Droits LGBT en Turquie

droit turc applicable aux personnes LGBT

Les droits des personnes LGBTQ en Turquie ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population. L'homosexualité n'est pas illégale dans la république turque, mais elle reste un sujet tabou dans le discours public dans une société très majoritairement religieuse, musulmane[1]. En 2026, la Turquie déclenche simultanément à travers le pays plus d'une centaine de procédures judiciaires contre des entreprises et associations liées à la communauté LGBT, en utilisant la législation relative au crime organisé ; le nom donné à cette opération pour les médias turcs est « Ma famille en sécurité »[2].

Droits LGBT en Turquie
Image illustrative de l'article Droits LGBT en Turquie
Marche des fiertés à Istanbul en 2011.
Légalité des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe  depuis 1858
Sanction  Non
Protection contre les discriminations  Non
Identité de genre  depuis 1988
Service militaire  Non
Don de sang  Non
Interdiction des thérapies de conversion  légale
Partenariat  Non
Mariage  Non
Adoption  Non

Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe

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Les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe ne constituent pas un crime en Turquie. La majorité sexuelle pour les hétérosexuels comme pour les personnes de même sexe est de 18 ans. Le code criminel contient aussi de vagues interdictions contre « l'exhibitionnisme en public » et les « outrages à la morale publique » qui sont utilisées pour harceler les personnes gay et transgenres.

Loi militaire

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En Turquie, le service militaire obligatoire s'applique à tous les citoyens de sexe masculin entre 18 et 41 ans. Cependant, l'armée turque discrimine ouvertement les homosexuels et les bisexuels en leur interdisant de servir dans l'armée. Par ailleurs, la Turquie -en violation de ses obligations envers la Convention européenne des droits de l'homme ne reconnaît pas l'objection de conscience au service militaire[3]. Des objecteurs se déclarent donc « malades » et doivent d'après Human Rights Watch subir des examens humiliants pour « prouver » leur homosexualité[4].

Protection contre les discriminations

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Il n'existe aucune loi pour protéger les personnes LGBT des discriminations à l'embauche, à l'éducation, au logement, aux soins, aux services publics ou au crédit.

Reconnaissance des couples de même sexe

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La Turquie ne reconnaît pas le mariage entre personnes de même sexe, l'union civile ou les partenariats domestiques.

Adoption

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Le conseil d'état turc a décidé que les couples de même sexe ne pouvaient pas avoir la garde d'enfants, mais ce n'est pas inscrit dans la loi.

Culture

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L'article 428 interdit les livres, les chansons, la littérature et toute production « obscènes » et « indécents »[5]. La pride est interdite depuis 2015[2]

Crime d'honneur

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Il faut aussi ajouter que la culture de crime d'honneur a encore cours dans certaines familles turques, assassinant des membres (souvent de sexe féminin) dont le comportement est jugé immoral. La mort d'Ahmet Yildiz, 26 ans, est le premier exemple connu de victime gay de crime d'honneur[6]. La police et la justice répugnent à enquêter sur la violence et les meurtres commis dans de telles circonstances.

Voir aussi

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Articles connexes

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Notes et références

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  1. (en) « Turkey restricts viewing of 'Brokeback' », sur washblade.com, Washington Blade, (consulté le ).
  2. 1 2 Anne Andlauer, « En Turquie, la répression des LGBT franchit un nouveau cap », Le Temps, (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  3. « TURKEY : Conscientious objector Mehmet Bal beaten in prison », sur War Resisters' International (consulté le ).
  4. (en) « Turkey : Homophobic Violence Points to Rights Crisis », sur Human Rights Watch, (consulté le ).
  5. Interpol, Child pornography: Article 428 of the Turkish Criminal Code, Legislation of INTERPOL member states on sexual offences against children, 2008-08-20.
  6. Nicholas Birch, Was Ahmet Yildiz the victim of Turkey's first gay honour killing?, Independent, 2008-07-19.