Edmond Thieffry

aviateur belge

Edmond Thieffry, né le Etterbeek et mort le dans la plaine de Baraka près d'Uvira au Congo belge, est un aviateur belge de la Première Guerre mondiale et un as belge, avec dix victoires homologuées entre mars et .

Edmond Thieffry
Edmond Thieffry vers 1920.
Biographie
Naissance
Décès
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Grade militaire
Conflit
Distinctions

En 1925, il réalise l'exploit de relier Bruxelles (Haren) à Léopoldville, parcourant environ 8 200 kilomètres et survolant deux continents ainsi que des territoires encore inexplorés.

Biographie

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Jeunesse

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Edmond François Émile Octave Thieffry naît à Etterbeek [1],[2]. Il est le fils d'Octave Thieffry et de Reine Warsain[réf. nécessaire].

Il effectue ses études secondaires à Turnhout, en néerlandais[2]. Après celles-ci, il commence des études de droit à l'université catholique de Louvain mais, en 1912, il doit les interrompre car il est enrôlé au 14e régiment jusqu’en [1],[2]. Il obtient son diplôme de docteur en droit juste avant d'être rappelé au sein du 10e régiment en , la Première Guerre mondiale étant sur le point d'éclater[1],[2].

Première Guerre mondiale

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Début de la guerre

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Avec son régiment, il rejoint le fort de Loncin où il est rattaché à l'état-major du général Gérard Leman[2]. Il est fait prisonnier quelques jours plus tard, à Herstal, par les allemands mais il parvient à s'évader en motocyclette vers les Pays-Bas[1],[2]. Il y est arrêté, mais sa connaissance du néerlandais et sa formation juridique lui évite l'internement[2]. Il indique qu'un prisonnier évadé ne peut être assimilé à un combattant en arme[2]. Il rejoint alors Anvers et l'armée belge, au sein du service des estafettes de la 3e division d'armée (en)[2]. La situation évolue et il rejoint le front de l'Yser[1].

Engagement dans l'aviation militaire

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Son rôle d'estafette amène régulièrement Edmond Thieffry sur la plaine d’aviation de Coxyde. Souhaitant plus d'action, il s'engage dans l'aviation militaire en [2]. Quelques mois plus tard, en , reçoit son brevel civil et fin son brevet militaire[1],[2].

Il est affecté, le , à la 3e escadrille, à Coxyde[2]. Il effectue des missions d'observation, de bombardements et de réglage des tirs d'artillerie[1],[2]. Il assiste alors au début de la photographie aérienne, à l’initiative de deux pilotes belges, Jules Jaumotte et Fernand Jacquet[2].

À sa demande, et après un incident impliquant un retour à la base sans avoir largué ses bombes, Edmond Thieffry est transféré dans une unité de chasse. Il quitte Saint-Idesbald pour rejoindre l’École de chasse à Étampes en [2].

L'aviation de chasse

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Il commence son entrainement sur Farman F.40 puis passe sur Nieuport 11[2]. Avec ce dernier, il effectue des acrobaties, ce qui est interdit et lui vaut huit jours de cachot. Il y fait la rencontre d'un autre pilote belge, Willy Coppens[2].

Après sa formation, en , il est muté à l'escadrille de la Comète, soit la 5e escadrille de chasse, à Houtem[1],[2]. Celle-ci déménage à l'aérodrome des Moëres, près de Dunkerque, dès 1917[2].

Survol de Bruxelles

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Dès ses débuts dans l'escadrille, Edmond Thieffry a l'idée de survoler Bruxelles, alors occupée. Le , à bord d'un nouveau Nieuport à l'autonomie prolongée, il largue quatre drapeaux belges sur la capitale. Le premier est déposé sur la cathédrale Saints-Michel-et-Gudule et porte, dans la partie jaune, l'inscription : « Bruxellois, l’armée belge admire votre héroïque résistance à la germanisation. A bientôt. Vive la Belgique, Vive le Roi. Edmond Thieffry »[2].

Il largue un deuxième drapeau sur le collège Saint-Michel et les deux derniers pour ses parents et sa fiancée à Etterbeek[2].

Il revient à la base avec un seul litre de carburant restant. Aucune action displinaire n'est prise si ce n'est une réprimende de Fernand Jacquet, alors commandant du groupe de chasse[2].

Victoires aériennes et as belge

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Le , il remporte sa première victoire aérienne, et quelques jours après, le sa deuxième[1],[2]. Pour ses deux victoires, et son survol de Bruxelles, pourtant interdit, il est cité à l’ordre du jour et décoré de la Croix de guerre le [2].

Le , lendemain de sa deuxième victoire, Edmond Thieffrey est abattu par deux chasseurs allemands. Le moteur de son Nieuport est touché et s'arrête. Il parvient néanmoins à se poser et à revenir au-dessus des lignées alliées. Son avion se brise à l'atterissage, entre les tranchées, mais il s'en sort indemne. « Nullement traumatisé. Il remettra cela dès que possible »[2].

Quelques jours après, il remporte sa troisième () et quatrième victoire (). Lors de ce dernier affrontement, son avion prend feu mais, encore une fois, il parvient aux avant-postes belges. Son avion est détruit lors de l'atterissage et il s'en sort avec quelques égratignures[2].

Edmond Thieffry devient le premier as belge de la guerre et le premier pilote belge à effectuer un doublé, en abattant deux Albatros de la Marine allemande le [2]. Cette réussite lui vaut d'être nommé chevalier de l’Ordre de Léopold II le avec la citation suivante : « Pilote de chasse exceptionnel d’une bravoure peu commune, le 3 juillet, a abattu à deux minutes d’intervalle, ses 5e et 6e avions ennemis »[2].

Désormais sous-lieutenant, et à bord d'un Spad S.VII, il remporte ses victoires suivantes (septième le , huitième le et neuvième le )[2]. C'est durant cette période qu'il manque d'êtra abattu par un avion britannique, un S.E.5. Il en sort indemne en se posant sur une aérodrome allié, suivi du pilote du pilote britannique qui se rend compte de son erreur[2].

Le , il est néanmois abattu par un avion allemand mais se pose, indemne, près des lignes belges, son Spad S étant détruit[2].

Lors de la visite sur le front du Roi Victor-Emmanuel III d’Italie, il reçoit la médaille d'argent de la valeur militaire d'Italie et quelques jours après, est cité aux ordres du jour et nommé chevalier de l’Ordre de Léopold[2]. Après sa dixième victoire aérienne le et pour « services exceptionnels rendus lors de l’offensive des Flandres », l'armée française le décore de la Croix de guerre[2].

Fin de la guerre

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Edmond Thieffry, lors de sa 150e mission, et accompagné d'André De Meulemeester et de Georges Kervyn de Lettenhove, est abattu le au-dessus des lignes ennemies. Il est touché par le tir d'observateur aérien et son réservoir prend feu. Il plonge vers le sol pour échapper à son ennemi et s'écrase sur une crête. Il est capturé par les Allemands et rejoint l'hôpital de Courtrai. Il tente à quatre reprises de s'évader mais échoue. Il termine la guerre interné au fort d'Ingelstadt en Bavière[1],[2]. Il s'évade finalement et rejoint Bruxelles via la Suisse le [2].

Après le conflit, il eut cette boutade à l'adresse de son cher ami Willy Coppens, reconnu officiellement comme étant « l'as des as belges » et comme étant le pilote belge ayant détruit le plus grand nombre d'engins aériens (35 ballons Drachen et 1 seul avion ennemi), et connu pour sa susceptibilité à ce sujet, Thieffry lança à la cantonade : « tu oublies sûrement tous les avions que j'ai cassés lors de mon écolage ! »[réf. nécessaire].

Retour à la vie civile

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Revenu à la vie civile, il prête serment d'avocat devant la Cour d'appel de Bruxelles seulement dix jours après être revenu en Belgique[2]. Il ne s'éloigne cependant jamais du monde de l'aviation, notamment en volant comme officier de réserve[1],[2]. Il participe également à la création d'un monument dédié à l'as français Georges Guynemer dans la commune de Poelcappelle[2].

Première liaison aérienne Bruxelles-Léopoldville

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En 1924, la Sabena, la compagnie aérienne nationale belge, souhaite établir un réseau aérien au Congo. Six Handley Page Type W sont prévus et doivent être expédiés, en caisses, via la compagnie maritime belge, vers la colonie belge. Edmond Thieffry demande alors de disposer d'un des appareils et d'effectuer le trajet via les airs, reliant Bruxelles à la base africaine de Léopoldville. Il est appuyé par de nombreuses personnalités notamment le roi Albert, le général Van Crombrugge (directeur de l’Administration de l’Aéronautique) ainsi qu'Albert Marchal et Georges Nélis, tout deux responsables de la Sabena. Le gouvernement belge se porte assureur de l'avion[2].

Durant la liaison, Edmond Thieffry doit effectuer des observations pour une potentielle liaison aérienne sur l'itinéraire. Il est accompagné de Léopold Roger, pilote qui a signé un contrat de deux ans avec Sabena-Congo et de Jef De Bruycker, mécanicien[2].

Le Princesse Marie-José, nommé en l'honneur de la princesse Marie-José de Belgique, manque d'être accompagné par un équipage français mais ce dernier est contraint à l'abandon après un avion endommagé. Les membres de ce dernier prévoyaient un vol vers le Tchad et Bangui. L'équipage belge peut compter sur des ravitaillements en huile et carburant prévus initialement pour les Français[2].

Le raid s'élance le depuis Evere. L'idée est d'éviter les tempêtes de sable qui sévissent régulièrement entre mars et novembre[2].

Ainsi, avec son équipage, il est le premier aviateur à relier la Belgique au Congo en avion en 1925, au cours d'un périple de 51 jours, du au , et dont 75 heures de vol effectif[3]. Il écrit un livre de son raid : En avion, de Bruxelles au Congo (1926)[3].

Cet exploit a pu être réalisé grâce à l'appui inconditionnel du roi Albert Ier qui a garanti sur sa cassette personnelle la valeur de l'avion à la SABENA en cas de perte. En effet, la Sabena refusait catégoriquement à l'aviateur de tenter cette folle aventure, persuadée que cette tentative se terminerait tragiquement pour l'appareil qui était particulièrement coûteux. L'initiative de ce projet vint de Mr Georges Nélis, grand acteur de l'aviation belge, directeur auprès de la SNETA et de la SABENA et ami personnel de Thieffry[réf. nécessaire].

Fortement opposée à cette tentative dès le départ, la SABENA coopéra néanmoins à l'exploit en mettant à la disposition d'Edmond Thieffry un tout jeune pilote, fort doué, Léopold Roger, qui connaissait parfaitement l'avion Handley Page et un mécanicien hors pair - le meilleur de l'aviation civile -, Joseph (dit Jeff) De Bruycker. Une fois l'exploit réussi, la compagnie d'aviation belge fit tout pour exploiter cette ligne à des fins commerciales mais dut attendre 10 ans, le , pour que la première liaison commerciale soit enfin réalisée (le premier avion, un Fokker F.VII immatriculé OO-AGH, avec comme pilote le commandant Prosper Cocquyt, l'avion était baptisé « Edmond Thieffry », relia Kinshasa en 5 jours)[réf. nécessaire].

Fort de l'appui royal et aiguillonné par les aviateurs français qui prévoyaient également de relier Paris à Brazzaville, Edmond Thieffry, entouré de Léopold Roger et de Jeff de Bruycker, survola sur des milliers de kilomètres des régions jamais parcourues encore par des Occidentaux (désert, forêts équatoriales…). Partant le de Haren (aéroport de Bruxelles en ces temps-là), l'équipage dut s'adapter aux conditions météo déplorables, luttant contre des vents violents contraires soufflant à  ± 150 km/h avec une puissance de moteurs limitée à 1 200 kW (environ 1 610 CV) et une vitesse moyenne de 120 km/h, une véritable prouesse à l'époque. Le Handley Page W8, équipé de trois moteurs, pesait 3 500 kg et comprenait un réservoir supplémentaire de 2 500 litres d'essence spécialement conçu en lieu et place des sièges passagers. Malgré de nombreux problèmes (tempête de sable, perte dans le désert, fissure grave d'une hélice due aux conditions atmosphériques extrêmes,…), l'avion atteignit, au bout de 51 jours de voyage[4] et 75 heures de vol effectif, Léopoldville, créant ainsi un exploit digne des plus grandes réalisations aéronautiques mondiales[réf. nécessaire].

Autres tentatives

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Edmond Thieffry fera deux autres tentatives pour atteindre le Congo. La première le sur un ACAZ C.2, avec Joseph Lang et Philippe Quersin, et n'ira pas beaucoup plus loin que Philippeville. La seconde tentative, le à bord d'un Stampe et Vertongen RSV.22-180, à nouveau avec Philippe Quersin, échouera également, le vol se terminant cette fois dans un marais à Clapier, près de Vauvert - Montpellier (France)[réf. nécessaire].

Décès

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En 1929, Baudouin de Ligne souhaite créer une ligne aérienne commerciale au Congo belge. Edmond Thieffry est choisir comme conseiller technique[3]. Lors d'un vol de reconnaisance à bord d'un Aviméta 92, le , il est pris dans un ouragan qui propulse l'avion au sol et le tue[3]. Il se situait dans la plaine de Baraka près d'Uvira[réf. nécessaire].

Le , tentant de relier en avion les plus importantes villes du Congo (RDC) en route pour Uvira pour le compte du Msgr Prince de Ligne, Edmond Thieffry, le pilote Julien et le mécanicien Gastuche rencontrèrent un ouragan qui, propulsant leur avion Aviméta 92 au sol près de la baie de Burton, tue les 2 pilotes, blessant grièvement le mécanicien[réf. nécessaire].

Laissant une veuve et cinq enfants, Edmond Thieffry fut enterré sur place dans le cimetière de Kibanga à Bukavu (lac Tanganyika, près de la plaine de Baraka) malgré la proposition du roi Albert Ier de rapatrier son corps en Belgique. Il est nommé capitaine à titre posthume. Madame de Lonneux, veuve Thieffry reçu à charge de l'Etat une pension de 24.000 frs par an, réversible sur la tête de ses enfants jusqu'à leur majorité[5][réf. nécessaire].

Hommages

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Statue Edmond Thieffry à Bruxelles

Une souscription publique est lancée à l'initiative du roi Albert Ier pour ériger un monument à sa mémoire. Ce monument surmonté du buste en bronze d'Edmond Thieffry, œuvre du sculpteur César Battaille, est inauguré en à Etterbeek (à proximité du Collège Saint-Michel, avenue Boileau) et son nom est donné à la rue Aviateur Thieffry[6].

La revue Tintin no 866 du (édition belge) a publié sur 4 pages (4 à 7) une petite BD sur « Edmond Thieffry, conquérant du ciel » (Scénario et dessins de Fédor)[réf. nécessaire].

En 1976, lors de la création du métro bruxellois, une station - sur la ligne 5 actuelle - est baptisée Thieffry et est située à quelques dizaines de mètres de la rue Aviateur Thieffry, toujours à Etterbeek[réf. nécessaire].

Le , célébrant le centenaire du survol de Bruxelles et des lâchers de drapeaux, la commune d'Etterbeek a organisé une commémoration en présence du représentant du roi Philippe, des plus hautes autorités militaires et de la commune, de représentants d'anciens combattants et de la famille de l'aviateur. À cette occasion, une plaque commémorative à hauteur du no 68 de la rue du Général Leman fut inaugurée[réf. nécessaire].

Le , en commémoration des fêtes de la fin de la Première Guerre mondiale, et jour de célébration de la naissance de l'aviateur (126 ans), une manifestation eut lieu en présence du représentant du roi Philippe de Belgique, de l'officier représentant le ministre de la Défense, du bourgmestre et des membres de la famille Thieffry sur le plateau du Cinquantenaire, avec plus de 500 personnes (dont une majorité de jeunes écoliers de la commune)[réf. nécessaire].

Vie privée

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Edmond Thieffry, fiancé avant la guerre, épouse sa femme le [2].

Décorations

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Publication

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Après son raid de 1925, Edmond Thieffry écrit un livre : En avion, de Bruxelles au Congo (Bruxelles, 1926)[3].

Références

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  1. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 Biographie nationale de Belgique, p. 693.
  2. 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26 27 28 29 30 31 32 33 34 35 36 37 38 39 40 41 42 43 44 45 46 47 48 Mandl Jourez.
  3. 1 2 3 4 5 Biographie nationale de Belgique, p. 694.
  4. F. Thieffry, « Historique de la première liaison aérienne entre la Belgique et sa colonie », L'Aérophile, nos 13-14, , p. 200 (lire en ligne)
  5. Sénat de Belgique, séance du 2 mai 1929. https://www.senate.be/www/?MIval=/index_senate&MENUID=12410&LANG=fr
  6. « Edmond Thieffry », sur Région de Bruxelles-Capitale, inventaire du patrimoine immobilier (consulté le )
  7. Moniteur belge 16 avril 1925

Voir aussi

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Bibliographie

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Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Liens externes

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  • Evocation de la première liaison aérienne Bruxelles-Kinshasa en 1925, timbre de 1975
  • Interview de Jean-Louis Thieffry, petit-fils d'Edmond Thieffry dans le journal La Vie Etterbeekoise de