Earl Manigault
Earl « The Goat » Manigault, né le à New York et mort le dans la même ville, est un joueur de basket-ball américain, évoluant plus précisément en streetball.
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Kenny Manigault (en) (neveu) |
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Surnommé « The Goat » — plusieurs théories étant à l'origine de celui-ci — il est considéré comme l'un des meilleurs joueurs n'ayant pas évolué en National Basketball Association (NBA).
malgré sa petite taille (1,85 m environ) pour un basketteur, il comble ces manques par une volonté et une détente exceptionnelle. Véritable star du basket de rue, il fait l'objet de nombreuses légendes, comme le « double dunk » ou sa capacité à récupérer des pièces de monnaie sur le haut de la planche, il manie le ballon avec brio et réalise des mouvements encore jamais vus sur les playgrounds New-Yorkais.
Addicte à l'héroïne, qui lui vaut suspension et passages en prison, il travaille avec les enfants pour leur éviter éviter les mêmes erreurs qu'il a commises.
Atteint de problèmes cardiaques, Earl « The Goat » Manigault meurt en à 53 ans.
Biographie
modifierEnfance et carrière
modifierEarl Manigault est né à Charleston en Caroline du Sud et fut élevé à Harlem dans l’état de New York. Il grandit en jouant et pratiquant constamment du basket-ball. Avec une moyenne par match de 24 points et 11 rebonds, lorsque Manigault commençe au lycée Benjamin Franklin, il est un acteur dynamique du basket-ball dans la ligue sportive scolaire publique. Dans les années 1950, il bat le record de la NYC junior high school en scorant 57 points lors d'un match. En fréquentant le lycée, la vie de Manigault prend un tournant fatidique quand il commence à s'associer aux groupes qui mèneraient finalement à son expulsion. Il commence à prendre de la drogue et à rater les cours. Il est une star de son équipe lycéenne et semble être destiné àrejoindre la NBA. Manigault est exclu de son lycée à cause d'une trop grande consommation de marijuana. Il finit ses années lycée dans une académie privée, l'institut Laurinburg, en Caroline du Nord. En un an chez eux, il affiche une moyenne de 31 points et 13 rebonds par match.
Il s'inscrit à l'université Johnson-C.-Smith mais la quitte après un semestre dû à ses problèmes constant avec l'école et à ses conflits continus avec l'entraîneur.
Son surnom « GOAT » a plusieurs origines. Dans un article pour le New York Times, Earl déclare qu'il a eu le surnom parce qu'un professeur du collège continuait à prononcer son nom Mani-Goat. D'autres théories indiquent qu'à l'époque où Manigault est au lycée, Il était connu comme « The Goat » en raison de son attitude tranquille. Une autre théorie indique que le surnom commence par la confusion avec le nom de Manigault. Les gens pensant que Manigault s'appele Earl Nanny Goat, il devient « The Goat ». Cependant, la croyance la plus populaire est qu'il est appelé « The Goat » comme l'acronyme de « Greatest Of All Time ». Bien que l'origine de son surnom ne soit pas claire, Greatest of All Time est l'idée qui a perduré. Le « Happy Warrior Playground », site où règne Manigault, sur Amsterdam à l'ouest de la 99e rue à Manhattan est plus communément appelé Goat Park ».
Manigault est particulièrement connu pour ses capacités à aériennes sur un terrain de basket-ball. Un geste signature, le « double dunk », qui participe grandement à sa légende, est un mythe non fondé. Selon celui-ci, il pouvait attraper la balle avec sa main gauche, la passer à sa main droite, la ramener en haut du panier et l'enfoncer à nouveau, le tout en l'air sur un seul saut, et sans s'accrocher au cerceau du panier. Cependant il s'agit d'une histoire répétée, mais non confirmée. Manigault réfute lui-même dans une interview à CNN disponible sur YouTube, qualifiant les rapports de cet exploit d'ordure et déclarant que même « The Goat » ne peut pas faire cela. Comme d'autres basketteurs de rue de l'époque comme Jackie Jackson (en), Earl aurait été capable de toucher le haut du panneau pour récupérer des pièces de 25 cents et des billets de dollars, qui faisaient partie des « innovations et astuces élaborées » des joueurs de rue d'élite de l'époque, exécutées avant les matchs pour aider à bâtir leur réputation. Encore une fois, cela n'a jamais été confirmé. Il est réfuté dans le livre de Todd Gallagher Andy Roddick Beat Me With a Frying Pan. Le livre consacre un chapitre entier à ce mythe, concluant qu'il n'a jamais été réalisé par Manigault ni personne d'autre, y compris des vedettes de la NBA. Gallagher écrit « Earl « The Goat » Manigault est largement considéré comme l'un des plus grands joueurs de basket-ball de tous les temps. Bien qu'il n'a jamais joué dans la NBA et seulement brièvement joué à l'université, la légende de Manigault s'est répandue dans le monde entier et a mené à la glorification de sa pièce dans des magazines, des livres et même dans un film mettant en vedette Don Cheadle intitulé Rebound: The Legend of Earl "The Goat" Manigault. Il y a plusieurs récits au sujet des prouesses de Manigault, mais l'histoire centrale qui a propulsé sa légende est qu'il avait une capacité extraordinaire à sauter. Ce qui rend cela encore plus étonnant, c'est que Manigault faisait, selon la personne à qui l'on s'adresse, entre 1 mètre 80 et 1 mètre 85. Considérant que le haut de la planche arrière est à 3 mètres 96 et que l'homme moyen de 1 mètre 83 ne peut toucher qu'environ 2 mètres 43 de haut, Manigault aurait dû sauter d'au moins 1 mètre 53 pour s'en approcher ». Il expliquait son immense détente au fait qu'il portait des poids à la cheville pendant l'entraînement. Une fois, il a dunké à deux mains pendant un match sur deux joueurs beaucoup plus grands que lui. Une fois, il a dunké 36 fois de suite pour gagner un pari de 60 $.
Mais pour prouver que le dunk n'était pas sa seule compétence, il pratiquait des centaines de tirs à longue distance chaque jour, ce qui faisait de lui un tireur mortel à longue portée. Manigault a joué avec quelques-uns des meilleurs joueurs de son époque, comme Earl Monroe, Connie Hawkins et Kareem Abdul-Jabbar. Quand Abdul-Jabbar a terminé sa carrière avec les Lakers de Los Angeles et que son numéro s'est vu retiré au Forum d'Inglewood, on lui a demandé qui était le plus grand joueur avec ou contre qui il avait joué et il a répondu en disant Manigault.
Earl Manigault est en vedette du film documentaire Doin'it in the Park, sorti en 2012, sur le basket-ball de rue à New York.
Années suivantes
modifierManigault est retourné à Harlem et a développé une dépendance à l'héroïne. Il a purgé seize mois de prison en 1969 et 1970 pour possession de drogue. Pendant son incarcération, Manigault a été un sujet du livre de Pete Axthelm The City Game, qui a été porté à l'attention du propriétaire des Stars de l'Utah, Bill Daniels.
Après sa libération en 1970 à l'âge de 25 ans, il a été suspendu et vit dans le centre-ville de Manhattan, dans et près des projets connus sous le nom de Frederick Douglass Houses, souvent avec des amis proches qui appréciaient son humour et son amitié-amis comme Sleepy Thomas, L. Byrd et tant d'autres. Plus tard, il fait un essai avec les Stars de l'Utah de la American Basketball Association, mais il n'est pas retenu et n'a jamais joué professionnellement. Après avoir esquivé une offre des Harlem Globetrotters, Manigault lance le Goat Tournament, un tournoi estival qui mettra en vedette des vedettes de la NBA comme Bernard King et Mario Elie. Malgré tout, son habitude de consommer de la drogue réapparut et il purgea une autre peine de deux ans, de 1977 à 1979, pour tentative de vol ratée afin d'acheter de l'héroïne. Après cette peine d'emprisonnement dans le centre de détention Bronx House et Sing Sing, Manigault arrête l'héroïne et s'installe à Charleston avec ses deux plus jeunes fils, loin de New York et de la tentation de la drogue. En 1980, Manigault revient à New York et relance le Goat Tournament. Jamais marié, il créé le tournoi Walk Away From Drugs pour les enfants de Harlem afin d'éviter qu'ils ne fassent les mêmes erreurs qu'il a commises. Une grande partie de ses dernières années sont consacrées à travailler avec les enfants sur le terrains[1]. Il devient conseiller et entraîneur au East Harlem's La Guardia Memorial House, où il travaille pour le Supportive Children's Advocacy Network de New York.
Manigault gagne sa vie en peignant des maisons, en tondant des pelouses et en travaillant pour le service des loisirs local. Vers la fin des années 1980, cependant, il est presque démuni, est devenu fragile et souffre de graves problèmes cardiaques dus à une très forte consommation de drogue dans ses jeunes années. En , il doit subir deux opérations cardiaques. Manigault est cité dans l'article du New York Times A Fallen King Revisits His Realm comme disant « Pour chaque Michael Jordan, il y a un Earl Manigault. On n'y arrivera pas tous. Quelqu'un doit tomber. J'étais le bon. ».
Il meurt en à 53 ans[2] en laissant derrière lui ce surnom : The Goat qui veut dire The Greatest Of All Time sous-entendu le meilleur joueur de tous les temps, ainsi qu'un tournoi célèbre dans son Bronx natal connu sous le nom de Rucker Park.
Un film raconte son histoire : L'Étoile du Bronx (Rebound en VO) avec Don Cheadle dans le rôle de Earl Manigault.
Notes et références
modifier- (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Earl Manigault » (voir la liste des auteurs).
- ↑ (en) Shane Garry Acedera, « "Earl was overrated" – Kareem Abdul-Jabbar explains why the legendary New Yorker Earl 'The Goat' Manigault wouldn't make it in the NBA », sur basketballnetwork.net, .
- ↑ (en) Vincent M. Mallozzi, « Earl Manigault, 53, New York City Basketball Legend, Dies (Published 1998) », The New York Times, (lire en ligne [archive du ], consulté le )
Liens externes
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