Dobama Asiayone
Le Thakin, ou Dobama Asiayone (« Association de Nous les Birmans »), est une organisation nationaliste birmane fondée par Ba Sein à Rangoon en 1930, après que des dockers indiens et leurs familles ont été tués par des dockers birmans qui les accusent de leur prendre leur emploi[1],[2],[3].
| Fondation | |
|---|---|
| Dissolution |
| Type | |
|---|---|
| Siège | |
| Pays |
| Fondateur |
Ūḥ Bha Soṅḥ (d) |
|---|
Ses membres se désignent par le préfixe Thakin (« maître »), indiquant qu'ils se considèrent comme les vrais maîtres de leur pays.
Nationaliste par nature, défendant la suprématie birmane, l'organisation a pour slogan : « La Birmanie est notre pays ; la littérature birmane est notre littérature ; le Birman est notre langue. Aimons notre pays, améliorons notre littérature, respectons notre langue. »[4]. Dobama Asiayone prône l'assimilation des minorités ethniques au sein de la culture birmane, et la plupart de ses activités prennent naissance à l'université de Rangoon[4].
Au début de la Seconde Guerre mondiale, le Thakin devient pro-japonais, par opposition au colonisateur britannique.
Les trente camarades
modifierEn , le Thakin envoie secrètement de jeunes birmans hors du pays, pour qu'ils soient formés militairement par l'armée impériale japonaise. Ce groupe, connu plus tard sous le nom des Trente Camarades, est dirigé par Aung San et comprend notamment les futurs généraux Ne Win et Kyaw Zaw. Entraîné sur l'île chinoise de Hainan, il rentre en Birmanie avec l'armée japonaise au début de la campagne de Birmanie. Il forme l'embryon de l'Armée pour l'indépendance birmane.
Membres notables du Thakin
modifier- Thakin Aung San
- Kyaw Zaw (Thakin Shwe)
- Ne Win (Thakin Shu Maung)
- Thakin Kodaw Hmaing
- Thakin Soe
- Thakin Than Tun
- U Nu (Thakin Nu)
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Dobama Asiayone » (voir la liste des auteurs).
- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Thirty Comrades » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) Paul H. Kratoska (éditeur), South East Asia : Colonial History, Routledge, , 2656 p. (ISBN 0-415-21539-0, lire en ligne)
- ↑ Mikael Gravers, Nationalism as Political Paranoia in Burma: an essay on the historical practice of power, Routledge 1999.
- ↑ Maurice Collis fournit un témoignage de première main dans son livre Trials in Burma (1937).
- 1 2 (en) Nicholas Tarling, The Cambridge History of Southeast Asia, Cambridge, Cambridge UP, , 380 p., poche (ISBN 978-0-521-66369-4, LCCN 00708776, lire en ligne)