Der Tiger

film de 2025

Der Tiger est un film germano-tchèque anti-guerre réalisé par Dennis Gansel et sorti en 2025.

Résumé

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Un Panzerkampfwagen VI Tiger.

En 1943, sur le front de l'Est, l'équipage d'un Panzerkampfwagen VI Tiger est envoyé en mission secrète loin derrière les lignes ennemies. Livrés à eux-mêmes, les soldats allemands devront à la fois combattre l'Armée rouge mais aussi leurs peurs et démons personnels.

Synopsis

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En février 1943, après la défaite de Stalingrad, l'armée allemande bat en retraite sur le front de l'Est. Face à la contre-offensive russe, le dernier pont sur le Dniepr est défendu par un char Tiger VI. À son bord, le commandant Phillip Gerkens et ses hommes, vétérans de l'opération Barbarossa : le conducteur Helmut, l'opérateur radio Keilig, le canonnier Weller et le chargeur (de) Michel, une nouvelle recrue. Le Panzer doit protéger la retraite des soldats allemands face aux soviétiques, puis partir à son tour avant que des explosifs ne fassent sauter le pont à minuit. Après une évacuation réussie et la destruction de plusieurs chars T-34, l'équipage presse Gerkens d'ordonner la retraite, mais le commandant choisit de lutter jusqu'au dernier moment. À minuit moins cinq, le char peut enfin partir, mais il est touché par des bombes incendiaires tirées par des Iliouchine Il-2. L'intérieur du char commence à prendre feu et les soldats paniquent, avant une ultime explosion.

Peu après, le commandant est à bord d'un camion militaire et reçoit un ordre de mission secret. Il rejoint ensuite ses hommes en train de réparer le char : ils n'ont souffert que de petites brûlures et le Panzer est en état de marche. Gerkens annonce leur nouvelle mission, nommée Opération Labyrinthe : traverser le no man's land et rechercher le major Paul von Hardenbourg, ancien camarade de Gerkens à l'académie militaire. Réfugié dans un bunker derrière les lignes russes, il est soupçonné d'être devenu un espion et doit être ramené pour éviter qu’il ne divulgue des informations stratégiques. Les soldats questionnent le bien-fondé de la mission et sont mal à l'aise quand Keilig révèle que le major est un ancien ami du commandant. À la radio, Keilig entend une messe en latin - mais s'en étonne car ils se trouvent en territoire orthodoxe. Gerkens prend de la méthamphétamine pour rester éveillé et chasser les souvenirs de sa famille qui lui reviennent régulièrement.

Peu après son départ, le char doit s'arrêter devant un champ de mine et le jeune Michel est sauvé de justesse d'une mine antichar sous laquelle était dissimulée une grenade à main, prête à exploser. Gerkens attache une corde à la mine pour la faire exploser à distance, et le char peut repartir. Les cinq hommes s'arrêtent dormir dans une forêt et autour du feu, Michel relate les explications d'une jeune femme ukrainienne, selon laquelle des esprits se trouveraient dans les bois. Lui et Gerkens aperçoivent alors des feux follets dans un étang. Le lendemain, le char continue sa route, passant à travers des chevaux de frise. L'un des hommes explique que ces défenses antichar ont été construites par des prisonniers de guerre, dont certains morts sur le chantier sont enterrés juste à côté. Peu après, le Tiger est pris en embuscade par plusieurs chars russes. Gerkens choisit de fuir en masquant sa retraite par des fumigènes, puis en immergeant le char dans le fleuve adjacent pour se cacher. Les hommes sont hésitants, une telle manœuvre n'ayant encore jamais été testée en conditions réelles. Pendant plusieurs heures, le char tient sous l'eau tandis que les troupes ennemies s'éloignent. Craignant de mourir noyés, les soldats réussissent à faire redémarrer le moteur et rejoindre l'autre rive. Weller commence à douter du bien fondé des ordres du commandant, qui risque la vie de son équipage.

Le Panzer arrive ensuite dans un village en flammes, où des Waffen-SS rassemblent dans une grange les habitants accusés de soutenir des partisans et y mettent le feu pour les assassiner en représailles. Le commandant SS explique sans sourciller que la méthode permet d'économiser des balles, et conclut par « vous vous souviendrez de ce feu ! ». Les tankistes, visiblement choqués du massacre, regardent en silence, prennent du ravitaillement en essence et repartent, tandis que Gerkens a des flashbacks d'un bâtiment en flammes d'où s'échappent des cris de douleur.

Le lendemain, le char arrive devant un moulin à moitié détruit. Le commandant décide d'avancer avec précaution, craignant une embuscade. Caché sous la paille surgit soudainement un chasseur de chars SU-100 et une lutte sans merci s'engage entre les deux véhicules. Le SU-100, dont le blindage résiste aux tirs directs, touche le Panzer en blessant mortellement Keilig. Gerkens réussit à attirer le char russe dans un cratère et le détruit d'un tir d'obus sur le dessus. Michel découvre que les soldats russes à l'intérieur du char sont devenus des squelettes, alors que les cadavres ne se décomposent normalement pas aussi rapidement.

Weller, craignant que le commandant les mène vers une mort certaine, demande un vote pour le démettre de ses fonctions, mais Michal et Helmut se rangent du côté de Gerkens. Les tankistes entendent à la radio la même messe en latin, mais cette fois-ci s'y rajoutent les cris des villageois massacrés la veille. Cela ne manque pas d'exaspérer Gerkens, qui remarque que sa boussole devient de plus en plus erratique à force qu’ils approchent du but de leur mission. Les quatre hommes abandonnent le char et entrent dans une forêt sombre, avançant prudemment. Ils tombent sur les squelettes de Fallschirmjäger et finissent enfin par arriver devant un imposant bunker.

À l'intérieur, tranchant avec l'ambiance pesante et menaçante des endroits qu’ils ont traversé, Gerkens et ses hommes découvrent des soldats allemands en train de faire la fête, buvant de l'alcool avec plusieurs femmes. Un soldat emmène Gerkens seul pour rencontrer Von Hardenburg. Le bunker se révèle être un véritable labyrinthe, avec de nombreux couloirs et escaliers. Finalement, les deux hommes se retrouvent dans une grande pièce : au centre, une table remplie de nourriture et au fond, un four utilisé comme cheminée. Gerkens exige de partir le plus vite possible, mais Von Hardenburg refuse et l'invite à manger. Il relate les souvenirs qu’ils ont vécu ensemble, comme lorsqu’il lui a présenté sa future femme, mais aussi ceux à Stalingrad et les horreurs qu’ils ont commis. Il reproche en particulier à Gerkens d'avoir donné l'ordre d'incendier une usine dans laquelle s'étaient réfugiés des centaines de civils : pourquoi suivre à tout prix des ordres quand ceux-ci sont inhumains ?

Les visions de l'usine de Stalingrad en feu reviennent de plus en plus vivement dans l'esprit de Gerkens. Désemparé, il demande à Von Hardenburg de quitter l'endroit au plus vite. Ce dernier lui fait remarquer que de nombreux aspects de la mission sont invraisemblables : comment un seul char pourrait-il évacuer autant de soldats ? Pourquoi toutes les montres des tankistes se sont arrêtées juste avant minuit ? Pourquoi tous les morts rencontrés sur leur route étaient déjà des squelettes ? Même la nourriture sur la table s'est avariée, mangée par les insectes : elle semble pourrir depuis longtemps.

Finalement, Von Hardenburg rappelle à son ancien camarade comment s'est déroulée la journée avant la destruction du pont sur le Dniepr : le matin même, Gerkens a appris que les membres sa famille avaient péri lors du bombardement de Hambourg, brûlés vifs dans une église. Gerkens voit la photo de sa femme et son fils, qu'il a accroché dans son char, et l'image se met à brûler. Il réalise qu'il se trouve en réalité encore dans le char en flammes, en train de tomber dans le fleuve après l'explosion du pont. Toute la mission n'était qu'une hallucination ou un voyage vers l'enfer.

Fiche technique

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Distribution

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Critique presse

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Télérama apprécie ce huis clos immersif dans l’horreur de la guerre tout en dénonçant la banalisation du mal[1].

Der Spiegel loue un visuel oppressif dans cet enfer que vivent les protagonistes[2].

Frankfurter Allgemeine Zeitung salue un savoir-faire technique mais critique le message de victimisation porté par les soldats allemands[3].

Süddeutsche Zeitung affirme que ce film ravira les amateurs de chars[4].

Die Welt note que le cinéma allemand est de nouveau prêt à faire des films de guerre sur la Seconde Guerre mondiale[5].

Voir aussi

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Liens externes

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Notes et références

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  1. « “The Tank”, sur Prime Video : la sombre épopée de soldats allemands pendant la Seconde Guerre mondiale », sur telerama.fr, (consulté le ).
  2. (de) Oliver Kaever, « (S+) Kriegsfilm »Der Tiger«: Blick in die Hölle », Der Spiegel, (ISSN 2195-1349, lire en ligne, consulté le ).
  3. (de) « Im Panzer zur Hölle fahren: Dennis Gansels Film „Der Tiger“ », sur FAZ.NET, (consulté le ).
  4. (de) David Steinitz, « Kriegsfilm "Der Tiger": Im Osten nichts Neues », sur Süddeutsche.de, (consulté le ).
  5. (de) « „Der Tiger“: Deutschland kann wieder Kriegsfilm - WELT », sur DIE WELT (consulté le ).