Edith Ainge
Edith M. Ainge (1873–1948) est une suffragette américaine membre du groupe militant Silent Sentinels. Ainge rejoint le National Woman's Party (NWP), dirigé par Alice Paul, pour obtenir le droit de vote des femmes aux États-Unis. Celui-ci est voté avec la ratification du 19e amendement en 1920. Ainge est arrêtée environ cinq fois entre septembre 1917 et janvier 1919 pour « attroupement illégal » (entrave à la circulation) lors de manifestations du NWP. Elle occupe ensuite le poste de trésorière du NWP.
Biographie
modifierEnfance
modifierLe suffrage à New York
modifierAinge travaille pour le National Woman's Party (NWP) dans l'État de New York en 1915[2]. Elle prend la tête de la participation à l'événement The Torch of Liberty (une réplique miniature de la torche de la statue de la Liberté). À cette occasion, des suffragettes de New York, du New Jersey et de Pennsylvanie organisent des événements pour sensibiliser à la cause du droit de vote des femmes, et pour collecter des fonds pour le mouvement suffragiste et pour les rassemblements politiques[3].
Nuit de la terreur
modifierAprès son action pour le suffrage féminin dans l'État de New York, Ainge s'installe à New York pour militer en faveur du droit de vote des femmes au niveau national. Le , les suffragistes Edith Ainge et Eleanor Calnan, qui ouvrent la marche[4], sont arrêtées avec trente-trois personnes des Silent Sentinels, après s'être rassemblées pour protester devant la Maison-Blanche à Washington D.C.[5],[6]. La manifestation, pacifique, rassemble 68 suffragettes qui réclament l'adoption du 19e amendement. Ainge et Calnan portent une pancarte où l'on peut lire : « Combien de temps encore les femmes devront-elles être privées de leur voix dans un gouvernement qui enrôle leurs fils ? »[7]. Elles sont arrêtées par la police. Ainge et d'autres suffragettes sont condamnées à 60 jours de prison à la maison de correction d'Occoquan à Lorton, en Virginie, pour entrave à la circulation, qualifiée d'« attroupement illégal ». Elle est placée en isolement cellulaire. Beaucoup de celles qui ont été arrêtées sont torturées, et l'événement est nommé la « Nuit de la Terreur »[8],[4].
Lafayette Square, 1918
modifierAinge est de nouveau arrêtée pour avoir manifesté à Lafayette Square où l'effigie du président Wilson est brûlée le [4].
Lafayette Square, 1919
modifierLors des manifestations « Watch Fire » à Lafayette Square, des membres du NWP brûlent des urnes contenant des exemplaires des discours du président Woodrow Wilson[9]. Ainge est la première à allumer la sienne[10]. Les manifestantes, dont Ainge, sont de nouveau arrêtées puis relâchées. Les feux durent plusieurs jours sans discontinuer pour maintenir la pression pour le vote du 19e amendement. Ainge est arrêtée cinq fois jusqu'à l'adoption du texte[11],[12].
Edith Ainge meurt le . Elle figure parmi les suffragistes célébrées à Turning Point Suffragist Memorial.
Références
modifier- ↑ (en-US) « Making Women's History : Chautauqua County and The Suffrage Mouvement circa 1880-1920 » [PDF], sur Mcclurg Museum (consulté le ), p. 20
- ↑ (en-US) « Bicentennial Biographies No. 51 – 55 | Chautauqua County Historical Society » [archive du ], mcclurgmuseum.org (consulté le )
- ↑ (en-US) « Publicity for Woman Suffrage », sur njwomenshistory.org (consulté le )
- 1 2 3 (en-US) « Edith Ainge | Turning Point Suffragist Memorial », suffragistmemorial.org (consulté le )
- ↑ (en-US) « Miss Edith Ainge, of Jamestown, New York, the first delegate to the convention of the National Woman's Party to arrive at Woman's Party headquarters in Washington », The Library of Congress, (lire en ligne [image], consulté le )
- ↑ (en-US) Terrence Mac Ardle, « 'Night of terror' : The suffragists who were beaten and tortured for seeking the vote »
, sur The Washington Post, (consulté le ) - ↑ Cooney 2005, p. 354.
- ↑ (en-US) « 7: Miss Edith Ainge, of Jamestown, New York », Our Compass, (lire en ligne [image], consulté le )
- ↑ (en-US) la rédaction, « Suffragists Stage First "Watch Fire" Demonstration in Front of White House », Today in Civil Liberties History, (lire en ligne, consulté le )
- ↑ (en-US) « Detailed Chronology National Woman's Party History », sur American Memory (consulté le )
- ↑ (en-US) « Timeline – Making Women's History » [archive du ], sunyjcc.edu (consulté le )
- ↑ (en) Lucy Delap, Maria DiCenzo et Leila Ryan, Feminism and the Periodical Press, 1900-1918, Taylor & Francis, (ISBN 9780415320283, lire en ligne)
Bibliographie
modifier- (en-US) Robert Cooney, Winning the vote : the triumph of the American woman suffrage movement, Santa Cruz, CA, American Graphic Press, , 479 p. (ISBN 978-0-9770095-0-3, lire en ligne), p. 354, 403.
. - (en-US) Inez Haynes Irwin, Cornell University Library, The story of the Woman's Party, New York, Harcourt, Brace, (lire en ligne).
- (en-US) Doris Stevens, Jailed for Freedom, New York, Boni and Liveright, (lire en ligne), p. 181, 222.
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