Dominique de Saint Mars
Dominique de Saint Mars, née au Maroc le , est une scénariste et autrice pour la jeunesse. Elle est principalement connue pour la série Max et Lili.
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Dominique de Saint-Mars |
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Biographie
modifierDominique de Saint Mars est née à Rabat (Maroc) en 1949, quatrième enfant d'une fratrie de cinq[1]. Elle connaît une enfance difficile avec notamment le divorce de ses parents et la faillite de leur entreprise[1]. Elle suit des études en sociologie à l'université de Nanterre puis voyage en Asie et en Amérique avec son mari Renaud de Saint Mars après mai 68[1]. Sa carrière commence à son retour en France.
Elle vit à Paris et en Bretagne[1]. Elle a deux fils et est grand-mère[1].
Carrière
modifierElle entre en 1981 comme journaliste à ASTRAPI édité par Bayard-Presse et y reste jusqu'à 1996. En 1988, elle reçoit le Prix de la Fondation pour l'Enfance pour ses scenarios de bandes dessinées dans Astrapi, sur les relations parents-enfants, dessinées par Bernadette Després. C'est là qu'elle rencontre Serge Bloch qui dessinera par la suite les albums de Max et Lili[1].
En parallèle d’Astrapi, elle mène de nombreuses activités sur des sujets concernant la famille, l'éducation, la santé, la sexualité. En 1989 : Elle anime une rubrique " Dis-moi pourquoi ? " dans l'émission " La Planète des Enfants " sur Radio France International. En 1990, elle travaille à une brochure parents-enfants pour le Secrétariat d'Etat à la Famille, sur la Prévention des Abus Sexuels. Le « Permis de prudence » sera diffusé dans toutes les écoles par l’INPES.
Elle est marraine d’un journal « D’ICI » fait par les enfants autistes du Centre de La Bourguette.
Elle écrit une bande dessinée pour le Centre du Volontariat, sur l’engagement des enfants « La bande des Z ». Elle publie à Bayard Editions une série autour de l'éducation sexuelle à travers la vie quotidienne de deux héros récurrents, Alice et Martin. Elle écrit deux brochures sur la leucémie destinée à des hôpitaux.
En 1992, elle crée avec le dessinateur Serge Bloch, la série " AINSI VA LA VIE, Max et Lili " aux éditions Calligram dirigées par Pascale et Christian Gallimard. Dominique de Saint Mars aborde, avec humour et vérité, les émotions, les problèmes relationnels des enfants et de courageux sujets de société[1]. La série connaît initialement peu de succès du fait du format inhabituels et des thèmes durs affichés dès le titre[1]. Le premier album à connaître le succès est Lili a été suivie, qui sort en 1995 et est largement diffusé à partir de 1997 et de l'affaire Dutroux[1].
En 1996, pour l’Unesco, elle conçoit des affiches pour la Campagne pour la Tolérance. En 1997, elle est nommée par le gouvernement une des marraines de la "Grande Cause Nationale contre la Maltraitance".
En 2016 « Le petit livre pour dire Non ! » et « Le petit livre pour dire Non à la violence » sont republiés par Bayard Jeunesse.
Elle écrit avec l'association suisse Synapsespoir « La maman de Tom et Lola ne va pas bien » qui explique aux enfants la schizophrénie d’une maman. Cette brochure est distribuée gratuitement sur son blog.
En 2017, elle réédite avec l’équipe médico-judiciaire de l’Hôpital de Dunkerque la brochure de prévention des abus sexuels, ”permisdeprudence.fr” également disponible sur son blog gratuitement.
Dominique de Saint Mars a publié plus de 130 tomes de Max et Lili. En tant qu’autrice et directrice de collection, Dominique de Saint Mars continue aujourd'hui à écrire trois tomes par an ainsi que des produits dérivés. En 2026, 23 millions d’exemplaires en ont été vendus[1].
Distinctions
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Engagée dans les causes contre la maltraitance et la souffrance psychique, Dominique de Saint Mars est aujourd’hui marraine de l’Oeuvre Falret.
En 2017, elle est nommée par la ministre de l’Éducation Nationale Chevalier de la Légion d’Honneur, et en 2016 elle est nommée par la ministre de la Culture Officier des Arts et des Lettres.
La première bibliothèque française qui porte son nom est à l'école française de Jungle Samui dans l'île de Koh Samui.
L'école primaire de Hangest-sur-Somme, en France, porte également son nom[2].
Notes et références
modifier- 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 Aïna Skjellaug, « Dominique de Saint Mars, autrice de «Max et Lili»: «Chez l'enfant, la prévention passe par la capacité à nommer les choses» », Le Temps, (lire en ligne
). - ↑ « École primaire de Dominique de Saint Mars », sur Ministère de l'Éducation nationale (consulté le ).
