Douleur chronique

notion médicale
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La douleur chronique ou douleur persistante est une douleur qui peut affecter le patient par son maintien dans le temps, soit en raison d'une durée supérieure d'un à trois mois selon la distinction retenue entre douleur aiguë, subaiguë et chronique, soit pour sa persistance au-delà de la période normale de guérison.

Critères

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Pour l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (INSERM), « [s]i la douleur aiguë persiste au-delà de trois mois, elle évolue en douleur chronique. »[1].

Pour Turk et Okifuji (2001), plusieurs critères peuvent être retenus dont deux traditionnels : « une douleur qui persiste pendant trois mois ou installée depuis six mois, cependant ces durées sont arbitraires »[2]. Une douleur peut également être dite chronique si « [elle] excède au-delà de la période normale de guérison »[3].

Traitement

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Le traitement de la douleur dépend de l'intensité et de son origine, le traitement définitif étant le traitement de la cause, lorsque cela est possible. Il peut faire appel à un réconfort, au fait de détourner l'attention, au fait d'expliquer ce qui se passe (diminuer l'anxiété) ; cela est particulièrement flagrant avec : les enfants, à une position d'attente (installation du patient dans une position qui minimise la douleur ; le patient adopte en général instinctivement cette position), au froid ou au chaud (suivant le type de douleur mécanique ou inflammatoire, et appliqué localement et avec modération, il calme la douleur), à la kinésithérapie (massage, physiothérapie), à la psychothérapie, à l'hypnose, à des anti-inflammatoires, à des antalgiques et, dans certains cas, l'antalgie interventionnelle est utilisée[4]. Des adaptations dans l'hygiène de vie quotidienne (alimentation, gestion de l'effort physique) peuvent également contribuer à atténuer les symptômes.

Impacts sur la qualité de vie

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Selon une étude (2022), en matière de sécurité routière, en moyenne les conducteurs étudiés souffrant de douleurs chroniques ne perçoivent les dangers aussi bien que les autres, ne font pas plus d'erreurs de conduite et ne montrent pas plus de distraction involontaire[5]. Ils déclarent cependant faire plus de lapsus dans leur comportement de conduite, et devoir faire plus d'efforts pour bien conduire[5]. En moyenne, ils peuvent gérer leur conduite avec le même niveau de sécurité que les autres, malgré les défis créés par la douleur.
Par contre le risque augmente chez ceux qui ont des niveaux de douleur chronique particulièrement élevés. Ces derniers disent notamment ressentir plus de difficultés quand ils doivent conduire plus d'une heure (57,8 % contre 2,3 % pour le groupe témoin « sain ») et sur routes cahoteuses (30 % et 0 %). Certains disent avoir plus de mal à conduire dans les embouteillages, à faire marche arrière ou à freiner brusquement[5]. Certains antidouleurs peuvent en outre induire une somnolence et sont contre-indiqués pour les conducteurs. Des chercheurs invitent à rechercher des stratégies de gestion de la douleur améliorant la sécurité routière[5].

Une revue systématique et une méta-analyse récente (2025), basée sur 18 études et 1 239 participants, indiquent une diminution significative de l'empathie cognitive chez les personnes en souffrance chronique (comparées à des témoins en bonne santé), alors que l’empathie affective ne présente pas de différence globale notable (hormis pour quelques sous-composantes qui montraient des effets modérés à forts, suggérant une complexité plus grande que ne le laissent entendre les résultats globaux). Ceci confirme l’importance d’approches thérapeutiques ciblées, tout en invitant à faire recherches complémentaires sur les facteurs modérateurs[6].

Notes et références

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  1. « Douleur : Un symptôme fréquent, parfois vécue comme une fatalité », sur inserm.fr, (consulté le ).
  2. Dennis C. Turk & Akiko Okifuji 2001, p. 1629. « The two most commonly used chronogical markers used to denote chronic pain have been 3 months and 6 months since the initiation of pain; however, these distinctions are arbitrary. »
  3. Dennis C. Turk & Akiko Okifuji 2001, p. 1629. « pain that extends beyond the expected period of healing. »
  4. « Douleur · Inserm, La science pour la santé », sur Inserm (consulté le )
  5. 1 2 3 4 (en) Atiyeh Vaezipour, Mark S. Horswill, Nicole E. Andrews et Venerina Johnston, « How distracting is chronic pain? The impact of chronic pain on driving behaviour and hazard perception », Accident Analysis & Prevention, vol. 178, , p. 106856 (ISSN 0001-4575, DOI 10.1016/j.aap.2022.106856, lire en ligne, consulté le ).
  6. (en) Elizabeth Pizarro-Campagna, Amy Caruana, Seaton Charlesworth et Rose Ferguson, « A Systematic Review and Meta-Analysis of Cognitive and Affective Empathy Ability in Adults with Chronic Pain Relative to Healthy Controls », CrossRef, (ISSN 2998-8748 et 2998-8756, DOI 10.1097/PSY.0000000000001393, lire en ligne, consulté le ).

Voir aussi

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Bibliographie

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Articles connexes

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Liens externes

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