Droits LGBT en Biélorussie

Les droits des personnes LGBTQ en Biélorussie ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population.

Droits LGBT en Biélorussie
Image illustrative de l'article Droits LGBT en Biélorussie
Délégation biélorusse à l'EuroPride Stockholm 2018
Légalité des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe  depuis 1994
Sanction  Non
Protection contre les discriminations  Non
Service militaire  Non
Partenariat  Non
Mariage  Interdiction constitutionnelle depuis 1994
Adoption  Non

Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe

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Localisation de la Biélorussie.

La Biélorussie a décriminalisé les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe en 1994.

Service militaire

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Les LGBTQ sont bannis du service militaire.

Reconnaissance des couples de même sexe

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Il n'y a pas de reconnaissance légale des couples de même sexe .

Lois contre la discrimination

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Il n'existe pas de loi contre la discrimination en raison de son orientation sexuelle.

Conditions de vie

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Photo d'une manifestation pour les droits LGBT organisée à Genève, en Suisse, le 16 février 2009, devant les Nations Unies.

L'homosexualité reste taboue.

En , une dizaine de personnes tente d'organiser une « gay pride slave », interdite par les autorités. Au cours de la manifestation, la police procède à des arrestations et les activistes ont été condamnés à des amendes[1].

La première manifestation de revendication homosexuelle autorisée eut lieu le jour de la Saint-Valentin de l'année 2011. Contrôlée par sept policiers en civil, elle a réuni une dizaine de manifestants de l'Idaho (Journée mondiale de lutte contre l'homophobie)[2].

Quelques jours plus tard, le président Alexandre Loukachenko déclara ne pas aimer « les pédés » et affirma avoir dit « les yeux dans les yeux » à Guido Westerwelle, ministre allemand des Affaires étrangères ouvertement homosexuel, qu'il lui fallait « mener une vie normale »[3].

En 2013, une série de raids policiers ciblent des militants gays, dont Sergueï Androsenko président de l'association GayBelarus[4].

Loi contre la « propagande LGBT »

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Tout comme la Russie en 2013 avec la loi fédérale no 135-ФЗ, le procureur général Andreï Schwed (be) annonce en que le gouvernement travaille sur une loi visant à punir la « promotion des relations non traditionnelles »[5]. Le ministre de la Culture classifie les représentations de relations non hétérosexuelles comme pornographiques[6].

32 personnes militant pour les droits LGBT sont arrêtées et battues à la fin de l'année 2024[7].

En , la chambre haute du parlement approuve la loi proposé par le gouvernement en 2024[8]. Des experts de l'ONU critiquent la loi, estimant qu'elle va augmenter les discriminations etla répression des droits des personnes LGBT[9].

Le , le président Alexander Lukashenko signe la loi[10].

Notes et références

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  1. « "Gay pride"/Biélorussie : interpellations », Le Figaro, (lire en ligne)
  2. Biélorussie: une première manif gay pour la Saint-Valentin par Alexis Puzyrev sur tetu.fr du 15 février 2011
  3. « Loukachenko, président du Bélarus et ouvertement homophobe », Le Monde, (lire en ligne)
  4. « Raids en série contre les militants gay biélorusses », 360°, (lire en ligne)
  5. « La Biélorussie envisage une loi contre la "propagande LGBT"-Belta », Challenges, (lire en ligne).
  6. (en) Maria Yeryoma, « Belarus Weekly: Belarus classifies depiction of LGBTQ+ relationships as 'pornography' », The Kyiv Independent, (lire en ligne).
  7. (en) Yuras Karmanau, « Belarus seeks to copy neighboring Russia’s repressive LGBTQ+ policies, activists say », Associated Press, (lire en ligne)
  8. (en) « Belarus parliament approves new law targeting ‘LGBTQ+ expression’ », Pink News, (lire en ligne)
  9. « Biélorussie : des experts de l’ONU condamnent une nouvelle loi visant notamment les LGBT + », RTBF, (lire en ligne)
  10. (en) Siân Thompson, « Belarus groups LGBTQ+ people with ‘paedophiles’ with new anti-propaganda law », PinkNews, (lire en ligne)