Diplodocidae

famille de dinosaures
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Diplodocidés

Diplodocidae
Description de cette image, également commentée ci-après
Reconstitution d'un diplodocidé : Diplodocus carnegiei au Musée d'histoire naturelle de Berlin de Berlin.
157.9–121.4 Ma
192 collections
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Sauropsida
Super-ordre Dinosauria
Ordre Saurischia
Sous-ordre  Sauropodomorpha
Infra-ordre  Sauropoda
Clade  Eusauropoda
Clade  Neosauropoda
Super-famille  Diplodocoidea
Clade  Diplodocimorpha
Clade  Flagellicaudata

Famille ou clade

 Diplodocidae
Marsh, 1884

Sous-familles de rang inférieur

Les Diplodocidae, ou diplodocidés, forment une famille ou un clade fossile de dinosaures sauropodes de grande taille ayant vécu au cours du Jurassique supérieur, en Amérique du Nord, en Europe, et en Afrique, et en Amérique du Sud au Crétacé inférieur[1]. Les Diplodocidae incluent des espèces de très grandes dimensions, telles que Diplodocus et Supersaurus.

Description

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Ils se caractérisent par un corps très élancé muni d'un long cou horizontal, des membres assez courts et relativement frêles avec les pattes arrière plus longues que les pattes avant, ce qui fait que la ligne partant des hanches vers les épaules est penchée vers l'avant. Ils disposent aussi d'une très longue queue qui aurait peut-être été utilisée comme un fouet.

Certains membres de cette famille, tels Diplodocus hallorum (ex-Seismosaurus) et Supersaurus, furent parmi les plus grands animaux terrestres ayant existé sur notre planète[2], puisque les paléontologues estiment que certaines espèces pouvaient atteindre des longueurs supérieures à 30 mètres de la tête à la queue[3].

Leur tête, comme celles des autres sauropodes, est très petite. Les fosses nasales sont placées sur le sommet du crâne, mais leurs narines devaient cependant être situées près de la pointe du museau[4]. Il ne portent des dents qu'à l'avant de leurs mâchoires ; elles ont une forme très allongée, comme des crayons. Ces dents devaient servir à arracher la végétation, sans la mâcher, ce qui est confirmé par la présence de gastrolithes au niveau de ce qui était leur estomac. Ces gastrolithes, comme chez les oiseaux modernes, leur servaient à briser les fibres végétales les plus résistantes.

Leur queue est particulièrement longue, et effilée en forme de très long fouet, dont ils auraient pu se servir comme d'une arme. Il a été calculé qu'un tel fouet pouvait provoquer un bang supersonique de plus de 200 décibels. Cette « arme » auraient pu être utilisée lors des parades nuptiales ou pour se défendre des prédateurs. Certaines queues de diplodocidés ont été retrouvées avec des vertèbres caudales endommagées ou soudées comme après avoir été cassées[5].

Vue d'artiste de Diplodocus carnegii avec l'hypothèse d'une rangée d'épines sur tout le long du haut de son corps.

S. A. Czerkas en 1993, remarque que les rares traces de peau préservées sur des diplodocidés du Wyoming montrent la présence d'épines coniques. De plus, de plus grandes épines ont été découvertes à proximité des os de la base de la queue. Les épines paraissent disposées sur une seule rangée sur le dessus de la queue. Czerkas présume que cette ligne d'épines se prolonge sur la totalité de l'axe de l'animal du cou jusqu'à la pointe de la queue[6].

Les études histologiques sur les os des membres de diplodocidés permettent d'évaluer l'âge de la mort de chaque spécimen. L'étude d'E. M. Griebeler et ses collègues en 2013, démontrent par exemple que le spécimen référencé MfN.R.2625 pesait environ 4,8 tonnes et était mort à l'âge de 24 ans après avoir atteint sa maturité sexuelle à 23 ans ; de même, le spécimen référencé MfN.R.NW4 pesait environ 18,5 tonnes et était mort à l'âge de 23 ans avant d'avoir atteint sa maturité sexuelle[7].

Classification

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Taxonomie

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D'après BioLib ()[8] :


Cladogramme

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Galerie

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Voir aussi

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Liens externes

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • (en) Kristina Curry Rogers & Jeffrey Wilson, The Sauropods: Evolution and Paleobiology, University of California Press, , 358 p.
  • (en) Virginia Tidwell & Kenneth Carpenter, Thunder-Lizards: The Sauropodomorph Dinosaurs, Indiana University Press, , 512 p.

Notes et références

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Références taxonomiques

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Références

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  1. (en) P. A. Gallina, S. N. Apesteguía, A. Haluza et J. I. Canale, « A Diplodocid Sauropod Survivor from the Early Cretaceous of South America », PLoS ONE, vol. 9, no 5, , e97128 (PMID 24828328, PMCID 4020797, DOI 10.1371/journal.pone.0097128)
  2. (en) David M. Lovelace, Hartman, Scott A. et Wahl, William R., « Morphology of a specimen of Supersaurus (Dinosauria, Sauropoda) from the Morrison Formation of Wyoming, and a re-evaluation of diplodocid phylogeny », Arquivos do Museu Nacional, vol. 65, no 4, , p. 527–544
  3. (en) Holtz, Thomas R. Jr. (2011) Dinosaurs: The Most Complete, Up-to-Date Encyclopedia for Dinosaur Lovers of All Ages, Winter 2010 Appendix.
  4. (en) Lawrence M. Witmer 2001, Nostril Position in Dinosaurs and Other Vertebrates and Its Significance for Nasal Function,, Science, 03 Aug 2001: Vol. 293, Issue 5531, pp. 850-853, DOI: 10.1126/science.1062681
  5. (en) Nathan P. Myhrvold, « Supersonic sauropods? Tail dynamics in the diplodocids », Paleobiology, vol. 23, no 4,
  6. (en) S.A. Czerkas, « Discovery of dermal spines reveals a new look for sauropod dinosaurs », Geology, vol. 20, , p. 1068–1070 (DOI 10.1130/0091-7613(1992)020<1068:dodsra>2.3.co;2)
  7. (en) EM Griebeler, N Klein et PM Sander, « Aging, Maturation and Growth of Sauropodomorph Dinosaurs as Deduced from Growth Curves Using Long Bone Histological Data: An Assessment of Methodological Constraints and Solutions », PLoS ONE, vol. 8, no 6, , e67012 (PMID 23840575, PMCID 3686781, DOI 10.1371/journal.pone.0067012)
  8. BioLib, consulté le .
  9. (en) Carpenter, K. (2006). "Biggest of the big: a critical re-evaluation of the mega-sauropod Amphicoelias fragillimus." In Foster, J.R. and Lucas, S.G., eds., 2006, Paleontology and Geology of the Upper Jurassic Morrison Formation. New Mexico Museum of Natural History and Science Bulletin 36: 131-138.
  10. (en) Bonaparte, J.F. & Mateus, O., 1999. A new diplodocid, Dinheirosaurus lourinhanensis gen. et sp. nov., from the Late Jurassic beds of Portugal. Revista del Museo Argentino de Ciencias Naturales, 5(2): 13-29
  11. 1 2 3 (en) Emanuel Tschopp, Octavio Mateus & Roger B.J. Benson (2015), « A specimen-level phylogenetic analysis and taxonomic revision of Diplodocidae (Dinosauria, Sauropoda) », PeerJ 3:e857; DOI 10.7717/peerj.857 https://peerj.com/articles/857/