Dorothy Elliott
Dorothy Mary Elliott (ou Dorothy Mary Jones), née le à Maidenhead et morte le à Pontrilas (en), est une féministe et syndicaliste britannique de premier plan. Elle est présidente de la National Institute of Houseworkers (en) jusqu'en 1959.
Biographie
modifierElliott nait le à Maidenhead. Elle est la fille d'Alice Mary (née Taylor) et de William James Elliott, tous deux enseignants. Dorothy Elliott est l'aînée de leurs trois enfants. Elle fréquente la Newlands Girls' School (en) de Maidenhead avant de recevoir une bourse[1] qui lui permet de suivre des cours de langues modernes à l'Université de Reading[2] et d'obtenir une licence en 1916. Edith Morley (en) lui donne des conseils de carrière - elle pense que les femmes doivent être compétitives dans un plus large éventail de professions[3],[4] et elle l'encourage à travailler dans l'usine de munitions de Kynoch à Witton, Birmingham (en). Elle est moins bien payée parce qu'elle est une femme, mais son salaire est plus élevé que ce à quoi elle est habituée. Elle doit travailler deux fois dix heures par semaine. Une semaine est consacrée aux quarts de jour et la semaine suivante aux quarts de nuit avec un taux horaire majoré[1].

Elliott s'inscrit à un cours à la London School of Economics où elle est l'élève de l'historien RHTawney. Elle gagne de l'expérience dans le cadre du cours de sciences sociales en travaillant avec la National Federation of Women Workers (en) (NFWW) de Mary Macarthur (en).
La NFWW l'emploie pour recruter de nouveaux membres à l'arsenal de Woolwich. Elle est mal payée pour des journées de travail de 14 heures, sept jours sur sept. À la fin de la guerre, l'arsenal licencie 26 000 employés avec un préavis d'une semaine seulement. La NFWW plaide avec succès qu'elle doit recevoir trois mois de salaire. En 1921, la NFWW fusionne avec le General and Municipal Workers Union (en) et elle est employée dans le Lancashire jusqu'à son déménagement à Londres[2]. Elle épouse John Owen Jones en 1923, qui est enseignant mais aussi étudiant au Royal College of Music et qui devient par la suite un chanteur baryton folk gallois connu sous le nom d'« Owen Bryngwyn »[5].
En 1931, elle préside le National Joint Committee of Working Women's Organisations et elle a également dirigé la Conférence nationale des femmes travailleuses. Elle plaide en faveur d'un salaire minimum pour un million de travailleuses employées dans les services domestiques et la restauration. Sa stratégie est adoptée par la Conférence du travail cette année-là.
À partir de 1938 et pendant toute la guerre, elle est responsable en chef des femmes de la GMWU[2]. Son mari redevient professeur de sciences en 1939[5]. Elle participe au gouvernement national en siégeant à des comités pour Ernest Bevin. Lorsqu'elle est membre du GMWU, elle figure sur une affiche des principaux « frères syndiqués » qui encouragent les travailleurs à économiser un shilling sur chaque livre gagnée. À la fin de la guerre, elle devient présidente du National Institute of Home Workers (Institut national des travailleuses à domicile), poste qu'elle occupe jusqu'en 1959[2].
Elliott n'a pas d'enfants et son mari meurt en 1972[5]. Elle meurt à Pontrilas (en) en 1980. Elle laisse une autobiographie qu'elle a écrite en 1969 intitulée « Femmes en quête de justice »[2]. Les documents d'Elliott sont conservés à la bibliothèque de la TUC[6].
Références
modifier- 1 2 (en) Paula Bartley, « Elliott [married name Jones], Dorothy Mary (1896–1980), feminist and trade union activist », dans Oxford Dictionary of National Biography, Oxford University Press, (ISBN 978-0-19-861412-8, DOI 10.1093/odnb/9780198614128.013.112182, lire en ligne)
- 1 2 3 4 5 (en-GB) « Dorothy Elliott Memoir », collections.londonmet.ac.uk (consulté le )
- ↑ Tanya Fitzgerald, Outsiders or equals?: Women professors at the University of New Zealand, 1911-1961, Peter Lang, Peter Lang Gmbh, Internationaler Verlag Der Wissenschaften, Peter Lang AG, Internationaler Verlag der Wissenschaften, (ISBN 978-3-03911-395-8, OCLC 255014651, lire en ligne)
- ↑ (en) « Women Workers in Seven Professions: A Survey of their Economic Conditions and Prospects », Routledge & CRC Press (consulté le )
- 1 2 3 « JONES, JOHN OWEN, OWEN BRYNGWYN (1884-1972), singer | Dictionary of Welsh Biography », biography.wales (consulté le )
- ↑ « National Federation of Women Workers - Archives Hub », archiveshub.jisc.ac.uk (consulté le )