Diego Cammarata

politicien italien

Diego Cammarata, né à Palerme le est un homme politique italien.

Diego Cammarata
Fonctions
Maire de Palerme
-
Député
XIVe législature de la République italienne
Circonscription de Sicile 1 (en)
-
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (75 ans)
PalermeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Partis politiques

Membre de Forza Italia puis du Peuple de la liberté, il siège à la Chambre des députés de à et maire de Palerme de à .

Biographie

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Engagement dans Forza Italia

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Titulaire d'un laurea en droit, il exerce comme avocat. Il a également enseigné le droit de l'information et de la communication et la promotion de l'image à l'université de Palerme[1].

Ayant fait ses études au lycée Meli de Palerme avec Gaetano Miccichè, il se présente début 1996 au frère de celui-ci, Gianfranco, coordinateur de Forza Italia en Sicile pour adhérer au parti[2].

Incarnant le renouveau du personnel politique voulu par Silvio Berlusconi, Miccichè en fait, l'une des chevilles ouvrières de Forza Italia en Sicile avec Giuseppe Fallica, Mario Ferrara, Giacomo Terranova et Enzo Galioto[2]. Il est coordinateur du parti pour la province de Palerme de 1996 à 2001 et président de l'institut du logement public[1].

Il est élu à la Chambre des députés lors du succès de la Maison des libertés qui rafle les 61 sièges majoritaires siciliens aux élections générales de 2001[2]. Il siège à la commission des transports et participe à la délégation italienne auprès de l'OTAN[1].

Maire de Palerme

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Cherchant à freiner l'ambition de Francesco Musotto, Gianfranco Miccichè choisit Diego Cammarata pour briguer le mandat de maire de Palerme. Malgré la candidature dissidente de Musotto et un déficit de notoriété[2], appuyé également par Marcello Dell'Utri, il est élu au premier tour le , avec 56,1 % des suffrages, confirmant l'essor de Forza Italia en Sicile, alors que le candidat de l'Olivier, Francesco Crescimanno, soutenu par l'extrême gauche et les centristes de l'Italie des valeurs récolte 23,3 %[3].

Diego Cammarata mène son premier mandat sous la coupe de Miccichè, qui l'incite par exemple en 2002 à limoger Bartolo Sammartino, conseiller à la culture, après l'échec du Festino de Santa Rosalia[2].

Il nomme Michele Costa, fils du procureur assassiné par la mafia Gaetano Costa, au poste d'assesseur à la « Transparence et au Contrôle du Territoire ». Malgré le soutien du maire, celui-ci est contraint à la démission en 2004 face à la difficulté de mener à bien son programme, en particulier après le refus de la municipalité d'exécuter l'ordre de la Cour de cassation de détruire les 115 villas construites illégalement au Pizzo Sella[4].

Diego Cammarata est reconduit comme maire de Palerme en 2007, mais, conseillé par sa compagne, Marida Cassarà, fille du chef de la police assassiné par la mafia en 1985, Ninni Cassarà, et par Renato Schifani, il prend ses distances avec Miccichè, qu'il avait soutenu pour l'élection à la présidence de l'Assemblée régionale sicilienne en 2006. Ainsi, après sa réélection, il n'accorde que deux des trois postes de conseillers voulus par Miccichè puis les écarte en , après s'être opposé aux candidats soutenus par celui-ci lors des élections régionales de 2008[2].

Le , il a été élu président de l'ANCI (Association nationale des communes italiennes) en Sicile[1]. Il peine à régler le problème de la gestion, face à l'endettement de l'AMIA, gestionnaire de la collecte endetté par les recrutements de complaisance et les frais de représentation de ses dirigeants[5].

Il démissionne de la mairie le , à la suite de son implication dans une enquête judiciaire pour des délits de faux et d'abus de pouvoir commis lors de son mandat municipal, pour lesquels il est condamné, en , à trois ans d'emprisonnement en première instance[1].

En , il épouse Marida Cassarà[1].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 5 6 (it) « Diego Cammarata - Ultime notizie su Diego Cammarata - Argomenti del Sole 24 Ore », sur Argomenti Argomenti del Sole 24 Ore (consulté le )
  2. 1 2 3 4 5 6 (it) « La resa dei conti tra i due ex amici - la Repubblica.it », sur Archivio - la Repubblica.it, (consulté le )
  3. « Forza Italia remporte un net succès à la mairie de Palerme », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )
  4. Massimo Bricocoli et Paola Savoldi, Villes en observation: politiques locales de sécurité urbaine en Italie, PUCA/Grande Arche de la Défense, coll. « Collection recherches du PUCA », (ISBN 978-2-11-097030-5, lire en ligne), p. 170-171
  5. « Palerme, ville-poubelle délaissée », Le Monde.fr, (lire en ligne, consulté le )

Liens externes

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