Diversité fantôme

concept écologique

La diversité fantôme d'un écosystème est l'ensemble des espèces qui en sont absentes alors qu'elles sont présentes dans des écosystèmes voisins et similaires. Ce concept a été développé en 2011 par Meelis Pärtel (et), de l'université de Tartu (Estonie)[1].

En 2025, les données recueillies dans 119 régions du monde montrent que 20 % seulement des espèces végétales statistiquement attendues sont présentes dans les milieux où l'empreinte humaine est forte, et que l'influence humaine peut se manifester à plusieurs centaines de kilomètres de distance : les zones protégées sont souvent trop petites pour être vraiment efficaces[2],[3].

Notes et références

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  1. ↑ (en) Meelis Pärtel, Robert Szava-Kovats et Martin Zobel, « Dark diversity: shedding light on absent species », Trends in Ecology and Evolution (en), vol. 26, no 3,‎ , p. 124-128 (présentation en ligne).
  2. ↑ Isabelle Bellin, « Traquer la diversité fantôme », Pour la science, no 573,‎ , p. 11.
  3. ↑ (en) Meelis Pärtel, Riin Tamme, Carlos P. Carmona, Kersti Riibak, Mari Moora et al., « Global impoverishment of natural vegetation revealed by dark diversity », Nature, vol. 641,‎ , p. 917-924 (DOI 10.1038/s41586-025-08814-5 Accès libre).