Dominique Demerville

Dominique Demerville, né le à Soues, mort guillotiné le à Paris, est un agent de renseignements et militant néojacobin français, proche du député Bertrand Barère. Il est impliqué dans la « conspiration des poignards », projet d'attentat contre le Premier consul le 18 vendémiaire an IX, vendredi .

Dominique Demerville
Biographie
Naissance
Décès
(à 33 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Le secrétaire de Barère

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Origines familiales

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Né à Soues, commune voisine de Tarbes, le [1], fils naturel de Jeanne-Marie Donat et de père inconnu. Il est adopté par Dominique Juveniau-Demerville, « contrôleur des actes au bureau de la ville de Tarbes », mort en 1779[2].

Employé du Comité de Salut public et agent de Barère

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Compagnon charpentier, il se rend à Paris le . Recommandé à Bertrand Barère, membre de l'Assemblée constituante, il entre à son service en tant que secrétaire particulier et collabore à son journal Le Point du Jour. Il est employé vraisemblablement grâce à lui comme commis et secrétaire au Comité de Défense générale[3] puis au Comité de Salut public où il est chargé de la correspondance des représentants du peuple aux armées et aux départements[4],[5]. Le 30 vendémiaire an IV, , il est nommé directeur de l'hôpital du Gros-Caillou[6]. Barère arrêté et incarcéré à Saintes suite à l'émeute du 12 germinal an III, , Demerville l'aide à s'évader et à se cacher à Bordeaux. Il défend l'ancien député dans la presse néojacobine[7] et diffuse son ouvrage La Liberté des Mers[8],[9].

Un agitateur républicain sous le Consulat

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Dominique Demerville est inculpé dans la conspiration des poignards[10], projet d'assassinat du Premier Consul Napoléon Bonaparte à la sortie du Théâtre des Arts[11]. Il est guillotiné le 11 pluviôse an IX[12] soit le samedi avec ses complices Arena, Ceracchi, et Topino-Lebrun.

Bibliographie

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Liens externes

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Notes et références

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  1. Archives départementales des Hautes-Pyrénées, registre paroissial de Soues, baptêmes mariages et sépultures 1767, 2E1/506.
  2. Archives municipales de Tarbes, registre paroissial de Saint-Jean, mariages et sépultures 1770-1779, GG30.
  3. Alphonse Aulard, Recueil des actes du Comité de Salut public tome 2, Comité de Défense générale, séance du 9 mars 1793, p. 295.
  4. Alphonse Aulard, Recueil des actes du Comité de Salut public tome 3, Comité de Salut public, séance du 2 avril 1793, p. 33.
  5. Alphonse Aulard, Recueil des actes du Comité de Salut public tome 4, Comité de Salut public, séance du 12 mai 1793, p. 124.
  6. Maurice Bouvet, « Les origines de l'hôpital du Val-de-Grâce et ses premiers pharmaciens (de 1793 à 1815) », Revue d'Histoire de la Pharmacie, vol. 27, no 107, , p. 125–146 (DOI 10.3406/pharm.1939.10808, lire en ligne, consulté le )
  7. L'Ami de la patrie n°581, 10 vendémiaire an VI (1er octobre 1797).
  8. Le Journal de Toulouse n°84 du 18 ventôse an VI (8 mars 1798).
  9. Le Journal des Hommes Libres de tous les pays n°311 du 8 germinal an VI (26 mars 1798).
  10. Sous la direction de William Duckett, Dictionnaire de la conversation et de la lecture [...] par une société de savants et de gens de lettres, Paris, Michel Lévy Frères, seconde édition, tome 7, , 800 p. (lire en ligne), p. 349
  11. Aurélien Lignereux, « Le moment terroriste de la chouannerie : des atteintes à l’ordre public aux attentats contre le Premier Consul », La Révolution française. Cahiers de l’Institut d’histoire de la Révolution française, no 1, (ISSN 2105-2557, DOI 10.4000/lrf.390, lire en ligne, consulté le )
  12. Jugement recueilli par des sténographes, Jugement rendu par le tribunal criminel du département de la Seine [...] qui condamne Demerville, Ceracchi, Arena, Topino-Lebrun, Paris, Imp. Fauvelle, , 28 p. (lire en ligne), p. 1