Djamil Le Shlag
Djamil Le Shlag, nom d'artiste de Jamil Bouanani, ou Djamil Bouanani, est un humoriste et chroniqueur français, né le à Vichy.
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Djamil Le Shlag |
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Il débute le stand up en . Il crée ensuite plusieurs spectacles humoristiques qu'il assure seul sur scène. Il est également chroniqueur, sur Radio Nova de à , puis sur France Inter de à , puis présentateur sur Radio Nova depuis .
Biographie
modifierIl naît et grandit à Vichy, quartier des Ailes[1]. Il est issu d'une fratrie de cinq frères et une sœur[1], dans une famille d'origine marocaine[2]. Ses parents sont originaires du Sud du Maroc[3]. Son père est maçon et sa mère femme au foyer[1]. Il suit des études d'histoire et de sociologie, un BTS puis devient commercial[2]. Son surnom shlag vient d'un terme moqueur péjoratif désignant quelqu'un « dans la lune »[4],[5], un marginal, voire un toxicomane[6].
En [7], il se lance sur scène dans le stand-up et rejoint la région parisienne[8]. En , il lance son premier spectacle, intitulé Premier round, au Café de Paris à Ménilmontant[5].
En , il anime une chronique dans Les 30 Glorieuses sur Radio Nova, en compagnie de Yassine Belattar et Thomas Barbazan[9]. Il intègre également le Jamel Comedy Club sur Canal+[10].
En [4], Guillaume Meurice lui propose, après un de ses spectacles, d'intégrer l'émission Par Jupiter ! sur France Inter. Il la rejoint en , et y anime une chronique hebdomadaire.
Le , en soutien à Guillaume Meurice mis à pied par la direction de Radio France pour sa blague sur Benyamin Netanyahou, il démissionne en plein direct pendant l'émission Le Grand Dimanche soir[11].
En , il lance avec Youness Hanifi, Mazine et son co-auteur et metteur en scène Mounir Soussi le podcast Les Grands Remplaçants[12], dans lequel il « met en lumière la diversité »[13] et souhaite « redonner la parole aux minorités »[14]. Le titre de l'émission est une référence à la thèse raciste du grand remplacement, sous la forme d'un retournement du stigmate[15]. À partir du , Les Grands Remplaçants est diffusée sur Radio Nova[16],[17],[18].
En parallèle, à partir de , il tourne en France avec son deuxième spectacle Exode(s)[19],[20].
Vie privée
modifierEn , Djamil Le Shlag est le conjoint de l'écrivaine Faïza Guène[21],[22],[23].
Publications
modifier- Djamil Le Shlag (entretien avec) et Thibaut Schepman (propos recueillis par), « Le rire est une arme pour tourner cette idéologie en ridicule », Socialter, no HS20 « Résister aux nouveaux fascismes », , p. 54–57 (lire en ligne
).
Références
modifier- 1 2 3 Chervaux 2022.
- 1 2 Rossana Di Vincenzo, « De Radio Nova au stand-up : l'humour “incroyable” de Djamil le Shlag », Télérama, (consulté le ).
- ↑ « En soutien à Guillaume Meurice, Djamil le Shlag démissionne en direct de France-Inter », Le Nouvel Obs, (consulté le ).
- 1 2 [vidéo] « Qui est Djamil Le Shlag, qui a démissionné en direct de France Inter ? », Le Nouvel Obs, , sur YouTube (consulté le ).
- 1 2 Solene Nicolas, « Djamil le Shlag, l'incroyable Mister Vannes », Le Courrier de l'Atlas, (consulté le ).
- ↑ Sophie Marchand et Djamil Le Shlag, « Dans Le Jargon : Schlag », Bam Bam, sur YouTube, Radio Nova, .
- ↑ Ghita Zine, « Djamil Le Shlag, humoriste de la satire sociale… mais dans la bienveillance [Interview] », sur Yabiladi, (consulté le ).
- ↑ « Djamil Le Shlag - Premier Round », IMA Comedy Club, sur imarabe.org, Institut du monde arabe, (consulté le ).
- ↑ Benjamin Puech, « Yassine Belattar et Djamil Le Schlag bafouent la mémoire des poilus de la Grande Guerre », Le Figaro, (consulté le ).
- ↑ « Djamil le Shlag : "J'ai grandi dans une famille très drôle, c'était un vrai plateau d'humoristes" », Par Jupiter, France Inter, (consulté le ).
- ↑ AFP, « France Inter : Charline Vanhoenacker dédie son émission à Guillaume Meurice, Djamil le Shlag démissionne de la station en direct », Libération, (consulté le ).
- ↑ « Les Grands Remplaçants », sur Spotify (consulté le ).
- ↑ « Djamil Le Shlag teste son nouveau spectacle au Mans », Ouest-France, .
- ↑ Julia Méreau, « « Je suis quand même accusé de racisme » : l'humoriste Djamil Le Schlag signalé au procureur par un député du Gard », La Voix du Nord, .
- ↑ Laélia Véron et Guillaume Fondu, « Le retournement du stigmate via l'ironie : une stratégie ambigüe », dans T'es sérieuse ? : problèmes politiques de l'ironie, Paris, La Découverte, coll. « Cahiers libres », , 278 p. (ISBN 978-2-348-08874-2 et 978-2-348-08876-6), p. 204–210 (lire en ligne
). - ↑ « Autodéfense humoristique : Les grands remplaçants », sur ici-grenoble.org, .
- ↑ Nadir Dendoune, « Djamil Le Shlag : une voix fêlée comme un cri, un rire sans compromis », Le Courrier de l'Atlas, .
- ↑ Frédéric Brulhatour, « Radio Nova confirme un niveau historique », sur lalettre.pro, .
- ↑ Bolla 2025.
- ↑ « Djamil Le Shlag - Exode(s) », sur Les Archives du spectacle.
- ↑ Rachid Laïreche, « Faïza Guène, à force de livres »
, Libération, . - ↑ Rossana Di Vincenzo, « L'humoriste Djamil le Shlag : “Je préfère quitter France Inter et rester honnête avec moi-même” »
, Télérama, (consulté le ). - ↑ Vincent Pourrageau, « "C'est une ville avec laquelle j'ai beaucoup d'attaches", Djamil le Shlag revient à Montpellier, la ville de ses études »
, Midi libre, .
Voir aussi
modifierBibliographie
modifier- [Bolla 2025] Louis Bolla, « Djamil le Shlag, le coup du rire », Politis, no 1865, (lire en ligne
). 
- [Chervaux 2022] Denis Chervaux, « Le Bourbonnais de l'année - Portrait - Djamil, Vichyssois et humoriste à France Inter », La Semaine de l'Allier, (consulté le ).

Liens externes
modifier- Ressources relatives à l'audiovisuel :
- Ressource relative au spectacle :
- Ressource relative à plusieurs domaines :