Dolores Peñalver Valenzuela
Dolors Peñalver Valenzuela (-), aussi connue sous le nom Lola Peñalver, est une syndicaliste espagnole, militante de la Confédération nationale du travail (CNT) et de l'organisation Mujeres Libres. Elle participe à la lutte ouvrière et féministe en Catalogne et est victime de la répression franquiste[1].
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Francesc Pedra Argüelles (d) |
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Biographie
modifierDolores Peñalver Valenzuela naît dans la région minière de La Unión en 1915. En 1924, toute la famille émigre en Catalogne et s'installe à l'Hospitalet de Llobregat dans le quartier La Torrassa[2]. Elle a dix frères impliqués dans le mouvement libertaire. Au début de l'adolescence, elle accompagne régulièrement son père marchand de fruits à El Born[3].
À 14 ans, elle commence à travailler dans le secteur textile. Au début des années 1930 elle devient membre de l'association pacifiste Ateneo Pro Cultura, Paz y Amor[3].
En 1932, à 17 ans, elle est employée dans l'usine de Can Trinxet à l'Hospitalet de Llobregat. Elle rejoint la CNT et devient une militante syndicaliste[2] : elle participe à des grèves et des mobilisations pour obtenir de meilleures conditions de vie et de travail[4]. Elle devient membre de l'organisation anarcho-syndicaliste et féministe Mujeres Libres. Pour son activité militante, elle est incarcérée deux fois entre 1936 et 1939[5].
Elle forme un couple avec Francesc Pedra Argüelles, un syndicaliste reconnu, dont elle est séparée pendant 10 ans par la Guerre Civile. Ensemble, ils ont deux enfants[6]. En 1939, elle est incarcérée dans la Prison pour femmes de Les Corts sans accusation concrète et sans jugement. Elle est emprisonnée pendant presque 3 ans[7]. Après sa libération, elle reste inscrite sur les listes noires du franquisme, ce qui l'empêche de trouver un employeur. Elle survit alors en devenant coutière à domicile[2],[3].
Après la Seconde Guerre mondiale, Francesc Pedra Argüelles est libéré du camp de prisonniers de Magdeburgo. Il revient clandestinement en Catalogne et travaille pendant plusieurs années sans papiers dans le secteur du verre. Au début des années 1950 elle a un deuxième fils : Germà Pedra Peñalver, pionnier du Mouvement espagnol de libération homosexuelle dans les années 1970[2],[8].
En 1959, le foyer de Lola Peñalver et Francesc Pedra devient un symbole de la résistance contre la dictature franquiste. Au début des années 1970, Peñalver créé le premier groupe catalan d'alphabétisation pour des femmes[2],[3],[4].
Dolores Peñalver Valenzuela meurt en 1986 à L'Hospitalet de Llobregat, à l'âge de 71 ans. En 1994, Pedra lègue ses papiers aux Archives Municipales de L'Hospitalet de Llobregat[2].
Reconnaissance
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En 2006 sont inaugurés les Jardins de Francesc Pedra et Lola Peñalver à L'Hospitalet de Llobregat[9].
Références
modifier- ↑ (ca) Collectif, Dones sindicalistes de L'Hospitalet: Testimonis, Ajuntament de L'Hospitalet, , p. 79
- 1 2 3 4 5 6 (ca) « Lola Peñalver », sur Arxiu Municipal de l'Hospitalet (consulté le )
- 1 2 3 4 « PENALVER, Dolores “LOLA” », sur Los de la sierra 1936-1975 : Dictionnaire des guerilleros et résistants antifranquistes, (consulté le )
- 1 2 (ca) Llinàs Carmona et M. Pau Trayner Vilanova, « La industria tèxil a l'Hospitalet. En mans de les dones », Guia Didàctica Exposició, , p. 53 (lire en ligne [archive du ])
- ↑ (ca) « Última Hora. La agitación obrera », Diari La Vanguardia, , p. 32 (lire en ligne)
- ↑ (ca) Jordi Portabella, Històries de Can Fanga,"La Vaga dels nens" Capítol nº 23 dedicat a Francesc Pedra Argüelles, pàg.97-98, València, 3 i 4 Edicions, S.L., (ISBN 978-84-7502-888-0)
- ↑ (ca) « Llista de procediments judicials militars. » [archive du ], Arxiu Militar Tercer (consulté le )
- ↑ (ca) Elisabet Vendrell Aubach, « D'on venim i on som les famílies LGTBI:Drets del col·lectiu i diversitat familiar », Fundació Irla (consulté le )
- ↑ (ca) Sánchez, « El nomenclàtor de la ciutat ret homenatge en carrers, places i equipaments públics a personalitats femenines. », Diari de L'Hospitalet,