Dogue du Tibet

race de chiens

Le dogue du Tibet ou mastiff du Tibet est une race de dogue utilisée comme chien de travail, d'origine ancienne, employée par les bergers nomades de l'Himalaya. སྒོ་ཁྱི, sgo-khyi (prononcé go-kyi), son nom tibétain, signifie littéralement « chien de porte » ou « chien attaché », il fut en effet le chien de garde traditionnel des monastères tibétains. Parmi les chiens tibétains, il est le seul qui soit classé dans le deuxième groupe, celui des molosses[1] bien que les autres races tibétaines (lhassa apso, shi tzu, épagneul du Tibet, terrier du Tibet) soient des molossoïdes[réf. souhaitée].

Dogue du Tibet
Image illustrative de l’article Dogue du Tibet
Région d’origine
Région Drapeau du Tibet Tibet
Caractéristiques
Taille 61-74cm (F) et 66-80cm (M)
Poids 40-55 kg (F) et 55-75 kg (M)
Caractère Indépendant, très protecteur (sans être agressif pour autant), calme, méfiant envers les étrangers
Nomenclature FCI
  • groupe 2 - Chiens de type Pinscher et Schnauzer - Molossoïdes et chiens de montagne et de bouvier suisses
    • section Section 2.2 -Molossoïde -Type montagne
      • no 230

Histoire

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La race est propre aux hauts plateaux de l'Himalaya, les bergers l'utilisent pour protéger des troupeaux de chèvres, yacks et moutons des prédateurs[2]. Bien qu'il ait évolué, des traces possibles de son existence remontent à plus de trois mille ans. Une description en a été faite environ en par Aristote, puis par Marco Polo vers 1270. Des chiens du Tibet auraient été donnés à Alexandre le Grand[réf. souhaitée].

Il est également donné comme ancêtre probable des chiens utilisés par les légions romaines, dont les caractéristiques se sont diffusées à travers l'Europe.[réf. souhaitée] Par cet intermédiaire ou non, certains[Qui ?] affirment qu'il est à l'origine de tous les molosses et chiens de montagne.

Description

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Un chiot âgé de 3 mois.
Portrait d'un dogue du Tibet, avec une crinière bien visible.
une male fauve et sa femelle Dogue du Tibet
Portrait d'un couple dogue du Tibet de couleur standard.

Il peut être de couleur : noir, noir et feu, bleu, bleu et feu, fauve ou fauve charbonné (= zibeline).

On peut également trouver une étoile blanche sur le poitrail.

Le dogue du Tibet, ou Mastiff Tibétain, est un grand chien doté d'une bonne ossature. Il revêt un aspect impressionnant, grave et sérieux.  Son allure fière allie majestueusement robustesse, résistance et élégance.

Il présente un corps puissant et musclé. Sa queue imposante et touffue est joliment roulée sur elle-même. Ses oreilles, de taille moyenne et de forme triangulaire, pendent discrètement le long de sa tête, et sa tête est entourée d’une belle crinière de poils qui fait penser à un lion.

Le dogue du Tibet possède un poil mi long, épais et abondant. C’est un chien qui se construit lentement, sa croissance est longue et peut durer jusqu’à trois ans pour une femelle, quatre pour un mâle.

Diffusion

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Un Market Type Chinois issus de croisements
Un mastiff chinois présenté en Chine.

Le mastiff tibétain est très apprécié en Chine, où il est devenu un signe extérieur de richesse. Lors de foires, ces chiens sont vendus à des prix très élevés[3]. Le record du chien le plus cher du monde revient d'ailleurs à un représentant de la race, avec dix millions de yuans, équivalent d'un million et demi de dollars. Les Chinois importent ces chiens depuis le Tibet mais le taux de mortalité est très élevé. Sur les foires d'élevage, pour rendre ces animaux plus impressionnants, du glucose est injecté dans leurs pattes[4].

C'est aussi en Chine qu'un zoo a été démasqué en tentant de faire passer un chien du Tibet pour un lion[5].

Dans la culture

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Notes et références

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  1. Les 5 races de chiens tibétains
  2. Daniels-Moulin 1999, p. présentation éditeur
  3. Mastiffs du Tibet: le chien à un million de dollars Le Progrès, 12 mars 2013
  4. « Le nouveau chien de luxe à 1 million de dollars vient du Tibet », sur sudouest.fr, (consulté le ).
  5. AFP, « INSOLITE / Chine : le lion aboie, l’entourloupe démasquée par un enfant », Le Dauphiné libéré, (lire en ligne, consulté le ).

Annexes

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Articles connexes

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Bibliographie

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