Edmond de Favières

librettiste, dramaturge et homme politique français

Edmond de Favières, né le à Paris et mort le à Banthelu, est un librettiste, dramaturge et poète français.

Edmond de Favières
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
BantheluVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Edme Guillaume François de FavièresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Enfant
Alexandre de Favières (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Biographie

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Fils d’un conseiller au Parlement de Paris, Favières a occupé la même charge, de 1775 jusqu’à la suppression de cette institution en 1790. Ayant déjà publié un récit en vers en douze chants intitulé Monfort ou Comme on aimait jadis !, en 1789, il a entamé une carrière de dramaturge et de librettiste, durant la Révolution[1].

Il a fait ses débuts au théâtre avec deux comédies : Le Seigneur supposé, au Théâtre du Palais-Royal et Mauvaise tête et bon cœur, aux Variétés-Amusantes, mais n’a remporté son premier grand succès à la Comédie-Italienne qu’en janvier 1791 avec Paul et Virginie[1].

Contraint par les événements politiques de quitter la capitale, en juin 1792, il se retire dans son château du Plessis-le-Veneur, mais continue de rédiger des livrets pour les théâtres Favart et Feydeau, notamment pour son ami Grétry, dont Lisbeth (1797) et Elisca (1799). Il a également écrit des comédies pour le Théâtre-Français, qui ont connu peu de succès[1].

C’est en tant que librettiste pour l’Opéra-Comique que Favières a donné la pleine mesure de son talent : Aline, reine de Golconde, pour Henri-Montan Berton écris en collaboration avec Jean-Baptiste-Charles Vial, a été représenté 310 fois à l’Opéra-Comique entre 1803 et 1830, et Le Nouveau Seigneur de village, pour Boieldieu en collaboration avec Creuzé de Lesser, plus de 400 fois entre 1813 et 1830[1].

Sous l’Empire, il a été maire de la commune de Banthelu. Un recueil de ses poèmes, paru l’année de sa mort, intitulé Poésies diverses, contient un poème intitulé Le Citoyen paisible, où ils se définit comme « le maire de Banthelu ».

Son fils, Alexandre de Favières (d), également librettiste, a composé l’opéra-comique en un acte le Grand-père, ou Les deux âges, sur une musique de Jadin[2].

Notes et références

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  1. 1 2 3 4 (de) Friedrich Blume, « Favières, Edmond Guillaume François de », dans Friedrich Blume, Ludwig Finscher, Die Musik in Geschichte und Gegenwart : allgemeine Enzyklopädie der Musik, Cassel, Bärenreiter, , 2e éd., 18 vol. illustr. in-4º (ISBN 978-3-47641-009-2, OCLC 34080137, lire en ligne), p. 845.
  2. (de) Doris Kuhles, Journal des Luxus und der Moden: 1786 - 1827 : analytische Bibliographie mit sämtlichen 517 schwarzweißen und 976 farbigen Abbildungen der Originalzeitschrift., Paris, Saur, (ISBN 978-3-59811-594-3, OCLC 314144246, lire en ligne), p. 750.

Liens externes

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