Denis Thiriat

résistant français

Denis Thiriat, né le à Verneuil-sur-Avre (Eure) et mort le à Pont-Audemer (Eure) est un résistant français et Compagnon de la Libération[1].

Denis Thiriat
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Biographie
Naissance
Décès
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Pont-AudemerVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Militaire, résistant
Autres informations
Distinction

Biographie

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Jeunesse et engagement

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Denis Joseph Thiriat est né le à Verneuil-sur-Avre dans l'Eure. Après le certificat d'études, il devient ouvrier boulanger.

Engagé volontaire dans l'armée en 1932, il sert dans l'Infanterie coloniale, au 2e régiment d'infanterie coloniale (2e RIC), et passe deux années en service en Chine où il sert comme garde de l'ambassade. En 1938, il est muté au Congo puis en Oubangui-Chari.

Seconde Guerre mondiale

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Sous-officier au Tchad au moment de la débâcle, Denis Thiriat prend part, le , au ralliement du Tchad à la France libre. Affecté au Bataillon de Marche no 1 sous le commandement du capitaine Massu, il prend part à la conquête du Fezzan de à .

De à , il se bat en Tunisie après avoir rejoint les rangs du Bataillon de Marche no 5 (BM 5) au sein de la 1ère Division française libre.

Ensuite, c'est le débarquement à Naples, le , et les durs combats des lignes « Gustav » et « Hitler ». Le , l'adjudant Thiriat se distingue en ramenant dans les lignes françaises le chef de bataillon Langlois, grièvement blessé par des éclats d'obus, ce qui lui vaut une citation à l'ordre de l'armée. Il est lui-même grièvement blessé le lendemain à Monte Marone par des éclats d'obus.

Il rejoint son unité sans même prendre de jours de convalescence et participe au débarquement en Provence le à Cavalaire. Il s'illustre au cours de la prise de Toulon quand, le , il atteint l'un des premiers le Mont Redon, clef de voûte du système défensif allemand au nord de Hyères, faisant de nombreux prisonniers.

Il poursuit les combats avec son unité par la remontée du Rhône, les Vosges, l'Alsace et le Rhin. Chef de groupe, il contraint, dans la nuit du dans les Bois de l'Illwald en Alsace, une patrouille allemande à la fuite, lui infligeant de lourdes pertes.

Denis Thiriat repousse brillamment une tentative de coup de force sur ses groupes installés aux avant-postes à Orschwiller (Bas-Rhin). Bien qu'ayant contracté, le , un début de gelure aux pieds, il refuse de se faire évacuer pour terminer l'attaque en cours à Gerstheim.

Il termine la guerre dans la région des Alpes où il reprend son activité de patrouilleur et, le , il organise rapidement une patrouille pour bondir sur les traces d'un gros détachement ennemi infiltré dans le dispositif allié à la faveur de la nuit. Prenant la tête de son groupe pour le franchissement d'une zone suspecte, il saute sur une mine et est très grièvement blessé.

Amputé de la cuisse gauche, c'est à l'hôpital de Beaulieu où il a dû être évacué qu'il apprend la capitulation de l'Allemagne.

Fin de vie

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Denis Thiriat est décédé le à Pont-Audemer dans l'Eure. Il a été incinéré à Evreux.

Décorations et honneurs

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Une plaque commémorative lui est dédiée au pied du monument aux morts de Verneuil-sur-Avre[3].

Notes et références

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  1. 1 2 « Denis THIRIAT », sur Musée de l'Ordre de la Libération (consulté le ).
  2. « - Mémoire des hommes », sur www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr (consulté le ).
  3. « 27130 Verneuil-sur-Avre : Plaque Denis Thiriat », sur 27.monvillagenormand.fr (consulté le ).

Liens externes

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