Douglas Goldring
Douglas Goldring (7 janvier 1887 - 9 avril 1960) était un écrivain et journaliste anglais.
Enfance et jeunesse
modifierDouglas Goldring est né à Greenwich. Après une scolarité à Hurstpierpoint College puis à la Magdalen College School, il réalise ses études secondaires à Felsted. En 1906, il entre à l'Université d'Oxford, qu'il quitte sans diplôme après avoir reçu un très gros héritage. Il s'installe alors à Londres et se consacre à l'écriture. Il occupe d'abord un poste de rédacteur au magazine Country Life. En 1908, il devient également rédacteur adjoint de The English Review, dirigée par Ford Madox Ford. En 1910, Douglas Goldring dirige sa propre revue littéraire, The Tramp, dans laquelle il publie les premiers écrits de Wyndham Lewis et du futuriste Filippo Tommaso Marinetti.
À partir de 1912, il s'associe à Max Goschen, éditeur londonien en difficulté. Avec ce maison d'édition, il publie les Poèmes complets de Ford (1913), principalement pour des raisons financières. En 1913, proche de Wyndham Lewis et du groupe vorticiste, il contribue à la revue littéraire Blast.
Première Guerre mondiale
modifierEn 1914, dès le début de la Première Guerre mondiale, Douglas Goldring s'engage comme volontaire dans l'armée britannique mais est démobilisé pour raisons médicales. Dès lors, il adopte une position envers la guerre plus critique et d'inspiration socialiste. Il rejoint le Club 1917, club bohème radical mixte situé au 4 Gerrard Street, dans le quartier de Soho, dont la dénomination est un hommage à la Révolution d'Octobre.
Il s'installe ensuite à Dublin, en Irlande, où il épouse sa première femme, Betty Duncan. Ils ont deux enfants : l'aîné, Hugh Goldring, meurt au combat pendant la Seconde Guerre mondiale. À Dublin, Douglas Goldring assiste aux funérailles du militant républicain irlandais Thomas Ashe, événement qu'il relate plus tard dans son livre A Stranger in Ireland. Douglas Goldring est membre du Conseil national des libertés civiles.
Reste de sa vie
modifierEn 1919, Douglas Goldring se rend en Allemagne au nom du mouvement pacifiste d'Henri Barbusse Clarté. La même année, à son retour à Londres, il a pour projet de fonder une société de théâtre populaire et de publier une série de pièces, dont Touch and Go de D.H. Lawrence, mais il ne réussit finalement qu'à faire publier sa propre pièce, Fight for Freedom. Il dédie à Lawrence son roman The Black Curtain (1920), et publie en son honneur, la même année, Reputations.
Douglas Goldring s'implique ensuite davantage dans le Club 1917, où il côtoitRamsay MacDonald, Aldous Huxley, C.E.M. Joad et E.D. Morel jusqu'à la dissolution du club dans les années 1930. Ce dernier aura une forte influence sur la pensée politique de Goldring. En 1924, il est témoin de la destruction des façades réalisées par l'architecte John Nash sur Regent Street, ce qui le conduit à s'intéresser à la préservation de l'architecture de style géorgien. Il passe une grande partie des années 1920 en France, sur la Côte d'Azur ou à Paris. Il enseigne également à Göteborg, en Suède, de 1925 à 1927. Il devient dès lors surtout connu comme écrivain de voyage.
À la fin des années 1930, Douglas Goldring revient sur le devant de la scène. Il était tout d'abord secrétaire de la Georgian Society, confondée en 1936 avec Lord Derwent et Robert Byron et s'inspirant de l'idéologie de William Morris, et qui se transforme l'année suivante en Georgian Group. Mais il le quitte rapidement face au conservatisme politique qui s'y est installé. À la même époque, se définissant comme socialiste, il était également reconnu comme un journaliste radical et un collaborateur prolifique de publications de gauche. Il collabore aussi à la Labour Review, publiée du Parti révolutionnaire des Travailleurs[1].
Héritage
modifierLes archives de Douglas Goldring se trouvent désormais dans les collections spéciales de l'Université de Victoria, au Canada.
Travaux
modifier- A Country Boy and other poems (1910)
- Ways of Escape. A Book of Adventure (1911)
- Streets: a book of London verses (Max Goschen, 1912)
- The Permanent Uncle (1912) novel
- Dream Cities. Notes of an autumn tour in Italy and Dalmatia (1913) travel
- Along France's River of Romance: The Loire (1913) travel
- It's an Ill Wind (1915) novel
- In the Town. A Book of London Verses (1916)
- The Fortune (1917) novel including the experience of a fictional conscientious objector
- Dublin: Explorations and Reflections (1917) as "An Englishman"
- Polly (1917)
- A Stranger in Ireland (1918) as "An Englishman"
- The Black Curtain, novel
- Reputations (1920) essays
- The Solvent (1920)
- Briefe aus der Verbannung (1920)
- The Fight for Freedom, a play in four acts, with a preface by Henry Barbusse (1920)
- James Elroy Flecker (1922)
- Nobody Knows (1923) novel
- Miss Linn (1924) novel
- Gone Abroad – A story of travel chiefly in Italy and The Balearic Isles (1925) travel
- Cuckoo (1926) novel
- The Merchant of Souls (1926) novel
- Northern Lights and Southern Shade (1926) travel
- Façade (1928) novel
- The French Riviera (1928)
- People and Places (1929)
- Sardinia: the island of the Nuraghi (1930) travel
- Impacts: The Trip to the States and Other Adventures of Travel (1931)
- Liberty & Licensing. Hobby Horse Number One (1932) pamphlet
- To Portugal (1934)
- Royal London (1935)
- Odd Man Out (1935) autobiography
- Pot Luck in England (1936)
- Facing the Odds (1940)
- Artist Quarter: reminiscences of Montmartre and Montparnasse in the first two decades of the twentieth century (1941) by Charles Douglas (Douglas Goldring with Charles Beadle)
- South Lodge: reminiscences of Violet Hunt, Ford Madox Ford and the English Review circle (1943) memoirs
- A Tour in Northumbria (1944)
- The Nineteen Twenties (1945) retrospect and memoir
- Journeys in the Sun (1946)
- Marching with the Times: 1931–1946 (1947) memoirs
- The Last Pre-Raphaelite: a record of the life and writings of Ford Madox Ford (1948)
- Life Interests (1948)
- Home Ground—A Journey Through the Heart of England (1949)
- Foreign Parts: an Autumn Tour in France (1950)
- Regency Portrait Painter: the Life of Sir Thomas Lawrence, P. R. A. (1951)
- Three Romantic Countries: Reminiscences of travel in Dalmatia, Ireland and Portugal (1951)
- The South of France. The Lower Rhone Valley and the Mediterranean Seaboard from Martigues to Menton (1952)
- Privileged Persons (1955)
Notes et références
modifier- ↑ Terry Brotherstone, Geoffrey Pilling, History, Economic History and the future of Marxism. Porcupine, 1996. (ISBN 9781899438082) (p.360).
Liens externes
modifier- Archives conservées par : University of Victoria Special Collections and University Archives (SC048, douglas-goldring-fonds)
- Ressource relative à la littérature :
- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
