Dolmen de Roc-en-Aud
Le dolmen de Roc-en-Aud (Roc'h-en-Aud ou Roch-en-Aud) est un dolmen situé à Saint-Pierre-Quiberon, dans le département français du Morbihan.
Dolmen de Roc-en-Aud | ||||
![]() Vue générale. | ||||
Présentation | ||||
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Type | Dolmen | |||
Période | Néolithique | |||
Fouille | 1877 | |||
Protection | ![]() |
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Visite | Accès libre | |||
Caractéristiques | ||||
Dimensions | ~ 4 m de diamètre | |||
Géographie | ||||
Coordonnées | 47° 31′ 28″ nord, 3° 08′ 10″ ouest | |||
Pays | France | |||
Région | Bretagne | |||
Département | Morbihan | |||
Commune | Saint-Pierre-Quiberon | |||
Géolocalisation sur la carte : arrondissement de Lorient
Géolocalisation sur la carte : Morbihan
Géolocalisation sur la carte : France
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Historique
modifierLe dolmen a été exploré par G. Chaplain-Duparc en 1877 et F. Gaillard mentionne sa restauration en 1889[1]. Il est classé au titre des monuments historiques en 1889[2].
Description
modifierLe dolmen est du type dolmen à couloir. La chambre est de forme carrée (4 m sur 3,90 m). Elle est délimitée par douze orthostates et précédée d'un court couloir (2,20 m de long sur 1,10 m de large) constitué d'une alternance de dalles supports et de murets en pierres sèches. L'originalité du monument tient à l'existence de dalles de couverture débordant à l'intérieur de la chambre, elles-mêmes recouvertes par une plus grande table de couverture selon une technique similaire à l'encorbellement, ce qui permet de réduire la portée des tables tout en augmentant la hauteur sous voûte[3]. La dalle de chevet correspond à un galet marin de très grande taille[4]. Le sol de la chambre est recouvert d'un dallage reposant sur le sol naturel[4].
Matériel archéologique
modifierChapelain-Duparc et Gaillard y recueillirent une fusaïole en terre cuite, des éclats de silex et des tessons de poterie[3]. L'édifice a été réutilisé à la période gallo-romaine[4].
Folklore
modifierSelon une tradition rapportée par Paul Sébillot, les marins de Saint-Pierre-Quiberon ou leurs femmes venaient frapper avec un marteau les quatre cupules visibles sur la table de couverture pour obtenir des vents favorables[5]. Z. Le Rouzic rapporte qu'après la restauration de 1889, les cupules n'étant plus visibles, on leur substitua alors des trous de carrier qui avaient été réalisés sur une autre dalle du fond de la chambre jusqu'à ce qu'une nouvelle restauration en 1901 les rende à nouveau accessibles[6].
Notes et références
modifier- ↑ Gaillard 1889.
- ↑ « Dolmen de Roc-en-Aud », notice no PA00091708, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Gouézin 2007.
- Guyodo et Blanchard 2014.
- ↑ Christine Boujot et Emmanuelle Vigier, Carnac et environs : Architectures mégalithiques, Éditions du patrimoine, coll. « guides archéologiques de la France », , 127 p. (ISBN 9782757702062), p. 25
- ↑ Serge Cassen, Christine Boujot et Valentin Grimaud, Carnac, récit pour un imagier, Nantes, Université de Nantes - LARA, , 161 p. (ISBN 9782957760107), p. 77
Annexes
modifierBibliographie
modifier : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- Félix Gaillard, « La restauration du dolmen de Roch'enn Aud en Saint-Pierre », Bulletins de la Société d'anthropologie de Paris, iII, vol. 12, , p. 125-128 (DOI 10.3406/bmsap.1889.6434, lire en ligne [PDF])
- Philippe Gouézin, Les mégalithes du Morbihan littoral, Rennes, Institut culturel de Bretagne et Centre régional d'archéologie d'Alet, coll. « Patrimoine archéologique de Bretagne », , 135 p. (ISBN 9782868221063), p. 123.
- Jean-Noël Guyodo et Audrey Blanchard, « Histoires de mégalithes : enquête à Port-Blanc (Saint-Pierre-Quiberon, Morbihan) », Annales de Bretagne et des Pays de l’Ouest, nos 121-2, , p. 26-27 (DOI 10.4000/abpo.2772, lire en ligne)