Djamil Le Shlag

humoriste et chroniqueur français

Djamil Le Shlag, nom d'artiste de Jamil Bouanani, ou Djamil Bouanani, est un humoriste et chroniqueur français, né le à Vichy.

Djamil Le Shlag
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Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (43 ans)
VichyVoir et modifier les données sur Wikidata
Pseudonyme
Djamil Le ShlagVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Il débute le stand up en . Il crée ensuite plusieurs spectacles humoristiques qu'il assure seul sur scène. Il est également chroniqueur, sur Radio Nova de à , puis sur France Inter de à , puis présentateur sur Radio Nova depuis .

Biographie

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Il naît et grandit à Vichy, quartier des Ailes[1]. Il est issu d'une fratrie de cinq frères et une sœur[1], dans une famille d'origine marocaine[2]. Ses parents sont originaires du Sud du Maroc[3]. Son père est maçon et sa mère femme au foyer[1]. Il suit des études d'histoire et de sociologie, un BTS puis devient commercial[2]. Son surnom shlag vient d'un terme moqueur péjoratif désignant quelqu'un « dans la lune »[4],[5], un marginal, voire un toxicomane[6].

En [7], il se lance sur scène dans le stand-up et rejoint la région parisienne[8]. En , il lance son premier spectacle, intitulé Premier round, au Café de Paris à Ménilmontant[5].

En , il anime une chronique dans Les 30 Glorieuses sur Radio Nova, en compagnie de Yassine Belattar et Thomas Barbazan[9]. Il intègre également le Jamel Comedy Club sur Canal+[10].

En [4], Guillaume Meurice lui propose, après un de ses spectacles, d'intégrer l'émission Par Jupiter ! sur France Inter. Il la rejoint en , et y anime une chronique hebdomadaire.

Le , en soutien à Guillaume Meurice mis à pied par la direction de Radio France pour sa blague sur Benyamin Netanyahou, il démissionne en plein direct pendant l'émission Le Grand Dimanche soir[11].

En , il lance avec Youness Hanifi, Mazine et son co-auteur et metteur en scène Mounir Soussi le podcast Les Grands Remplaçants[12], dans lequel il « met en lumière la diversité »[13] et souhaite « redonner la parole aux minorités »[14]. Le titre de l'émission est une référence à la thèse raciste du grand remplacement, sous la forme d'un retournement du stigmate[15]. À partir du , Les Grands Remplaçants est diffusée sur Radio Nova[16],[17],[18].

En parallèle, à partir de , il tourne en France avec son deuxième spectacle Exode(s)[19],[20].

Vie privée

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En , Djamil Le Shlag est le conjoint de l'écrivaine Faïza Guène[21],[22],[23].

Publications

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  • Djamil Le Shlag (entretien avec) et Thibaut Schepman (propos recueillis par), « Le rire est une arme pour tourner cette idéologie en ridicule », Socialter, no HS20 « Résister aux nouveaux fascismes », , p. 54–57 (lire en ligne Accès payant).

Références

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  1. 1 2 3 Chervaux 2022.
  2. 1 2 Rossana Di Vincenzo, « De Radio Nova au stand-up : l'humour “incroyable” de Djamil le Shlag », Télérama, (consulté le ).
  3. « En soutien à Guillaume Meurice, Djamil le Shlag démissionne en direct de France-Inter », Le Nouvel Obs, (consulté le ).
  4. 1 2 [vidéo] « Qui est Djamil Le Shlag, qui a démissionné en direct de France Inter ? », Le Nouvel Obs, , sur YouTube (consulté le ).
  5. 1 2 Solene Nicolas, « Djamil le Shlag, l'incroyable Mister Vannes », Le Courrier de l'Atlas, (consulté le ).
  6. Sophie Marchand et Djamil Le Shlag, « Dans Le Jargon : Schlag », Bam Bam, sur YouTube, Radio Nova, .
  7. Ghita Zine, « Djamil Le Shlag, humoriste de la satire sociale… mais dans la bienveillance [Interview] », sur Yabiladi, (consulté le ).
  8. « Djamil Le Shlag - Premier Round », IMA Comedy Club, sur imarabe.org, Institut du monde arabe, (consulté le ).
  9. Benjamin Puech, « Yassine Belattar et Djamil Le Schlag bafouent la mémoire des poilus de la Grande Guerre », Le Figaro, (consulté le ).
  10. « Djamil le Shlag : "J'ai grandi dans une famille très drôle, c'était un vrai plateau d'humoristes" », Par Jupiter, France Inter, (consulté le ).
  11. AFP, « France Inter : Charline Vanhoenacker dédie son émission à Guillaume Meurice, Djamil le Shlag démissionne de la station en direct », Libération, (consulté le ).
  12. « Les Grands Remplaçants », sur Spotify (consulté le ).
  13. « Djamil Le Shlag teste son nouveau spectacle au Mans », Ouest-France, .
  14. Julia Méreau, « « Je suis quand même accusé de racisme » : l'humoriste Djamil Le Schlag signalé au procureur par un député du Gard », La Voix du Nord, .
  15. Laélia Véron et Guillaume Fondu, « Le retournement du stigmate via l'ironie : une stratégie ambigüe », dans T'es sérieuse ? : problèmes politiques de l'ironie, Paris, La Découverte, coll. « Cahiers libres », , 278 p. (ISBN 978-2-348-08874-2 et 978-2-348-08876-6), p. 204–210 (lire en ligne Accès limité).
  16. « Autodéfense humoristique : Les grands remplaçants », sur ici-grenoble.org, .
  17. Nadir Dendoune, « Djamil Le Shlag : une voix fêlée comme un cri, un rire sans compromis », Le Courrier de l'Atlas, .
  18. Frédéric Brulhatour, « Radio Nova confirme un niveau historique », sur lalettre.pro, .
  19. Bolla 2025.
  20. « Djamil Le Shlag - Exode(s) », sur Les Archives du spectacle.
  21. Rachid Laïreche, « Faïza Guène, à force de livres » Accès payant, Libération, .
  22. Rossana Di Vincenzo, « L'humoriste Djamil le Shlag : “Je préfère quitter France Inter et rester honnête avec moi-même” » Accès payant, Télérama, (consulté le ).
  23. Vincent Pourrageau, « "C'est une ville avec laquelle j'ai beaucoup d'attaches", Djamil le Shlag revient à Montpellier, la ville de ses études » Accès payant, Midi libre, .

Voir aussi

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Bibliographie

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Liens externes

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