Diaspora indienne en France
La diaspora indienne en France est peu nombreuse contrairement à d'autres pays asiatiques comme la Chine.
Histoire
modifierLa diaspora indienne est estimée à 65 000 personnes en métropole en l'an 2000, soit quatre fois moins que la diaspora chinoise (entre 250 000 et 300 000 individus)[1]. Cela dit, les Indiens ont toujours une présence particulière, notamment dans la France d'outre-mer, faisant ainsi l'une des communautés à la croissance la plus rapide de France. Cependant, aucun chiffre exact n'est disponible sur le nombre total des personnes d'origine indienne vivant en France, incluant les enfants d'origine indienne mais nés en France ou hors d'Inde et ayant majoritairement la nationalité française, car la France ne demande pas l’origine ethnique ou nationale de ses citoyens[2].
Historiquement, Saint Sévère, prêtre indien, s'est installé à Vienne au Ve siècle. La majorité des Indiens de France sont d'origine tamoule. Plus précisément, ils sont originaires de l'État Indien du Tamil Nadu et du territoire de Pondichéry dans le sud-est de l'Inde[3].
Les Indo-Mauriciens (environ 60 000 Mauriciens en France) occupent une place singulière au sein de ces diasporas, par leur identité au carrefour d’influences culturelles et leurs liens historiques avec la France[4]. En outre, il y a des artistes, écrivains, ingénieurs, informaticiens, journalistes, chercheurs, étudiants, professeurs, traducteurs, interprètes, éditeurs, cinéastes, scientifiques, des experts de yoga et d'ayurveda et ainsi de suite. Ces quelques milliers d'expatriés ou résidents indiens sont venus en France de différentes parties de l'Inde pour des raisons culturelle, professionnelle ou autre.
Ils sont les « moteurs » du cricket en France, où les acteurs de ce sport (majeur en Inde, mais confidentiel en France), joueurs, clubs, fédération, sont essentiellement d'origine indienne.
Que ce soit les Indiens ou les Indo-mauriciens, en France, un certain nombre (non-révélés par les services consulaires indiens) disposent de la Citoyenneté indienne d'Outre-Mer.
En 2018, la diaspora indienne est estimée à 109 000 personnes en métropole[5]..
Notes et références
modifier- ↑ « Peut-on parler d'une diaspora indienne ? », sur cairn.info.
- ↑ « Diasporas indiennes en France », sur savoirs.essonne.fr (consulté le ).
- ↑ « La population tamoule en France aujourd'hui » [PDF], sur casnav.ac-creteil.fr.
- ↑ Anouck Carsignol, « Les Indo-Mauriciens en France. Au carrefour des diasporas », Hommes & migrations, vol. 1268, no 1, , p. 120–128 (ISSN 1142-852X, DOI 10.3406/homig.2007.4636, lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Population of Overseas Indians » [PDF]
Annexes
modifierBibliographie
modifier- Sudel Fuma (d’après le rapport John Muir-Mackenzie (en)), De l'Inde du Sud à l'Ile de la Réunion : les réunionnais d'origine indienne, Saint Denis, Université de La Réunion, , 222 p. (OCLC 490450064, BNF 37181684, SUDOC 048617296).
- Catherine Servan-Schreiber (dir.), Vasoodeven Vuddamalay (dir.) et collectif, Diasporas indiennes dans la ville (revue), Paris, CNHI, coll. « Revue Hommes Et Migrations » (no 1268), (réimpr. 2007), 100 p. (EAN 3663322071867, OCLC 494034754, SUDOC 129284238).
