon Denis Olivennes, Franc-Tireur s'adresse à « ceux qui combattent les radicalités de part et d'autre, qui sont féministes sans verser dans un néo-féminisme extrême, qui sont antiracistes mais par forcément décoloniaux »[63].
En , il annonce que CMI cherche un repreneur pour le journal Marianne confirmant un « hiatus entre les aspirations de l'actionnaire europhile et la ligne éditoriale souverainiste »[64]. En , CMI renonce finalement à la vente de Marianne et remplace Natacha Polony « qui a pris acte des difficultés à trouver une solution de reprise externe » et « choisi de partir »[65] par Fréderic Taddeï comme Directeur du magazine et Ève Szeftel, venue de Libération, comme directrice de la rédaction[66]. Plusieurs sources la présentent, à partir de cette période, comme une proche de ce dernier[67].
Le , l’Arcom annonce ne pas renouveler les fréquences de C8 et NRJ 12 et retenir le projet de Ouest-France d’une part et de CMI (Réels TV) d’autre part. Denis Olivennes a défendu de projet devant l’Arcom le en compagnie de Raphaël Enthoven, Caroline Cochaux, Ava Djamshidi (directrice du magazine Elle) et Giuseppe de Martino[68]. Dans Stratégies, il précise : nous allons « faire une télévision en trois D — documentaires, débats, divertissement — "récréativement raisonnable", qui nuise à la bêtise et arme la sagesse sans qu’on s’embête[69]. »
Le , Denis Olivennes, annonce que le nom définitif de la chaîne est « T18 »[70].
En , Il intervient dans le rachat par CMI du studio de podcast Louie Média[71].
En mai 2026, Le Monde avance qu’un article publié par Marianne et consacré à la première année de Richard Ferrand à la tête du Conseil constitutionnel, aurait été modifié après des échanges avec l’actionnaire. L'article précisait notamment que Denis Olivennes et Richard Ferrand sont proches[72]. Denis Olivennes a adressé un Droit de réponse au Canard Enchainé[73].
Libération
modifierLe , il est nommé cogérant et directeur général du quotidien français Libération[74]. « À la suite de l'annonce de la création du FDPI (Fonds de dotation pour une presse indépendante) garantissant la stabilité et l'indépendance actionnariales de Libération, le management du titre est renforcé : Denis Olivennes est nommé DG et co-gérant de Libération. A l'issue de la création du Fonds de dotation, il prendra la présidence de Presse Indépendante SAS, société chargée du management de journal, dont il aura le contrôle opérationnel » précise un courriel envoyé aux salariés dans le journal Le Point[75]. Dans Les Échos[76], ses propos devant les salariés réunis en assemblée générale sont repris : « Je remercie Patrick Drahi pour l'honneur qu'il me fait. Avec les équipes de Libération, nous allons travailler ensemble à construire l'avenir du journal, dans la fidélité à son histoire et le respect scrupuleux de ses valeurs de quotidien de gauche. »
Le , par une majorité de 90,8 %, les journalistes de Libération approuvent la proposition de Denis Olivennes de nommer le journaliste et écrivain franco-israélien Dov Alfon directeur de la rédaction à la suite de la vacance laissée par Laurent Joffrin. Dov Alfon devient également directeur de la publication en remplacement de Denis Olivennes et cogérant du journal en compagnie de ce dernier[77],[78].
En , la SARL Libération passe à SAS Presse indépendante, détenue à 99,99 % par un fonds de dotation indépendant — le Fonds de dotation pour une presse indépendante (FDPI) —, et à 0,01 % par Denis Olivennes Conseil, tandis que Denis Olivennes lui-même — qui détient des actions à droit de vote préférentiel et le contrôle de SAS Presse indépendante, ainsi qu'un droit de préemption des actions du fonds en cas de cession — reste cogérant du quotidien. La question de la soi-disant indépendance du quotidien se pose alors, d'autant plus qu'Altice, la maison-mère de SFR, conserve une forte influence sur le journal. Ses cadres, Olivennes y compris, sont présents à tous les étages du montage juridique qui permet de le contrôler[79].
Depuis le , Denis Olivennes n'est plus directeur général et co-gérant de Libération, mais président Presse Indépendante SAS (PIsas)[80] qui est propriétaire de Libération. Daniel Křetínský est entré dans le Fonds de dotation pour la presse indépendante, propriétaire de Libération via PIsas, et a prêté 14 millions à Libération qui résout le financement de son développement[81]. Il a accru son prêt en 2023[82].
En 2023, Libération enregistre la plus forte hausse de diffusion de la presse quotidienne nationale[83]. En , Libération annonce sur son compte X avoir franchi pour la première fois de son histoire le cap des 100 000 abonnés. En juillet de la même année, alors qu'il s'y était engagé, Olivennes signe avec la société des journalistes un accord qui accroît les droits de gouvernance des journalistes[84].
Fin 2024, Libération annonce avoir atteint plus d'un million de lecteurs pour son édition papier et autant pour son site web par jour[85]. Dans cette année, Libération a enregistré la plus forte progression de diffusion de la presse quotidienne[86].
En mai 2026, Dov Alfon quitte le journal et est remplacé par Sonia Delesalle-Stolper alors cheffe du service international du journal, sur proposition de Denis Olivennes qui considère cela comme un choix de renouvellement et d'ouverture[87].
Le , le journaliste Dov Alfon, qui vient de fêter ses 65 ans, quitte la direction de la rédaction de Libération, car il a choisi de reprendre l’écriture[88]. Pour le remplacer, la proposition de Nicolas Barré "sera soumise au vote de la rédaction, conformément aux statuts du journal", a annoncé quelques heures plus tard Denis Olivennes, président de la société actionnaire principale de Libération[89].
Editis
modifierDevant les salariés d’Éditis, Denis Olivennes explique, en , qu’il va falloir « publier moins pour vendre plus »[90]. En mars, selon Le Monde, « Editis réalise un coup d’éclat en recrutant Adrien Bosc. […] le deuxième groupe d’édition français place M. Bosc à la direction de Julliard et prend le contrôle des Editions du sous-sol […], la maison qu’il a fondée[91]. » En août, Editis rachète les éditions Delcourt, 3e éditeur français de bandes dessinées[92], portant ainsi sa part de marché dans ce secteur à 15 %[93].
Le , la Commission européenne annonce le rachat d'Editis, deuxième groupe français d'édition, par Daniel Křetínský[94].
Le suivant, parallèlement à ses fonctions à CMI et PIsas, Denis Olivennes en prend la présidence[95], et déclare : « Pour concurrencer Hachette, Editis devra prendre plus de risques[96],[94]. » Il nomme Catherine Lucet Directrice générale[97].
En , Denis Olivennes est nommé Directeur général d'Editis, où il succède à Catherine Lucet qui devient Vice-présidente du groupe[98].
En avril 2026, Denis Olivennes nomme Dalila Zein Directrice Générale d'Editis, il en reste Président[99].
T18
modifierLa chaine de télévision T18 est lancée le . Denis Olivennes déclare vouloir en faire un espace télévisuel « raisonnable et distrayant » et défend une ligne éditoriale fondée sur « la liberté, le pluralisme, l'indépendance, au moment où l'on voit émerger, partout en Europe, un risque illibéral, des deux côtés de l'échiquier politique, qui menace fondamentalement notre démocratie. »[100].
Après 9 mois d'existence, T18 atteint 1% d'audience ce qui la place en tête des lancements de chaine sur la TNT[101],[102].
Émissions sur Public Sénat
modifierChristopher Baldelli, président de la chaîne Public Sénat annonce en qu’il « va [lui] confier les rênes d’une nouvelle émission littéraire hebdomadaire[103]. » À la rentrée de , il cesse la présentation compte tenu de ses « nouvelles fonctions dans le monde de l’édition »[104]. Toujours sur Public Sénat, il prend en charge la présentation d’Élémentaire, une nouvelle émission bimensuelle de 30 minutes[105].
Prises de position
modifierDans son essai Un étrange renoncement (2021), il prend position en faveur de politiques privilégiant la croissance économique et attaque les positions de la militante écologiste Greta Thunberg, dont il estime que le « monde est un cauchemar »[106].
En , il publie La France doit travailler plus (et les Français être mieux payés) aux Éditions Albin Michel, où il soutient la thèse selon laquelle la France s’appauvrit parce que son taux d’emploi est trop faible et les prélèvements excessifs sur le travail découragent les jeunes, les femmes, et les personnes de plus de 60 ans de travailler. Selon le journal Le Figaro, « les tenants de ce discours ont pris une place considérable dans le débat public ces derniers mois à l’image de Denis Olivennes (…) qui a fait la tournée de plateaux (…) avec un certain succès »[107]. Les idées d'Olivennes sont reprises par François Bayrou et Gabriel Attal[108], Astrid Panosyan Bouvet[107] et Emmanuel Macron[109].
Le , lors d'une présentation de son Dictionnaire amoureux des juifs de France au Centre européen du judaïsme à Paris, Olivennes affirme, « participer à sa manière » à la « bataille » pour un meilleur traitement médiatique d'Israël, en particulier depuis « l'affaire de Gaza ». La diffusion d'un extrait de son intervention dans une vidéo sur les réseaux sociaux provoque une polémique. Olivennes affirme que cette vidéo a été tronquée, mais la rédaction de Libération réagit en faisant part de son inquiétude[110]. La vidéo a été tronquée comme le rapporte le site Arrêt sur images[111].
Engagement
modifierIl est Président du Comité de soutien de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH)[112].
Réseau
modifierDécorations
modifierPublications
modifier- Nicolas Baverez et Denis Olivennes, L' impuissance publique: l'Etat, c'est nous ..., Calmann-Lévy, (ISBN 978-2-7021-1822-1, OCLC 23732239, lire en ligne)
- Denis Olivennes, La gratuité, c'est le vol: quand le piratage tue la culture, Bernard Grasset, (ISBN 978-2-246-71891-8, OCLC 85829917, lire en ligne)
- Denis Olivennes et Mathias Chichportich, Mortelle transparence, Albin Michel, (ISBN 978-2-226-40251-6, présentation en ligne)
- Denis Olivennes, Le délicieux malheur français, Albin Michel, (ISBN 978-2-226-44300-7, présentation en ligne)
- Denis Olivennes, Un étrange renoncement, Albin Michel, (ISBN 978-2-226-45516-1, présentation en ligne)
- Denis Olivennes, La France doit travailler plus, Albin Michel, (ISBN 978-2-226-49156-5)
- Denis Olivennes et Alain Bouldouyre, Dictionnaire amoureux des Juifs de France, Plon, coll. « Dictionnaire amoureux », (ISBN 978-2-259-32135-8, présentation en ligne)
Rapport Olivennes
modifierDenis Olivennes a souvent pris position pour la possibilité de vendre de la musique sans DRM, rejetant la responsabilité de leur mauvaise image et de leur échec commercial sur les maisons de disques. Cependant il s'est toujours opposé au concept de licence globale, un temps mentionnée lors du débat de préparation à la loi DADVSI en France[117].
En 2007, Nicolas Sarkozy lui confie une mission qui produit le rapport Olivennes[118], remis à la ministre de la Culture Christine Albanel, sur l'offre culturelle et la lutte contre le partage illégal sur internet[119],[120],[121]. Le rapport, à l'origine du projet de loi Hadopi[122], a suscité quelques fortes critiques à l'Assemblée nationale[123], le en particulier de la part de Christian Paul, député PS de la Nièvre.
L'association de consommateurs UFC-Que Choisir, quant à elle, dénonce « la surenchère répressive »[124]. Guillaume Champeau, dirigeant du site Ratiatum, y voit « une vision consumériste de la culture »[125].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 Violaine de Montclos, « François, Denis et Frédéric Olivennes : les trois frères », sur Le Point, (consulté le ).
- ↑ Rédaction, « Biographie : Claude Olievenstein », sur Le Nouvel Observateur, .
- ↑ Élodie Hébrard « Inès de la Fressange : elle repart vers une autre vie », sur le site de Gala, .
- ↑ « Les couples qui ont enflammé la Croisette » sur 20 minutes, 18 mai 2011.
- ↑ « L'annuaire », sur ens.fr (consulté le ).
- 1 2 « Les petits secrets de Denis Olivennes, nouveau patron de Match et d’Europe 1 », sur capital.fr, (consulté le ).
- ↑ « L'annuaire », sur ens.fr (consulté le ).
- ↑ « Panama Papers : le feuilleton continue » [vidéo], sur Europe 1 (consulté le ).
- ↑ Nolwenn Le Blevennec, « Canal+, Fnac, L'Obs, Europe 1 : Olivennes, l'homme-rebond », Rue89, nouvelobs.com, 30 novembre 2010
- ↑ « Les petits secrets de Denis Olivennes, nouveau patron de "Match" et d’Europe 1 », capital.fr, 2 novembre 2011.
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- ↑ « http://www.republique-des-lettres.fr/10354-denis-olivennes.php »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?).
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- ↑ Grégory Rzepski, « Ces viviers où prolifèrent les "experts" médiatiques », sur Le Monde diplomatique, .
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- ↑ Guillaume Champeau, « Denis Olivennes quitte la Fnac pour diriger Le Nouvel Observateur », Numerama, (lire en ligne, consulté le ).
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- ↑ Pierre de Gasquet, « Claude Perdriel : la double vie du skipper du Nouvel Obs », lesechos.fr, 22 avril 2008, mis à jour le 6 août 2019.
- ↑ « Europe 1 : Denis Olivennes remplace Alexandre Bompard » sur le site LeParisien.fr, 30 novembre 2010.
- ↑ « Arnaud Lagardère : “J’ai décidé de prendre la présidence d’Europe 1” » sur lemonde.fr du 20 avril 2017.
- ↑ Voir sur lefigaro.fr.
- ↑ Voir sur tempsreel.nouvelobs.com.
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Liens externes
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