Dolutégravir

composé chimique

Le dolutégravir est un inhibiteur de l'intégrase du VIH commercialisé sous le nom de Tivicay. Cette molécule est conjointement développée par ViiV Healthcare et Shionogi Pharmaceuticals. Avant qu'une DCI ne lui soit attribuée, elle était connue sous les noms de code GSK-572 et S/GSK1349572. Le dolutégravir est aussi commercialisé sous une forme combinée avec d'autres antirétroviraux sous le nom de Triumeq. Un combiné Dolutégravir/Lamivudine (bithérapie) est commercialisé en 2020 sous le nom de Dovato.

Dolutégravir
Image illustrative de l’article Dolutégravir
Identification
Nom UICPA (4R,12aS)-N-[(2,4-difluorophényl)méthyl]-7-hydroxy-4-méthyl-6,8-dioxo-3,4,12,12a-tétrahydro-2H-pyrido[5,6]pyrazino[2,6-b][1,3]oxazine-9-carboxamide
Synonymes

2,4 difluorobenzylamide de l'acide (4R,9aS)-5-hydroxy-2-méthyl-6,10-dioxo-3,4,6,9,9a,10-hexahydro-2H-1-oxa-4a,8a-diaza-anthracène-7-carboxylique

No CAS 1051375-16-6
No ECHA 100.237.735
Code ATC J05AX12
PubChem 54726191
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule C20H21F2N3O4  [Isomères]
Masse molaire[1] 405,395 2 ± 0,019 3 g/mol
C 59,25 %, H 5,22 %, F 9,37 %, N 10,37 %, O 15,79 %,

Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

Pharmacologie

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La demi-vie plasmatique est d'environ 15 h[2]. L'alimentation modifie son absorption mais pas de manière suffisante pour avoir des conséquences pratiques[3].

In vitro, il reste actif sur certaines souches résistantes au raltégravir, le premier inhibiteur d'intégrase découvert[4].

Il est faiblement métabolisé par le cytochrome P450[2], réduisant ainsi le risque d'interactions médicamenteuses.

Efficacité

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À 50 mg en prise unique, il semble au moins aussi efficace que l'éfavirenz au niveau de la charge virale[5]. En combinaison avec un nucléoside inhibiteur de la reverse transcriptase, il est d'une efficacité comparable au raltégravir[6].

Une étude a démontré l'efficacité du Dolutegravir en association avec Zidovudine ou Tenofovir [7].

Tolérance

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Les effets secondaires les plus fréquents sont les céphalées[2], des insomnies régulières[réf. nécessaire] ainsi que des nausées et diarrhée[8].

Chez les patients adultes atteints de VIH sans résistance aux inhibiteurs de l'intégrase, la dose recommandée est de 50mg une fois par jour par voie orale ou deux fois par jour lorsque la prise est concomitante avec d'autres médicaments susceptibles d’interagir avec le traitement. Pour les patients avec une résistance aux inhibiteurs de l'intégrase, il est recommandé de prendre 50mg deux fois par jour par voie orale.

Pour les adolescents de 12 à 18 ans pesant au moins 20kg, la dose recommandée est de 50mg une fois par jour ou 25mg deux fois par jour selon la préférence du patient. La dose doit être adaptée pour les enfants de 6 à 12 ans pesant plus de 14kg en fonction du poids. Les données sont insuffisantes pour prescrire ce traitement chez les adolescents et enfants avec une résistance aux inhibiteurs de l'intégrase[8].

Le code utilisé dans la pharmacopée des antirétroviraux est DTG ; comme tous les inhibiteurs d'intégrase, la dénomination commune internationale de la molécule porte le suffixe gravir. Il présente une structure carbamoyl pyrimidone lié via un amide à un substituant difluorobenzène similaire à celle du cabotégravir.

Références

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  1. Masse molaire calculée d’après « Atomic weights of the elements 2007 », sur www.chem.qmul.ac.uk.
  2. 1 2 3 Min S, Song I, Borland J et al. Pharmacokinetics and safety of S/GSK1349572, a next-generation HIV integrase inhibitor, in healthy volunteers, Antimicrob Agents Chemother, 2010;54:254-258
  3. Song I, Borland J, Chen S et al. Effect of food on the pharmacokinetics of the integrase inhibitor dolutegravir, Antimicrob Agents Chemother, 2012;56:1627-1629
  4. Kobayashi M, Yoshinaga T, Seki T et al. In vitro antiretroviral properties of S/GSK1349572, a next-generation HIV integrase inhibitor, Antimicrob Agents Chemother, 2011;55:813-821
  5. van Lunzen J, Maggiolo F, Arribas JR et al. Once daily dolutegravir (S/GSK1349572) in combination therapy in antiretroviral-naive adults with HIV: planned interim 48 week results from SPRING-1, a dose-ranging, randomised, phase 2b trial, Lancet Infect Dis, 2012;12:111-118
  6. Raffi F, Rachlis A, Stellbrink H-J et al. Once-daily dolutegravir versus raltegravir in antiretroviral-naive adults with HIV-1 infection: 48 week results from the randomised, double-blind, non-inferiority SPRING-2 study, Lancet, 2013;381:735-743
  7. NEJM 19 Juillet 2021 DOI: 10.1056/NEJMoa2101609
  8. 1 2 « Tivicay | European Medicines Agency (EMA) », sur www.ema.europa.eu, (consulté le )

Voir aussi

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