Disparitions (film)
Disparitions (Imagining Argentina en anglais) est un film hispano-americano-britannique, écrit et réalisé par Christopher Hampton, adapté du roman homonyme de Lawrence Thornton (en) , également coscénariste, sorti en 2003. Il mêle la fiction historique à l'époque de la dictature militaire en Argentine et les dons surnaturels du personnage de Carlos Rueda.
| Titre original | Imagining Argentina |
|---|---|
| Réalisation | Christopher Hampton |
| Scénario | Christopher Hampton, Lawrence Thornton |
| Acteurs principaux |
Antonio Banderas Emma Thompson Horacio Flash |
| Sociétés de production |
Multivideo Arenas Entertainment Myriad Pictures Green Moon Productions Imagining Argentina Productions Mike's Movies Tide Rock Entertainment |
| Pays de production |
|
| Genre | Drame, romance, thriller |
| Durée | 107 minutes |
| Sortie | 2003 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Synopsis
modifierLe film se déroule en Argentine, en 1977, pendant la dictature militaire de Jorge Rafael Videla, qui s'est autoproclamée Processus de réorganisation nationale (1976-1983). Il raconte l'histoire de Carlos Rueda, directeur d'un théâtre pour enfants à Buenos Aires, et de sa femme Cecilia. Celle-ci est une journaliste dissidente qui est arrêtée et disparaît après avoir publié un article provocateur dans lequel elle exprime son indignation sur les disparitions d'étudiants qui ont eu lieu lors de la nuit dite nuit des crayons.
Carlos développe une sorte de sixième sens qui lui permet de voir ce qui est arrivé aux disparus. Il peut ainsi partir à la recherche de sa femme. Avec le soutien de sa fille Teresa et de son amie Esméralda, il organise des réunions dans le jardin des Rueda, où d'autres victimes interrogent Carlos sur le sort de leurs proches. Teresa, sa fille, est également enlevée. Au cours du film, Carlos se rend à l'École de Mécanique de la marine (ESMA), connue pour être un centre de torture et d'assassinat de détenus.
Fiche technique
modifier- Titre : Disparitions
- Titre original : Imagining Argentina
- Réalisation : Christopher Hampton
- Scénario : Christopher Hampton et Lawrence Thornton (en) d'après son roman du même nom
- Musique : George Fenton
- Photographie : Guillermo Navarro
- Montage : George Akers
- Production : Diane Isaacs, Geoffrey C. Lands, Raúl Outeda, Michael Peyser et Santiago Pozo
- Société de production : Multivideo, Arenas Entertainment, Myriad Pictures, Green Moon Productions, Imagining Argentina Productions, Mike's Movies et Tide Rock Entertainment
- Pays de production :
Espagne,
Royaume-Uni et
États-Unis - Genre : Drame, romance et thriller
- Durée : 107 minutes
- Dates de sortie :
Distribution
modifier- Christopher Hampton
- Antonio Banderas
- Emma Thompson
- Leticia Dolera
- María Canals Barrera
- Antonio Banderas (VF : Julien Kramer) : Carlos Rueda
- Emma Thompson (VF : Frédérique Tirmont) : Cecilia Rueda
- Horacio Flash : Victor Madrid
- Leticia Dolera : Teresa
- Kuno Becker : Gustavo Santos
- Maria Canals Barrera : Esméralda
- Anton Lesser (VF : Jean-Philippe Puymartin) : Général Gúzman
- Claire Bloom : Sara Sternberg
Réception critique
modifierLe site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes attribue au film une note d'approbation de 31 % sur la base des critiques de 13 critiques, avec une note moyenne de 4,30/10[1]. Metacritic a calculé une note moyenne de 27 sur 100 sur la base de 4 critiques, indiquant des critiques « généralement défavorables »[2]. Peter Bradshaw de The Guardian écrit « Que dire d'un film voué à devenir un classique culte de l'horreur ? Imagining Argentina est une tentative désastreuse d'imposer une couche de spiritualité occulte à un sujet politique important [...]. Le spectacle de Banderas exerçant ses pouvoirs magiques sensibles, entrecoupé de scènes où Thompson est violemment violée et battue, avec des gros plans sur son visage drôle et interrogateur déformé par la douleur, est vraiment pénible à regarder. »[3].
Cumbria Films sur BBC, pour sa part, conclut son article ainsi « [...] il y a la fin mièvre et creuse qui s'efforce de créer une atmosphère optimiste à partir d'une réunion romantique et d'une scène symbolique de libération d'oiseaux. Mais il y a ensuite le sous-titre de clôture, qui nous apprend que 30 000 Argentins ont disparu entre 1976 et 1983. Malheureusement pour Hampton, ce simple fait triste a plus d'impact que tout le réalisme magique malavisé qui le précède. »[4].
Harry Guérin sur RTE indique « Le mélange de thriller et d'amour de Hampton, la coincidence cinématographique et les faits historiques rendent ce film imparfait mais fascinant. Ce n'est ni le triomphe ni le désastre que [le Festival du Film de] Venise a suggéré. Mais cela vaut la peine d'être vu. »[5]. La rédaction de Télérama note : « On a un peu de mal, pourtant, à prendre au sérieux cet invraisemblable mélo. »[6].
Références
modifier- ↑ (en) « Imagining Argentina | Rotten Tomatoes », sur www.rottentomatoes.com (consulté le )
- ↑ (en) « Imagining Argentina Reviews », sur www.metacritic.com (consulté le )
- ↑ (en-GB) Peter Bradshaw, « Sex and the Samurai », The Guardian, (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en) « BBC - Cumbria Films - Imagining Argentina », sur www.bbc.co.uk (consulté le )
- ↑ (en) Harry Guerin, « Imagining Argentina », www.rte.ie, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Disparitions »
, sur www.telerama.fr, (consulté le )
Liens externes
modifier- (en) Site officiel
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