Droits LGBT en Égypte
Les droits des personnes LGBTQ en Égypte ne sont pas les mêmes que ceux du reste de la population.
| Droits LGBT | |
| Légalité des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe | Légale de jure, illégale de facto |
|---|---|
| Sanction | Officiellement pas sanctionné |
| Protection contre les discriminations | |
| Identité de genre | |
| Service militaire | |
| Don de sang | |
| Interdiction des thérapies de conversion | |
| Partenariat | |
| Mariage | |
| Adoption | |
| modifier |
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Lois sur les pratiques sexuelles entre personnes de même sexe
modifierLes pratiques sexuelles entre personnes de même sexe sont légales de droit en Égypte mais les personnes LGBT sont persécutées dans les faits sous l'accusation de « débauche »[1]. Outre la surveillance des lieux de rencontre, virtuels ou physiques, la police égyptienne tend des pièges afin de trouver des homosexuels à arrêter : en , un informateur de la police prenant le pseudonyme Mishmisha (« abricot ») invite sept hommes à ce qu'il présente comme sa soirée d'anniversaire à Gizeh[2]. Une fois ses invités arrivés, il quitte l'appartement, et ce sont une douzaine de policiers qui reviennent à sa place, frappent les invités, les arrêtent pour six semaines, puis les relâchent avant que ceux-ci soit condamnés par la justice à six nouveaux mois de prison. Ce mode opératoire se retrouve à nouveau en , où Mishmisha piège 12 hommes, les amenant à passer trois ans en prison.
L'application de rencontre Grindr annonce l'existence de faux profils créés dans le but d'arrêter les personnes homosexuelles. Sur la période 2001 à 2011, au moins 46 hommes égyptiens sont arrêtés à cause de faux profils créés sur des sites de rencontre.
Références
modifier- ↑ Claude Guibal, « Traumatisée par son arrestation, la militante lesbienne égyptienne Sara Hegazy se suicide », sur France Inter, (consulté le ).
- ↑ (en) Brian Whitaker, « In search of a rainbow », dans Unspeakable love: gay & lesbian life in the Middle East, new edition, (ISBN 978-0-86356-483-3)