Droits LGBT sous le socialisme

Ensemble de droit applicable au personnes homosexuelles sous un régime socialiste

Les droits des LGBT dans les pays se réclamant du communisme ont évolué de manière radicale au cours de l'histoire. Au XXe siècle, les États (la plupart marxiste-léninistes) et les partis marxistes ont adopté des principes divergents en matière de droits des LGBT, certains faisant partie des premiers partis politiques à avoir soutenu les droits des LGBT, tandis que d'autres ont adopté une politique inverse.

Droits LGBT sous le socialisme
Image illustrative de l'article Droits LGBT sous le socialisme
Actuels pays socialistes. Notons que trois de ces pays ne possèdent aucune protection contre les discriminations et peuvent parfois présenter, de la part du gouvernement ou du public, des discriminations (comme le Laos ou le Viêt Nam), voire des persécutions qui peuvent aller jusqu’à l’exécution en public
Légalité des pratiques sexuelles entre personnes de même sexe
  •  Oui actuellement pour les pays socialistes restants
Protection contre les discriminations
Identité de genre
Service militaire
Partenariat
Mariage
Adoption

Positions théoriques avant la création des Etats socialistes

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Les dirigeants et les intellectuels communistes ont adopté de nombreuses positions sur les questions relatives aux droits des LGBT. Karl Marx et Friedrich Engels ont très peu parlé du sujet dans leurs travaux publiés. Marx en particulier a rarement commenté la sexualité en général. Norman Markowitz, professeur d'histoire à l'université Rutgers, écrit:

« Ici, pour être franc, on trouve chez Marx un refus de s'occuper du sujet, et chez Engels, une franche hostilité envers les personnes[1]. »

En privé, Engels aurait critiqué l'homosexualité masculine et l'aurait relié à la pédérastie grecque antique (original allemand Knabenliebe, signifiant "boylove" ou pédérastie)[2],[3].

August Bebel, militant socialiste et marxiste ayant publiquement été en faveur des homosexuels lors de la lutte contre l'article 175 du code pénal allemand.

L'Encyclopédie de l'homosexualité, traitant des opinions de Karl Marx et Friedrich Engels concernant l'homosexualité, explique qu'

« Il ne fait guère de doute que, Marx et Engels étaient personnellement homophobes, comme le montre un échange de lettre acerbe de 1869 sur Jean-Baptiste von Schweitzer, un rival socialiste allemand. Schweitzer avait été arrêté dans un parc pour des raisons de morale et Marx et Engels ont refusé de se joindre à un comité qui le défendait. »

Tandis que, August Bebel (1840-1913), un socialiste, fondateur et dirigeant du Parti social-démocrate d'Allemagne (SPD) et proche de Karl Marx, a été quant à lui la première figure politique au monde à avoir pris la parole dans un Parlement en faveur des homosexuels[4],[5],[6]. Il est également l'auteur de La Femme et le Socialisme.

Décisions politiques des partis communistes

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République de Weimar

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Au cours de la République de Weimar, le Parti communiste allemand s'est associé aux sociaux-démocrates pour soutenir les efforts de légalisation des relations homosexuelles privées entre adultes consentants[7],[8].

Lorsque l'Union soviétique est instaurée, le Parti communiste abolit en 1917 toutes les lois oppressives tsaristes relatives à la sexualité. En 1917, le gouvernement soviétique décriminalise l'homosexualité. Le code pénal soviétique adopté dans les années 1920 ne criminalise pas la sexualité non commerciale entre adultes consentants en privé[9].

Cependant, en dehors des RSS de Russie et d'Ukraine, l'homosexualité reste une infraction pénale dans certaines républiques soviétiques dans les années 1920. La politique soviétique officielle en matière d'homosexualité dans les années 1920 fluctue. Il y a une hésitation en la tolérance légale et sociale des homosexuels et de l'homosexualité et des tentatives de l'État de classer l'homosexualité comme troubles psychiques.

En 1933, Joseph Staline ajoute l'article 121 à l'ensemble du code pénal de l'Union soviétique, qui fait de l'homosexualité masculine un crime punissable d'une peine pouvant aller jusqu'à cinq ans de prison avec travaux forcés. La raison précise de l’article 121 fait l'objet d'une controverse parmi les historiens. Les quelques déclarations officielles du gouvernement à propos de la loi ont tendance à confondre homosexualité et pédophilie et sont liées à la conviction que l'homosexualité n'était pratiquée que par les fascistes ou l'aristocratie. La loi perdure jusqu'en 1993[10],[11].

République de Cuba

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Les droits des personnes LGBTQ de même sexe à Cuba sont presque les mêmes que ceux du reste de la population.

Cuba fait partie des 66 États ayant signé la résolution sur l'orientation sexuelle et identité de genre des Nations unies.

Depuis le référendum cubain de 2022, le mariage entre personnes de même sexe, l'adoption homoparentale et la gestation pour autrui sans fins lucratives sont désormais légaux.

Références

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  1. ↑ Markowitz, « The Communist movement and gay rights: The hidden history » [archive du ], politicalaffairs.net, sur politicalaffairs.net via Internet Archive, (consulté le ).
  2. ↑ Igor Kon, The Sexual Revolution in Russia : From the Age of the Czars to Today, Simon and Schuster, , p. 52–53.
  3. ↑ Friedrich Engels, « Letters: Marx–Engels Correspondence 1869 » [archive du ], anu.edu.au, sur marxists.anu.edu.au via Internet Archive, .
  4. ↑ « On Homosexuality and the Penal Code », sur www.marxists.org (consulté le )
  5. ↑ Reconstruction Communiste, « LGBTI+ et communisme, la longue histoire », sur Reconstruction Communiste, (consulté le )
  6. ↑ (en-GB) « Richard Linsert and the first sexual liberation movement », sur Socialist Worker (consulté le )
  7. ↑ (en) Colin Storer, A Short History of the Weimar Republic, London, England/New York, illustrated, , 239 p. (ISBN 978-1-78076-176-3, lire en ligne), p. 156.
  8. ↑ James D. Steakley, Gay Men and the Sexual History of the Political Left, Volume 29, Issues 2–3, Psychology Press, , 408 p. (ISBN 978-1-56024-724-1, lire en ligne), p. 197.
  9. ↑ Hazard, John N. Unité et diversité en droit socialiste .
  10. ↑ Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, « Russia: Update to RUS13194 of 16 February 1993 on the treatment of homosexuals », Refworld (consulté le )
  11. ↑ « Anne Buetikofer — Homosexuality in the Soviet Union and in today's Russia », Savanne.ch, (consulté le ).

Voir aussi

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Articles connexes

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Articles

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Bibliographie

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