Dons Solidaires est une association loi de 1901, reconnue d'utilité publique, créée en 2004 par Margaret Mallon Pujol[1],[2].

Dons Solidaires
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association loi de 1901 Reconnue d'Utilité Publique
But Lutter contre la précarité
Zone d’influence France
Fondation
Fondation 2004
Fondateur Bastien Charpentier, Margaret Mallon Pujol
Identité
Siège Saint-Germain-en-Laye
Président Bastien Charpentier
Déléguée générale Dominique Besançon
Site web http://www.donsolidaires.fr/

Grâce aux dons des entreprises, Dons Solidaires redistribue chaque année des millions de produits de première nécessité, via un réseau de 1 200 partenaires associatifs présents partout en France[3].

Histoire

modifier

En 2004, Margaret Mallon Pujol importe le concept de mécénat de produits en créant Dons Solidaires. Cette idée provient d'un concept observé chez Gifts In Kind International, devenu depuis Good360[4]. La première action de Dons Solidaires fut la mise à disposition de 500 palettes de produits d'hygiène pour le centre Emmaüs de Bougival (Yvelines)[1].

En 2009, Dons Solidaires lance les opérations « Noël pour Tous »[5] et « Kit Scolaire »[6].

En 2013, Dons Solidaires lance l’opération « Femme en Fête »[7].

En 2014, Dons Solidaires rejoint le réseau européen In Kind Direct International et devient partenaire de In Kind Direct, son homologue britannique, et Innatura, son homologue allemand[1].

En 2019, Dons Solidaires mène la première édition de son baromètre « Hygiène et Précarité en France » avec l’institut IFOP, une étude pionnière dans l’alerte sur la précarité hygiénique en France.

Lors de la pandémie de Covid-19, Dons Solidaires s’est mobilisé en distribuant, entre autres, des produits désinfectants[8] et des produits lavants[9] à ses associations partenaires.

En 2020, Don Solidaires contribue à faire adopter la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (dite loi AGEC), qui interdit la destruction des invendus non alimentaires et impose de privilégier leur réemploi[10].

En 2021 l’association est reconnue d’utilité publique[11].

En 2023, l’association ouvre une antenne régionale en Auvergne-Rhône-Alpes[12].

En 2024, Dons Solidaires participe à la deuxième édition du « Pacte pour les Premiers Pas », lancée par le ministère des Solidarités pour répondre aux besoins de bébés vivant au sein de foyers en situation de précarité[13]. Dans ce cadre, Dons Solidaires contribue à la distribution de produits d'hygiène, notamment des couches.

En 2026, Dons Solidaires lance une opération nationale de distribution de couches co-financée par l'Union européenne dans le cadre du Fonds social européen + (FSE+) via la Délégation générale à l’emploi et à la formation professionnelle (DGEFP). Ce financement s’inscrit dans la priorité 5 du FSE+, dédiée à l’aide alimentaire, et permet à l’association de distribuer des produits de première nécessité, à destination des jeunes enfants en situation de précarité[14].

En complément de la distribution de produits essentiels menée tout au long de l'année, Dons Solidaires déploie des opérations spécifiques pour accompagner certains publics en fonction de leurs besoins, à des périodes clés de l'année.

Kit Scolaire

modifier

Lancée en 2009, l’opération « Kit Scolaire » a pour objectif de soutenir les familles en difficulté en permettant aux enfants et aux étudiants d’aborder la rentrée dans de bonnes conditions, munis du matériel nécessaire, contribuant ainsi à réduire les inégalités dès le plus jeune âge[6]. En 2025, la 16e édition de l’opération a mobilisé une vingtaine d’entreprises partenaires et permet la distribution de 500 000 fournitures pour la rentrée scolaire auprès de 85 000 enfants bénéficiaires[6].

Noël Pour Tous

modifier

L’opération « Noël pour Tous » vise à distribuer des cadeaux de Noël aux enfants et adultes défavorisés[5]. En 2025, elle a mobilisé plus de 40 entreprises partenaires et un réseau de 500 associations, permettant la collecte et la distribution d’un million de cadeaux. Près de 400 000 personnes sont ainsi bénéficiaires chaque année : familles précaires, personnes isolées ou sans domicile fixe, enfants placés en foyer, et personnes âgées en situation de précarité[15].

Femmes en Fête

modifier

Lancée en 2013, cette opération est organisée chaque année à partir de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes jusqu’à la Fête des mères, répondant à des besoins souvent peu couverts tout en favorisant le bien-être et l'estime de soi[7].

Au-delà de la distribution de produits, l’opération s’appuie sur l’idée que l’hygiène et la beauté jouent un rôle dans l’estime de soi, le bien-être et l’inclusion sociale et professionnelle. Des ateliers sont ainsi proposés aux participantes, conçus comme un moment positif et bienveillant leur permettant de retrouver confiance en elles[16],[7].

En 2026, l’opération « Femmes en fête » prévoit de soutenir plus de 100 000 femmes précaires, qu’il s’agisse de mères isolées, d’étudiantes, de seniors ou de femmes sans domicile fixe. Grâce à la mobilisation de seize entreprises partenaires, parmi lesquelles Yves Rocher, Beiersdorf, Naos et My Little Paris, Dons Solidaires prévoit de distribuer 650 000 produits d’hygiène, de soin et de beauté à travers son réseau d’associations partenaires[7].

Aide Hivernale

modifier

Chaque hiver, Dons Solidaires apporte son soutien aux structures qui accompagnent les personnes mal logées, sans domicile, vivant à la rue, en centres d'hébergement d'urgence ou en bidonvilles, en renforçant la collecte et la distribution de produits d'hygiène et de produits d'entretien et d'équipement, destinés à améliorer la qualité d'accueil des centres d'hébergement, ainsi que de produits utiles aux personnes sans domicile (polaires, gourdes, sacs, plaids, etc.)[17].

Cette action s'inscrit notamment dans le cadre du Plan Grand Froid, dispositif déployé chaque hiver par la Région Île-de-France pour favoriser l'accueil, l'hébergement, l'accompagnement et la réinsertion des personnes en situation de grande précarité, en s'appuyant sur des associations partenaires. Par exemple, en 2022, Dons Solidaires a ainsi reçu une subvention de 8 000 euros de la Région, destinée à soutenir la distribution de 6 000 kits d'hygiène d'urgence auprès des associations franciliennes venant en aide aux personnes en grande précarité[18].

Dons Solidaires publie annuellement deux baromètres réalisés en partenariat avec l’institut IFOP, destinés à mesurer l’évolution de la précarité en France.

Baromètre « Hygiène et Précarité en France »

modifier

Le baromètre « Hygiène et Précarité en France », lancé en 2019 et réalisé par l’institut IFOP, dresse un état des lieux de la précarité hygiénique en France ainsi que ses impacts psychologiques et sociaux[19].

L’édition 2026 révèle que 16 % des Français indiquent avoir déjà été contraints de choisir entre l'achat de nourriture et celui de produits d'hygiène, tandis que près de la moitié d'entre eux réduisent leurs achats de produits d'hygiène par manque de moyens financiers[20]. 4 millions de Français sont concernés par la précarité hygiénique, renonçant à des produits d'hygiène essentiels tels que le dentifrice, le savon ou encore les couches[21].

Les conséquences de la précarité hygiénique sont documentées à plusieurs niveaux. Sur le plan psychologique et social, parmi les personnes concernées, 46 % expliquent que cette situation affecte significativement leur confiance en soi et entraîne un repli sur soi, 33 % déclarent ne plus sortir de leur domicile, 28 % renoncent à des rendez-vous amicaux ou amoureux et 27 % évitent certaines personnes de leur entourage[7].

Des répercussions sont également observées dans la sphère professionnelle : 31 % des personnes concernées se disent mal à l’aise au travail, 16 % ont déjà évité de s’y rendre, et 18 % ont renoncé à se rendre à un entretien d’embauche[20].

Le baromètre évalue annuellement plusieurs formes de précarité hygiénique, dont la précarité menstruelle. Selon les données de 2026, 2,3 millions de femmes manquent régulièrement de protections menstruelles et 11 % des Françaises utilisent des protections de fortune faute de moyens financiers[22],[23].

Baromètre « Le renoncement à l’achat de cadeaux de Noël, un marqueur de précarité »  

modifier

Lancé en 2020, ce baromètre réalisé par l’IFOP a pour objectif d’analyser la précarité en France à travers le prisme des fêtes de fin d’année. Il évalue notamment le phénomène de renoncement aux achats de cadeaux, afin de mesurer l’impact des tensions financières et émotionnelles sur les ménages en situation de précarité pendant cette période[24].

Selon l’édition 2025, sept Français sur dix déclarent réduire leurs dépenses habituelles pour pouvoir offrir des cadeaux à leurs proches, et plus d’un sur deux (55 %) affirme ressentir de la honte à l’idée de ne pouvoir gâter ses enfants[25].

Notes et références

modifier
  1. 1 2 3 La-Croix.com, « L’association Dons solidaires redistribue les produits non-alimentaires invendus », sur La Croix, (consulté le )
  2. « Dons solidaires », sur annuaire-entreprises.data.gouv.fr (consulté le )
  3. « "J'ai déjà lavé mon sol avec du sel et du vinaigre" : quatre millions de Français font l'impasse sur au moins un produit d'hygiène essentiel », sur France 3 Paris Ile-de-France, (consulté le )
  4. (en-US) Cathy Mckitrick The Salt Lake Tribune · December 30 et 2011 5:52 Pm, « Surplus goods get second chance through Good360 », sur The Salt Lake Tribune (consulté le )
  5. 1 2 « Cette association des Yvelines permet de faire 10 millions de dons par an : elle a besoin de vous », sur actu.fr, (consulté le )
  6. 1 2 3 « Près de 500 000 fournitures scolaires attendues près d'Orléans, voici pourquoi », sur actu.fr, (consulté le )
  7. 1 2 3 4 5 « Drancy : Dons Solidaires mobilisé contre la précarité féminine », sur mesinfos, (consulté le )
  8. LSA conso, « Reckitt-Benckiser lance sa marque de désinfection Lysol en France », www.lsa-conso.fr, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
  9. « Dons de produits, aide financière : ces marques beauté solidaires pendant le coronavirus », sur https://www.femina.fr (consulté le )
  10. Claire Ané et Dounia Dimou, « Les distributions de cadeaux de Noël des associations bénéficient des dons record des entreprises », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  11. « Décret du 8 mars 2021 portant reconnaissance de l'association dite « Dons Solidaires » comme établissement d'utilité publique » Accès libre, sur legifrance.gouv.fr,
  12. « Dons solidaires : une antenne s’implante en Auvergne-Rhône-Alpes », sur mesinfos, (consulté le )
  13. « Lutter contre la précarité alimentaire | solidarites.gouv.fr | Ministère du Travail et des Solidarités », sur solidarites.gouv.fr, (consulté le )
  14. « La priorité 5 “Aide alimentaire et matérielle aux plus démunis”, de quoi parle-t-on ? | Le programme national FSE + et FTJ », sur fse.gouv.fr (consulté le )
  15. « Noël : 7 Français sur 10 vont rogner sur leurs dépenses habituelles pour acheter des cadeaux, selon le baromètre de l'association Dons solidaires », sur franceinfo, (consulté le )
  16. Isabelle de Foucaud, « Pour la Fête des mères, Dons solidaires distribue des «kits beauté» aux femmes vulnérables », sur Le Figaro, (consulté le )
  17. « “Grand froid”, l’Ilec avec Dons solidaires », sur Ilec (consulté le )
  18. « Plan Grand Froid 2022-2023 : la Région aux côtés d'associations », sur www.iledefrance.fr (consulté le )
  19. Jérôme Fourquet et Mathilde Moizo, « Hygiène et précarité en France », sur ifopgroup.com,
  20. 1 2 Claire Ané, « Quand la précarité pousse à choisir entre nourriture et hygiène : une association lance l’alerte », Le Monde, (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le )
  21. « 4 millions de Français renoncent à des produits d’hygiène, il était temps que le gouvernement rembourse (enfin) des protections périodiques - L'Humanité », sur https://www.humanite.fr, (consulté le )
  22. « 4 millions de Français renoncent à des produits d’hygiène essentiels faute de moyens », sur Le HuffPost, (consulté le )
  23. « Les protections périodiques vont enfin être remboursées : quelles sont les conditions pour en bénéficier ? », sur midilibre.fr (consulté le )
  24. « « J’y pense dès novembre » : Pour les personnes précaires, Noël est une période de stress », sur Le HuffPost, (consulté le )
  25. « EXCLU RMC. Noël: 7 parents sur 10 contraints de réduire leurs dépenses pour pouvoir offrir des cadeaux », sur RMC, (consulté le )

Liens externes

modifier