Diaphorina citri

espèce d'insectes

Le psylle asiatique des agrumes (Diaphorina citri) est une espèce d'insectes hémiptères de la famille des Psyllidae.

Cet insecte suceur de sève est un ravageur important des cultures d'agrumes. C'est en effet avec Trioza erytreae (psylle africain des agrumes), l'un des deux seuls cas confirmés de vecteurs d'une bactérie, Candidatus Liberibacter africanus, agent d'une grave maladie des agrumes, la maladie du dragon jaune ou Huanglongbing[1].

Le psylle asiatique des agrumes est largement répandu en Asie méridionale et s'est diffusé dans d'autres régions agrumicoles.

Informations essentielles

Biologie

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Les œufs sont pondus à l'extrémité des jeunes pousses, sur et entre les jeunes feuilles. Il a été montré en 2020 qui D. citri choisi de préférence le citrange 'Carrizo' et l'orange amère à P. trifoliata pour y pondre ses œufs[2].

Les femelles pondent 800 œufs et plus au cours de leur vie. Les nymphes passent par 5 stades larvaires. Selon la saison, le cycle de vie dure de 14 à 19 jours. Il n'y a pas de diapause, mais les populations sont réduites en hiver. L'insecte hiverne à l'état adulte et peut survivre plusieurs mois. L'espèce compte 9 ou 10 générations par an; en conditions protégées, jusqu'à 16 générations ont été observées[3].

Dégâts provoqués par D. citri sur un bigaradier

Les dégâts sur les jeunes pousses peuvent être dramatiques.

Lutte biologique

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Tamarixia radiata est une petite guêpe parasitoïde spécialement efficiente de Diaphorina citri, tout comme Tamarixia dryi avec Trioza erytreae. La lutte biologique est donc une méthode courante d'éradication.

Diaphorina citri K et la maladie du dragon jaune sont détectées détectée à La Réunion en 1967. La lutte biologique contre le vecteur D. citri est lancée avec succès par la multiplication sur place du parasitoïde indien Tamarixia radiata puis un lâcher de 4 600 adultes en 1978. En Guadeloupe, la présence de D. citri est signalée en janvier 1998 sans présence de maladie, en janvier 1999 un millier de T. radiata sont relâchées sur l'archipel et la population connait une baisse significative[4].

A Chypre (2025) où D. citri a été observée une première fois en août 2023 dans un verger d’ orangers un programme d'éradication a commencé en avril 2024 avec des lâchers de Tamarixia radiata[5]. A la suite de quoi les parasitoïdes primaires visibles les plus répandus étaint Tamarixia radiata (97 %), Tamarixia citricola présente marginalement. Marietta leopardina en association avec ces parasitoïdes primaires atteint un taux d'hyperparasitisme de 26,7 % se développant au troisième stade larvaire[6].

Notes et références

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  1. ↑ Lallemand, J., A. Fos et J. M. Bové, « Transmission de la bactérie associée à la forme africaine de la maladie du greening par le psylle asiatique Diaphorina citri Kuwayama », Fruits, vol. 41,‎ , p. 341-343 (lire en ligne).
  2. ↑ « EBSCO Sign In », sur login.ebsco.com (consulté le )
  3. ↑ (en) EFSA Panel on Plant Health (PLH), Claude Bragard, Katharina Dehnen-Schmutz et Francesco Di Serio, « Pest categorisation of Diaphorina citri », EFSA Journal, vol. 19, no 1,‎ , e06357 (ISSN 1831-4732, PMID 33437319, PMCID 7786542, DOI 10.2903/j.efsa.2021.6357, lire en ligne, consulté le )
  4. ↑ Jean Étienne, Serge Quilici, Daniel Marival et Antoine Franck, « Biological control of Diaphorina citri (Hemiptera: Psyllidae) in Guadeloupe by imported Tamarixia radiata (Hymenoptera: Eulophidae) », Fruits, vol. 56, no 5,‎ , p. 307–315 (ISSN 0248-1294 et 1625-967X, DOI 10.1051/fruits:2001131, lire en ligne, consulté le )
  5. ↑ (en) Anthemis Melifronidou-Pantelidou, Alberto Urbaneja, Alejandro Tena et Nicos Seraphides, « Eradication campaign for Diaphorina citri in Cyprus », EPPO Bulletin, vol. 55, no 2,‎ , p. 305–311 (ISSN 1365-2338, DOI 10.1111/epp.13096, lire en ligne, consulté le )
  6. ↑ (en) Alberto Urbaneja, Meritxell Perez-Hedo, Nicos Seraphides et Anthemis Melifronidou-Pantelidou, « Classical Biological Control of Diaphorina citri in Cyprus: High Parasitism, Population Suppression, and the First Record of the Hyperparasitoid, Marietta leopardina », Journal of Applied Entomology, vol. n/a, no n/a,‎ (ISSN 1439-0418, DOI 10.1111/jen.70136, lire en ligne, consulté le )

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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